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CHAPITRE II

de Villeneuve-le-Roi, la salle de concert de l'hôtel Laffitte, etc. On doit également à Bourla la mairie dè Villeneuve-le-Roi, un grand nombre de salles de bal et de fêles à Paris et des villas en province. Ses projets de buanderie publique pour le XIIe arrondissement et de théâtres incombustibles au Havre et Alger n'ont pas été exécutés. La date de la mort de Bourla nous est inconnue.

C'est à Jean-Baptiste-Auguste Labadye, né à Paris en 1777, élève de Delespine et lauréat du prix départemental de 1802, que fut confiée l'érection (1817-1823) du théâtre du Havre et la décoration (uon exécutée) de la place en avant de ce théâtre. Créateur du passage Vendôme à Paris, Labadye fut chargé de la restauration du clocher de l'église Saint-Martin à Harfleur et de la fontaine du bassin d'Ingouville, et mourut le 31 décembre 1 850, chevalier de la Légion d'honneur. La salle de spectacle du Havre était ouverte, nous venons de le dire, depuis 1823, lorsqu'un incendie en détruisit l'intérieur en 1842. Charles-Théodore Charpentier, né à Paris le 22 septembre 1797, connu déjà par ses restaurations aux théâtres de l'Opéra-Comique et des Italiens (1836), en entreprit la restauration. Après un séjour en Russie de huit années pendant lesquelles il exécuta des travaux dont nous ne connaissons pas l'importance, Charpentier avait été, à son retour en France, l'architecte du théâtre d'Avignon (1840), du passage de biplace de la Madeleine, de la maison du Pont de Fer, des hôtels de Valry et d'Adolphe Thiers (ce dernier démoli pendant la. Commune). Décorateur de plusieurs salles en style Renaissance aux Tuileries et aussi de plusieurs établissements publics, Charpentier, chevalier de la Légion d'honneur depuis 1847, est mort en 1857.

Un contemporain de Charpentier, élève de Delespine, Camille Piron, tit élever en 1835 le théâtre de la République, depuis Beaumarchais (qui disparaît en ce moment); c'est tout ce que nous savons de lui.

A ajouter enfin à tous ces noms celui de Baraguey, architecte du Luxembourg, auquel échut, après l'incendie de 1818, la mission de restaurer le théâtre de l'Odéon et qui fut, nous l'avons dit plus haut, le prédécesseur de Provosl, comme architecte de ces deux édifices.

Si nous inscrivons ici le nom de Jean-Jacques -Marie Huvé, fils de Jean-François (Voir volume précédent), c'est qu'il donna le

plan de la salle Ventadour mise au concours vers 1 830 et celui de la salle de speclacle de Tours. Huvé consacra d'ailleurs presque toute sa vie à l'entretien des édifices hospitaliers de Paris. Né à Versailles le 28 avril 1773, il étudia son art dans l'atelier de Percier. Dès 1808, il était sous-inspecteur des travaux du « Temple de la Gloire », et c'est lui qui, après la mort de Vignon arrivée en 1828, devint l'architecte en chef de cet édifice. A cette date, il était déjà, d'ailleurs, architecte de l'administration des hospices, puisqu'il avait été l'un des quatre choisis pour succéder à Viel chargé de cet important service, après samort, en 1817. Les principaux étahlissements hospitaliers confiés à Huvé étaient : la Salpêtrière, l'hospice de La Rochefoucauld, l'hôpital Necker, l'hôpital des Enfants malades, l'hôpital Beaujon, l'hôpital de la Pitié, les Incurables femmes, l'hospice des Ménages et enfin l'Hôtel-Dieu, au sujet duquel il fit un projet qui dégageait entièrement les abords de Notre-Dame.

Dans le même temps, Huvé construisait le marché aux « vaches grasses » et le nouveau château de Saint-Ouen, édifice de style italien, destiné à remplacer celui démoli en 1816, dans lequel Louis XVIII avait signé la Charte constitutionnelle. En 1823, architecte de Compiègne, en 1827, de l'Administration des postes, il construisit encore l'hospice Ma rie-Thérèse et mourut à Paris le 22 novembre 1852, laissant un projet d'hôpital général pour la ville de Cherbourg et divers projets pour l'embellissement de Versailles, sa ville natale. Huvé était membre de l'Institut depuis 18.*)!) et officier de la Légion d'honneur.

C'est également vers cette époque que les communes suburbaines (annexées depuis le second empire à Paris) voulurent avoir leurs théâtres, édifices qui n'ont, pour la plupart, rien d'architectural, mais qui furent élevés presque tous par Haudebourt, à l'exception du théâtre de Batignolles-Monceaux, construit en 1838, sur les dessins d'Azémar mort au mois de mars 1864, architecte aussi du Taltersal français en 1862 ; du petit théâtre Montparnasse, construit rue de la Gaîté par Pierre-Modeste Gence, né à Panilleux (Eure) le 1 5 juin 1816, auteur de nombreux projets, parmi lesquels celui d'une église à Levallois-Perrel ; enfin du théâtre Saint-Marcel (1), construit en 1838 par Allard

(1) Détruit et remplacé par celui de l'avenue des (iobelins.

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