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CHAPITRE XIII

Charente-Inférieure. Il a construit, en 1824, l'asile d'aliénés Lafond près la Rochelle, le grand séminaire à la Rochelle, ainsi qu'un lycée, la maison d'arrêt à Rochefort, un séminaire et la prison municipale à Saintes (1830-1 832), un hospice àSaint-Jeand'Angély. Dans cette même ville, la mairie, la justice de paix, ainsi qu'un temple protestant sont l'œuvre de Roucasse, plutôt ingénieur qu'architecte puisqu'il fut chargé de la construction de plusieurs ponts dans le déparlement.

On accorde ici une place modeste à un élève de Duban, Cyprien Antoine Stillière, né à Paris, nous ne savons à quelle époque, comme architecte d'une maison d'école, d'une fontaine et d'un lavoir à Saint-Denys (Deux-Sèvres). C'est tout ce que nous savons de lui.

La ville de Saintes trouve un architecte instruit en même temps qu'actif et fécond dans Lucien Tyrtée van Cléemputte, né le 15 mai 1795 à Paris. Elève de son père et de Percier, il remporta le premier grand prix d'architecture en 1816, il construisit le monument de Lebrun, duc de Plaisance, au cimetière du Père-Lachaise (1833) et fit divers projets, entre autres celui d'un palais pour les expositions de l'industrie. Inspecteur des travaux de l'église Sainte-Clotilde et de la Cour des comptes, dont il construit le bâtiment des archives en 1849, il élève à Dourdan une halle aux grains (1835-1837), le palais de justice et la caserne de gendarmerie de Saintes et meurt en août 1871, chevalier de la Légion d'honneur, après avoir collaboré à l'ouvrage de Forbin et Hackerblac sur les monuments de la Sicile.

Le théâtre d'Angoulême a pour architecte, en 1870, M. Antoine Soudée, né à Dreux le 14 février 1839. Élève de l'École des beaux-arts, puis inspecteur chargé du Xe arrondissement de Paris, il fut nommé, le 1er janvier 1876, inspecteur des édifices départementaux. En sa qualité d'architecte de la deuxième section des édifices de Paris, il a construit la caserne des pompiers de la rue du Château-Landon et un groupe scolaire rue Louis-Rlanc (1876-1879), l'école maternelle de la rue de l'Aqueduc (1880) et a surélevé l'infirmerie de la prison Saint- Lazare. Aujourd'hui, M. Soudée est attaché aux travaux qu'on exécute à la mairie du XIIIe arrondissement commencés en 1885 et à la construction d'une école rue Saint-Rernard. Médaillé à l'Exposition universelle de 1878, il a été fait officier d'académie

lors de l'inauguration du monument élevé à Wladimir Gagneur, à Poligny (Jura).

A Limoges, c'est François Alexandre Adolphe Regnault, architecte de cette ville, mort en 1875, âgé de soixante-dix ans, qui construit, en 1848, le marché couvert, la caserne d'infanterie et le collège; le département de la Haute-Vienne lui doit également plusieurs restaurations importantes. Quant à l'hôtel de ville élevé en 1878, il est l'œuvre de M. Leclerc, ainsi que nous l'avons dit plus haut.

Le palais de justice de Périgueux, le théâtre, le grand séminaire et un marché couvert sont les œuvres de Louis Catoire, né à Paris vers 1806, élève de Percier et Fontaine, qui fut architecte du département de la Dordogne de 1827 à 1841 et mourut à Paris le 20 novembre 1864.

La Bretagne et la Normandie eurent aussi des artistes de talent pour exécuter les édifices publics ou municipaux élevés depuis quarante ans dans cette région. En Bretagne, M.Joseph François Etienne Bigot, né à Quimper le 21 décembre 1807, achève dans sa ville natale l'église Saint-Mathieu et construit les deux tours et les huit clochetons qui la couronnent ; il a été classé le premier au concours pour l'érection du musée, mais nous ignorons s'il l'a exécuté.

La construction de la maison centrale de Bennes ,qui eut lieu en 1878, échut à un premier grand prix de 1846, membre de l'Institut, M. Alfred Nicolas Normand, né à Paris le 1" juin 1822. élève de Normand et de Jay.M. Normand, inspecteur général des prisons, architecte expert, décoré de la Légion d'honneur, était déjà connu comme auteur de l'hôtel de Païva et de la maison « pompéienne » (qn'on vient de démolir), construite pour le prince Napoléon, avenue Montaigne; il a été également chargé de l'édificalion de l'hospice de Saint-Germain-en-Laye (1880); il a été censeur et vice-président de la Société centrale.

M. Léopold Joseph Ridel, né à Nantes le 17 février 1852, déjà connu par la construction de l'asile des aliénés du Morbihan et par la restauration de la chapelle de l'hospice Saint- Louis, éleva le musée de Laval dans lequel on reconnaît l'influence des éludes sérieuses faites par l'architecte.

Nous ne mentionnerons le nom de l'architecte de Fougères Lehérissé qu'à cause de sa tin tragique : on sait qu'il mourut

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