‹ Les architectes par leurs œuvres (volume 2)Chapitre 77 sur 276 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

sion royale, avec le titre d'architecte de la cour et de conseiller royal, Mélivier mourut à une époque que nous nepouvons préciser, laissant deux ouvrages d'archilecture publiés à Munich.

Peu connues sont les œuvres de Nicolas Schedel von Greifenstein, né en 1752 àWaidhaus, mort en 1810, directeur des travaux publics à Munich ; cependant, on peut citer de cet architecte le séminaire avec sa chapelle, la porte Maximilien avec le pont qui la précède, l'école Feuertag, l'hôpital hors la porte Sendling, le presbytère de l'école du faubourg Ru, l'université àLandshut. Nous en dirons autant de celles de Geisreider, architecte, en 1 801 , de l'église élevée sur la colline de Lilienberg, et de Johann Ulrich Himbsel, né en 1787 à Neukirchen, élève, à Munich, de Fischer qui l'emmena avec lui à Paris. Il suivit dans cette ville les cours d'architecture jusqu'en 1810, époque à laquelle le roi Maximilien le rappela à Munich et lui accorda la place d'inspecteur des constructions royales. Munich lui doit ses nouvelles écoles et différentes habitations privées. Il dirigea, en 1824, les fêtes pour le jubilé de Maximilien et écrivit quelques pages auxquelles il donna le titre de Magasin d'architecture. La date de la mort d'Himbsel nous est inconnue.

Friedrich Sckell, né le 13 septembre 1750 à Nassau, mort en 1820 à Munich, étudia en France et en Angleterre l'art de dessiner les jardins et tous les édifices qui en dépendent. Appelé comme directeur de jardins à Munich, en 1804, il arrangea les jardins de Nymphenbourg, le Jardin anglais à Munich, le parc de Shônfeld à Biederstein, etc., et bâtit les villas, pavillons, serres, ponts, etc., qui en dépendent.

Nous arrivons enfin à des artistes dont les œuvres peuvent être considérées comme de véritables spécimens de l'école bavaroise : les deux Gartner et leurs élèves, von Klenze et Ziebland; mais auparavant, disons un mot du chevalier Heinrich Karl von Fische, auteur du théâtre Royal de Munich qui, construit de 181 7 à 1818, périt presque entièrement quelques années après (1823). Né le 19 septembre 1782, à Manheim, et élève de l'Académie de Vienne, von Fische, outre le théâtre Royal, éleva la façade du ministère de l'intérieur, l'hôpital général situé hors la ville, la salle des Antiques à l'Académie et un palais dans le style de la Renaissance italienne, sur les ordres du prince Charles de Bavière (1811-1818). Von Fische restaura aussi le palais de plai-

sance du roi de Bavière et on lui doit l'une des rares églises construites en Bavière pendant cette période : celle de Saint- Jacob près Munich ; il mourut, conseiller du roi, le 11 février

Johann Andréas Gartner, le père, né vers 1743 à Dresde, était fils du chef de l'atelier des modèles à la manufacture des porcelaines de Saxe. Il commença à se faire connaîlre en construisant, en Pologne, une villa pour le comte de Minilseck; de là, il alla à Vienne, puis à Berlin, puis à Paris où il resta neuf ans. Rappelé à Coblentz par le grand électeur pour terminer le palais de la Résidence, il fut créé par lui grand maître de l'artillerie ; mais il quitta, en 1804, ces fonctions pour entrer au service du roi de Bavière, en qualité de « directeur des bâtiments royaux ». A Munich, il disposa la salle à manger et la salle de Mars de la résidence, une salle de redoute et un théâtre. A Wurzbourg il construisit aussi un théâtre et restaura l'église Saint-Michel, disposa la salle d'opérations à l'hôpital Julius, fit dresser l'obélisque de la place du Marché, et éleva le château de Schonborn à Gaibach. Andréas Gartner mourut en 1826 ; mais il laissait un fils, Friedrich, qui fut certainement l'un des plus illustres arlistesde cette période de l'architecture bavaroise.

Friedrich Gartner était né à Coblentz le 10 décembre 1792. Après avoir étudié quelque temps à l'Académie des beaux-arts à Paris, et pendant trois ans dans l'atelier de Fontaine etPercier, il parcourut l'Italie de 1814 à 181 8. Revenu à Munich, il commença ses travaux par la basilique de Saint-Louis qui est certainement une de ses œuvres les plus importantes. La première pierre de l'édifice fut posée le 22 août 1829, mais il ne fut consacré qu'en 1843. Après la porte de la Victoire, ou Sicyesthor, imitation en calcaire blanc de l'arc de triomphe de Constantin, la nouvelle bibliothèque {Ludwigshall), et l'institut des aveugles, vinrent : le palais de l'Université (1835 à 1840), le couvent Sainte-Anne (1836 à 1839), l'Institut des demoiselles nobles (1 837 à 1840), le bâtiment de l'administration des salines (1838 à 1842). Le cimetière de Munich est aussi l'œuvre de F. Gartner ainsi que la restauration de la porte de l'Isaar, suivie de celle des cathédrales de Bambergelde Spire (1845) et de la construction du château royal d'Athènes dans un style pseudo-byzantin. C'est aussi à ses souvenirs de l'architecture byzantine que s'adressa Gartner,

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