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CHAPITRE IV

Saint-Thomas à Birmingham, pastiche grec d'ordre ionique; de 1826 à 1829, les deux tours de l'église de Coventry, pastiche grec ; de 1 827 à 1 829, l'église d'Oulton ; de 1 827 à 1 830, la nouvelle chapelle de Painberlon; en 1828, l'église de White-le- Woods; en 1829, une chapelle à Saint-Nicolas de Bristol; en 1830, à Carlisle, l'église du Christ (anglo-normande) et l'église de la Trinité (style perpendiculaire); en 1833, une chapelle catholique à Redditch, l'église de Strelton-on-Dunsmore et l'église de Tous-les-Saints (style anglo-normand) à Birmingham ; de 1833 à 1835, à Bristol, l'église Saint-Mathieu et un asile pour les aveugles; en 1835, l'église de Longhboroug; en 1838, des églises à Settle, en Yorkshire, à Horsley, à Clevedon, à Haies, à Owen ; la même année, l'église de l'évêque Byder, à Birmingham, construite dans la forme des édifices du règne d'Elisabeth ; l'église Sainl-Jude à Liverpool et l'église de Lowerhardress à Canlerbury. Comme édifices civils nous ne citerons de Rickman (quoiqu'il ait pris part à plusieurs concours) que des additions au collège Saint-Jean de Cambridge.

Si nous ajoutons à la nomenclature qui précède les trois églises dont un élève de Beazley, Williams Rogers, fut l'archilecte, nous en aurons fini avec les édifices religieux élevés en Angleterre pendant la première moitié de notre siècle. Ces trois églises sont celles de Saint-Michel, New-Park road, qui date de 1842, celle de Tous-les-Saints à Lambelh-Lower, construite de 1845 à 1846, et celle de Saint-Paul avec les écoles qui l'entourent, bâtie de 1851 à 1857. Rogers, qui fut aussi l'architecte de la nouvelle infirmerie de Lambeth-Workhouse, mourut vers 1857.

Après avoir donné la biographie des architectes anglais qui ont élevé à Londres des édifices civils d'une certaine importance pour la plupart, nous allons jeter un coup d'œil sur les constructions de cette nature élevées, pendant la première période de notre siècle, dans les diverses parties de l'Angleterre. Nous y constaterons, d'ailleurs, comme à Londres, l'abandon radical, à parlir de l'année 1830, du style classique employé presque exclusivement jusque-là et son remplacement par les formes ogivales du moyen âge appliquées d'une façon étrange, mais donnant (ou devant donner) satisfaction aux besoins créés par la société moderne. Des collèges, des hôpitaux, des bourses de commerce, beaucoup de châteaux et non point, comme en France, des m. 9

hôtels de ville ou des musées, tels sont les édifices confiés à l'imagination des architectes anglais de province à cette époque.

James Stuart, né à Londres en 1713, est beaucoup plus connu par le volume qu'il écrivit sur l'Obélisque d'Auguste pendant le séjour qu'il fit à Rome de concert avec le peintre Pars et l'architecte Revett. 11 était alors artiste peintre pt c'était dans le bul d'étudier les grands peintres italiens, français et hollandais qu'il avait quitté l'Angleterre. Mais avec ses deux compagnons, il visita ensuite la Grèce, Venise et Pola, mesurant tous les édifices de celle région et, à son retour dans sa patrie, il publia le premier volume des Antiquités Athènes dont le spectacle décida de sa vocation d'architecte. Et de fait, Stuart, de 1704 jusqu'à sa mort arrivée le 2 février 1788, donna une couleur grecque à toutes ses œuvres architecturales, rééditant le temple de Junon, le monument choragique de Lysicrate, la Porte d'Adrien, elc. ; telle est la chapelle de l'hôpital de Greenwich, réédifiée après l'incendie de 1779 qui la consuma entièrement. James Paine (dont on trouve le nom écrit Payne par certains auteurs anglais), né en 1725, commença également à se faire connailre de ses compatriotes par un ouvrage considérable publié de 1758 à 17GI3, sous le titre : Plans, etc., of JSoblemens and Gentlemen s houses executed in varions counties, et son biographe ajoute que « si ces plans étaient commodément disposés et la construction était excellente, l'architecture de ces palais et villas n'étail qu'une maigre imilalion de l'architecture italienne » . Gwilt lui accorde pourtant sur Robert Adams (dont on a lu la biographie dans le volume précédent), « une certaine supériorité de goût dans les détails et plus de recherche dans les parties délicates de la décoration ». Elève de l'Académie de Saint- Martin's Lane, Paine fut d'abord commis de l'architecte de l'hôpital de Greenwich, puis obtint le lilre d'architecte « pour» le roi, lilre qu'il conserva jusqu'en 1782, et fut nommé, en 1765, président de la Société des artistes de la Grande-Bretagne. Il embellit de nombreuses collections la maison qu'il habitait dans Salisbury streel, mais pourtant se retira en France, et c'est dans ce pays qu'il mourut en novembre 1789, laissant un fils nommé James comme lui, connu seulement par des études faites à Rome et un dessin pour le monument élevé au comte de Chatham en 1781 .

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