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CHAPITRE XIII

Les départements suivent le mouvement architectural qui a pris naissance à Paris, à l'avènement du second Empire. — Les architectes de province concourent, avec les architectes diocésains, à la restauration des édifices de la période ogivale. — Hôtels de ville des communes suburbaines. — Cathédrales à Moulins, Marseille, Nancy. — Le palais de Longchamps à Marseille. — Construction de préfectures, musées, mairies et théâtres dans les principales villes de France.

La fièvre de construction qui s'était emparée du gouvernement de l'empereur Napoléon III gagna les départements, imitateurs de Paris; mais, les architectes diocésains et les membres de l'Institut ayant le privilège de diriger les travaux de presque tous les édifices appartenant à l'Etat, nous ne trouverons guère maintenant que des architectectes chargés par les communes de la construction ou de la restauration des édifices municipaux ; disons immédiatement toutefois, qu'il s'en trouve, parmi ces derniers, de considérables comme importance et d'une grande valeur architecturale.

Tout autour de la capitale, dans les départements de la Seine et de Seine-et-Oise, des églises, des mairies et des écoles s'élèvent, sous l'Empire comme sous la République et de plus, des asiles pour les vieillards, les incurables ou les fous, établissements auxquels de grands espaces sont nécessaires et qui ne pouvaient trouver place dans l'enceinte de Paris.

Parmi ces établissements, ceux de Vincennes et du Vésinet furent confiés à Jean Baptiste Gabriel Eugène Laval, né à Villefranche (Rhône) le 23 février 1818, qui avait commencé ses études d'architecture à Lyon et vint les compléter à Paris dans J'atelier de Labrouste. Un séjour de quelques années en Italie lui parut nécessaire et il résida principalement à Rome, à Naples, à Venise et à Florence. A son retour en France, il mesura et dessina les principaux édifices tant anciens que modernes

de Viviers, d'Arles, d'Orange et de Nimes. Attaché à la Commission des monuments historiques, en 1848, il fui, en cette qualité, chargé de la restauration des églises de Sylvacanes (Aveyron), de Sainte-Marthe à Tarascon, de Saint-Théodoric à Uzes, de Saint-Bertrand-de-Commiuges, de Saint-Just à Valcabrère (Haute-Garonne) et du château de Beaucaire; puis, lors de l'organisation du service des édifices diocésains, il fut nommé architecte diocésain de Nîmes et de Viviers. En 1852, lorsqu'il s'agit d'élever des hospices spéciaux pour les convalescents, le choix de l'administration tomba sur Laval qui fut chargé de construire, de 1852 à 1857, l'asile de Vincennes et, de 1866 à 1869, celui du Vésinet. Membre de la commission des lycées, il fut l'architecte, en 1861, du lycée de Toulon et du collège de Nîmes. En 1865, la ville de Bordeaux lui confia la construction de l'hôpital général, son œuvre la plus considérable, qui a été terminée sur ses plans par M. Labbé, architecte du département de la Gironde. Architecte du département du Gard, il y a construit le palais de justice de la ville d'Alais et plusieurs églises de campagne; puis hors de France, l'hôtel de la Banque h Bilbao (Espagne) et la villa Dubochet à Clarens sur le lac de Genève. Laval est mort à Paris, chevalier de la Légion d'honneur, le 21 février 1869, laissant une quantité considérable d'études et de projets, qui presque tous ont été exposés aux Salons annuels.

L'asile des aliénés de Vaucluse (Seine-et-Oise), élevé de 1866 à 68, eut pour architecte Denis Lebouteux, né à Paris le 6 août 1819. Élève de Huyot et de Lebas, il avait obtenu en 1849 le premier grand prix; de retour en France, après le séjour réglementaire en Italie et en Grèce, il fut nommé inspecteur des travaux publics et décoré en 1873. C'est tout ce que nous savons de lui.

Parmi les églises dont furent dotées les communes des environs de Paris, cellede Saint-Gralien est due à M. Léon Ohnet, né à Paris le 26 mai 1813, mort dans la même ville le 1" juillet 1874, adjoint an maire du IXe arrondissement et chevalier de la Légion d'honneur. Celle d'Enghien-les-Bains à Antoine Gaétan Guerinot, né à Boulogne-sur-Mer le 7 juillet 1830, décédé à Paris en décembre 1891. Médaillé aux Expositions de 1876 et de 1878, membre de la Société centrale et chevalier de la Légion d'honneur, Guerinot fut aussi l'architecte

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