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CHAPITRE XIII

en 1865, précipité d'un échafaudage mal installé sur lequel il vérifiait les travaux en cours d'exécution à l'église Saint-Léonard de cette ville.

A Fiers, c'est un archéologue distingué, aujourd'hui professeur à l'École spéciale de dessin, M. Victor Marie Charles Ruprich- Robert, né à Paris le 18 février 1820, élève de Constant- Dufeux, qui est chargé de la construction de l'église exécutée de 1858 à 1864. En 1859, il élève l'église d'Athis (Orne), inspirée des édifices romans, puis les églises de Fresnes-Camilly, de Brelteville-l'Orgueilleuse, de Morlain, de Saint-Marlory, de Dinan (Côtes-du-Nord) et la chapelle du petit séminaire de Séez. Il fut aussi chargé de restaurations importantes au château d'Amboise, aux églises de la Trinité de Caen (ancienne Abbaye aux Dames), et d'OuisIreham, à la tour d'Oudon et à la tour de Saint-Loup à Bayeux, mais la restauration de cette dernière a dû être confiée en dernier lieu à des ingénieurs, sous la direction de M. Flachat. La chapelle funéraire de Berghes-Saint-Winock mérite aussi d'être mentionnée ici ; les études faites par M. Buprich-Bobert pour la Commission des monuments historiques sont considérables.

M. Gustave Auvray, né à Laize-la-Ville (Calvados) en 1823, vint faire ses études d'architecture à Paris dans l'atelier de M. Léon Vaudoyer et entra à l'École des beaux-arts en 1842: il participa utilement, dès cette époque, à d'intéressants travaux, tant sous la direction de M. Buprich-Bobert, lors de la restauration de l'église de la Trinité de Caen, que sous la direction de M. Guy qui, comme architecte en chef de la ville, eut à apporter de considérables agrandissements aux salles des réunions publiques et à celles de la bibliothèque et du musée renfermées dans les bâtiments de l'hôtel de ville. En 1861, M. Auvray, qui fut appelé à succéder à M. Guy, termina ces derniers travaux et, depuis cette époque, eut à en exécuter directement quelques autres d'une réelle importance, notamment une partie des serres du jardin botanique de Caen, auxquelles il ajouta un pavillon d'habitation pour la direction de l'établissement (1875) et une école d'équilation et de dressage. Il nous faut citer encore, comme étant de lui, un séminaire à Villiers-le-Sec (Calvados), une chapelle pour les religieuses de la Miséricorde et la restauration de l'église Saint-Pierre à Caen. Mais l'édifice le plus impor-

tant dû à M. Auvray est l'ensemble de vastes bâtiments qu'il érigea, de 1861 à 1865, pour les bains et lavoirs publics de cette ville.

Trois ou quatre architectes continuent, en Normandie, l'œuvre des Barre, des Barthélémy, etc. D'abord M.Eugène Barthélémy fils qui achève, de 1882 à 1883, la flèche de la cathédrale de Rouen par l'addition de clochetons en fer et cuivre repoussé et consacre ses connaissances d'archéologue à la reconstitution des édifices du moyen âge si nombreux en Normandie.

M. Louis Charles Sauvageot, né à Santonay (Côte-d'Or), architecte de la ville de Rouen, membre de la Commission des monuments historiques, doit sa réputation à la construction de l'église Sainl-Hilaire de Rouen qu'il a commencée en 1876 et finie en 1879, s'inspiranl des édifices religieux de la fin du xii° siècle, à l'époque de la Iransilion entre la période romane et la période ogivale de l'art français. L'église Saint - Hilaire présente 50 mèlres de longueur sur 31 mètres de largeur au transept et une hauteur de 11 mèlres sous la voûte; le clocher entièrement en pierre de taille est placé sur la croisée à peu près au centre de l'église. En 1877, M. Sauvageot éleva le nouveau théâtre des Arls où il a employé, nalurellement, tous les moyens connus pour combattre l'incendie ; on lui doit aussi (1876), la reslauration d'un château dans la Haute-Marne et le piédestal des monuments élevés à la mémoire de l'abbé Cochet, l'archéologue, du poète Rouilhef et de Jeanne d'Arc.

M. Lucien Lefort, né à Sens, élève de Lance et d'André, que nous retrouverons comme architecle à Saigon (Cochinchine), est l'auteur de l'école normale de Rouen. C'est tout ce que nous savons de lui.

Nous avons omis de dire, en rappelant les titres de Louis Lenormand, architecte de l'église Saint-Jacques de Dieppe, qu'il a construit aussi l'église du Pollel, près Dieppe (1889), le château de Meillanl (1849) et qu'en sa qualité d'architecte de la Cour de cassation, il en commença, en 1860, les nouveaux bâtiments qui furent achevés par Duc. L'hôtel de ville d'Elbeuf, élevé en 1867, est dû à un architecte parisien, Emile Anger, élève de Vaudoyer, dont nous ne connaissons pas les autres œuvres, quoiqu'il ait exposé de nombreux et remarquables dessins.

Le Cercle du commerce d'Elbeuf (1 866), de style Louis XIII,

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