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CHAPITRE V

Cour et un théâtre {Burgtheater), édifices dont nous aurons à reparler lorsque nous ferons la biographie de Hasenauer, le collaborateur de Semper. Ce véritable artiste est mort à Rome, le 15 mai 1879, après avoir écrit plusieurs livres estimés, « l'Industrie,la Science et 1; ' Art» (Ueber Industrie, Wissenschaftund Kunst); Brunswick, 1852; «les Quatre éléments de l'architecture » {Ueber die v'ier Elemente der Baukunst)', Ibid., 1851; «le Style dans les arts » [der Stil in den Technischen und tecktonischen Kùnsten) ; Francfort, 1860-1865, etc.

Joseph Thùrmer, dont nous avons prononcé le nom, en donnant la biographie de Gutensohn, fut surtout un écrivain et un professeur distingué. Né à Munich en 1790 et élève de Fischer, il avait obtenu, en 1847, le grand prix d'architecture et fit ainsi le voyage de Rome où il fut le collaborateur de Gutensohn dans les circonstances que nous avons indiquées. De Rome, il alla avec Huebsch et Siéger en Grèce ; mais ne donna pas suite à son projet de publier un ouvrage sur les monuments d'Athènes et revint s'installer à Dresde. L'Académie de celte ville le choisit pour son directeur en 1827; il y fut l'architecte de plusieurs maisons particulières et d'un édifice sans importance, le corps de garde (Kœnigswache) bâti à l'ouest du château de Dresde ; il mourut en 1833 dans un voyage qu'il fit à Munich.

Ce fut un architecte du nom de Nicolaï qu'on chargea de terminer, après la mort de Semper, le musée de Dresde. Ce Nicolaï fut le maître de Moritz Hœnel, dont l'une des premières aouvres fut le clocher de l'église dite église des Trois Ro'\s (Dreikœnigskirche). Hœnel construisit ensuite, toujours à Dresde, la Maternité et transforma la cour dite « des écuries » du musée du Johannœitm. Il fut également le constructeur ou le restaurateur de la plus grande partie des châteaux de la Saxe. Mort à Dresde, le 3 janvier 1880, Hœnel appréciait et appliqua souvent, avec bonheur, à ses œuvres les formes de la Renaissance allemande.

Quant à Oscar Mothes, élève de Semper, né à Leipzig, le 27 décembre 1818, ce fut surtout un architecte d'églises. On compte comme devant lui être attribuées celles de : Lutchena, Krostowitz, Lemsel, Neukircher, Carlsbad, et les châteaux de Grosschocher, Schonfels, Liebau, Altenheim, Schweinsburg, Gandlitz. Il fut aussi le restaurateur de ceux de Wiesenburg et de Droïstig, mais nous ignorons la date de sa mort.

A Leipzig même, quelques édifices, en petit nombre, à relever pendant cette période : la nouvelle Bourse de la librairie, près de l'église Saint-Nicolas, dont la grande salle a servi aux expositions régionales de l'industrie et des arts qui eut pour auteur, en 1834, Gentebrùch, sur lequel nous n'avons aucun renseignement biographique, et la salle de concert (Gewandkaus), que construisit Jean Friedrich Karl Dauthe, né en 1749, à Grosshocher, mort en 1816 (salle qui passe encore aujourd'hui pour un modèle d'acoustique), la loge des francs-maçons et la Bourse de commerce, ainsi que la gare bavaroise de Leipzig, œuvres d'Edouard Poetzch, né dans cette ville, en 1803, élève de l'Académie des beaux-arts de Leipzig (1818-1823) et de celle de Dresde (1824-1825).

Dans le duché de Saxe-Weimar, nous n'avons à citer que l'auteur de la « Maison romaine », pastiche de temple ionique bâti dans un parc appartenant au grand-duc, aux environs de la ville de Weimar, par un architecte hambourgeois nommé Arends ou Ahrens, décédé en 1808 après avoir élevé plusieurs liabitations privées, et un architecte du nom de Coudray, dit aussi le chevalier Coudray, auteur de maisons rurales prises comme modèles dans plusieurs parties de l'Allemagne. Un de ses biograpbes ajoute seulement qu'il donna les dessins du Pentazonium Wimariense, gravé par Schwerdtgewirth et publié en 1825.

Martins, dont nous ne connaissons aussi que le nom, né en 1812, mort le 18 octobre 1885, avait étudié avec passion le moyen âge allemand ; aussi donna-t-il la forme ogivale qu'il affectionnait à presque toutes les constructions dont il fut l'architecte à Gôrlitz : la caserne, l'hospice central, le château de Landeskrone, etc. C'est à lui que la ville de Gôrlitz doit en partie son aspect monumental.

Ce fut aussi un admirateur du style ogival, que l'architecte Théodor Kruger, qui, né le 16 mars 1818, à Schwerin, avait étudié l'architecture, de 1838 à 1839, à Vienne et à Berlin; c'est dans cet esprit qu'il restaura, en 1 848, l'église de Rœbel et environ quarante autres temples parmi lesquels nous citerons seulement les églises de Schwerin, de Giïslrow* de Hohenviechenl, de Grubenhagen, il construisit aussi Saint-Paul à Schwerin et trente autres édifices religieux : les églises de Dietrichshagen, de

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