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CHAPITRE XIII

adonné à l'architecture, il entra dans le service des monuments historiques et fut l'inspecteur de Viollet-le-Duc lors de la reslauration de l'église de Vézelay. Cet édifice terminé, il réédifia l'église et la flèche de Chablis, puis fut l'architecte de groupes scolaires à Aillan-sur-Thoson et du couvent des Trappistes de Carré-les-Tombes. Nommé depuis, successivement, architecte du Morbihan et du département du Cantal, M. Amé est correspondant du ministère de l'instruction publique et a publié, en 1859, un volume enrichi de 90 planches, sous le titre : les Carrelages èmaillés du moyen âge et de la Renaissance .

L'aile orientale du palais des États à Dijon, pour faire pendant à la partie occidentale, œuvre de Gabriel, fut construite par un architecte dijonnais, Louis Belin, né le 24 octobre 1806, mort le 31 octobre 1884, déjà mentionné page 74. Professeur d'architecture à l'école des beaux-arts de Dijon, de 1848 à 1882, il fut aussi l'architecte de la « maison suspendue », de l'hôtel de la Cloche, place d'Arcy, etc.; mais l'architecte des hospices de cette ville s'appelait Paul Petit, né en 1793, mort en 1884. Membre de la Société centrale, Paul Petit fut également atlaché à la restauration de la cathédrale de Dijon; nous ne savons rien de plus sur cet architecte.

C'est aussi un Dijonnais, élève de Lebas et de Ginain, M.Félix Vionnois, qui fut, à Dijon, l'architecte de la Bourse, de la halle aux grains et du tribunal de commerce, place d'Arcy. En 1873, il érigea, sur la place de Gray, le monument aux défenseurs de Dijon pendant la guerre de 1870 et reconstruisit le palais de justice, de 1875 à 1881.

Dans la Côte-d'Or également, c'est P. Degré, sur lequel nous n'avons aucun renseignement, qui construit, vers 1881, l'église Sainte-Marie-sur-Ouche. Plus considérable est l'œuvre de Nicolas Henry Monniot, né àLanglay (Côte-d'Or), le 25 juin 1814. Elève de Guenepin, il construisit, en 1845, la mairie de Grancey et fut aussi l'architecte, soit comme auteur, soit comme restaurateur, de cinquante et une églises catholiques, de trente-deux presbytères, de soixante-huit maisons d'écoles, d'un hospice et de plusieurs ponts.

Un mot seulement sur la reslauration effectuée, en 1873, de l'église d'Illiat-en-Bresse (Ain), édifice du xf siècle, pour dire que l'architecte qui en fut chargé se nommait Sainte-Marie Perrin,

un inconnu pour nous, et nous terminerons la nomenclature des travaux de notre architecture contemporaine par quelques lignes sur des artistes d'une incontestable valeur qui n'ont pas, cependant, attaché leurs noms à un édifice important: Hector Horeau d'abord, inscrit déjà dans la biographie de Baltard, l'architecte des Halles Centrales, qui, né à Versailles le 4 octobre 1801, mourut à Paris dans les premiers jours de septembre 1872; puis Adolphe Etienne Lance, né à Lillry (Calvados) le 3 août 1813, mort à Paris en 1874, chevalier de la Légion d'honneur. Élève de Visconti et de Blouet, il fut attaché à l'administration des bâtiments civils au sortir de leurs ateliers. Nommé inspecteur d'abord (1850) de Viollel-le-Duc, alors chargé de la restauration de l'église abbatiale de Saint- Denis, il devint, en 1857, architecte diocésain et, en cette qualité, reçut la mission de restaurer la cathédrale de Sens et divers édifices diocésains à Soissons. Devenu, en 1 861 , membre de la Commission des lycées et écoles, il fut l'architecte du lycée de Montde-Marsan et du grand séminaire de Sens (reconstruction). Membre du comité des travaux historiques, Lance a publié, de 1847 à 1852, de nombreux articlesdans « rEncyclopédied'archileclure »; un mémoire sur le Diplôme (t architecte — Compte-rendu de r Exposition universelle de 1855 — Excursion eu Italie. Paris, in-8", 1859; Dictionnaire des architectes français, in-8°, 1872. Pierre Trémaux, né à Chardey (Saône-et-Loire), le 20 juillet 1818, entré à l'École en 1840 et élève de Lebas, obtenait, en 1845, le second grand prix ex œc/uo avec C. Aug. Lainé, et faisait en Afrique et en Asie des explorations très étendues qui lui fournirent des sujets d'études du plus vif intérêt. Aussi, abandonnant le côté pratique de la profession qu'il avait embrassée, il consacra la plus grande partie de sa vie à mettre en ordre les notes par lui recueillies, qui ont fait l'objet d'une suite d'ouvrages très estimés dont nous allons rappeler les titres : Voyage en Ethiopie, au Soudan-Oriental et dans la Nigritie; — Parallèle des Edifices anciens et modernes du continent africain ; — Explorations archéologiques en Asie Mineure, avec atlas et planches.

M. Charles Chipiez, né à Écully (Rhône), élève de Constant- Dufeux, de Yiollet-le-Duc et de Danjoy, prit part d'abord, mais sans beaucoup de succès, à divers concours (Bourse du

d'après une photographie de Mieckzowski

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