CHAPITRE VI
confiée la construction, à la suite d'un concours. Élève de l'académie de Copenhague, Petersen compléta son éducation par un voyage en France, en Italie et en Allemagne. A son retour à Copenhague, en 1862, nommé inspecteur, il a construit le («refuge des ouvriers », la manufacture des tabacs, les églises de Strynô et Vixnas et plusieurs châteaux (1874), en collaboration avec Dahlerup, un inconnu.
Michel Gottlieb Bindesbôll, né le 5 septembre 1800 à Ledôje, en Danemark, fut élève de l'académie de Copenhague, de 1824 à 1833, et voyagea surtout en Grèce. Aussi est-ce sous l'influence de ses souvenirs qu'il fit un édifice grec du musée de Thorwaldsen élevé par lui de 1839 à 1847. Le Danemark doit encore à Bindesbôll, mort à Copenhague le 14 juillet 1856, l'établissement de bains de Klampenborg, l'hospice des aliénés à Aarhus, une église gothique à Hobro, des hôtels de ville à Thisted, à Stègeetà Neslved.
Le muséum d'histoire naturelle de Copenhague est dû au frère aîné de Théophile de Hansen dont il sera longuement question dans l'histoire architecturale de Vienne moderne. D. Christian Hansen, né en 1804 à Copenhague, fut, d'ailleurs, comme son frère, un partisan enthousiaste de l'architecture des Grecs. Aussi, après avoir fait ses études à l'académie de Copenhague, se dirigea-t-il vers Athènes ou il se fit tout d'abord une réputation par une restauration remarquable du temple de Niké Apléros, ce qui lui valut la mission de construire l'Université d'Athènes. Ce travail terminé, il éleva le grand hôpital maritime de ïrieste et revint à Copenhague où l'académie le reçut comme l'un de ses plus savants professeurs ; mais Hansen, en 1846, préféra aller se fixer à Vienne où il est mort en 1883.
C'est parce qu'il construisit la synagogue d'Altona que nous mentionnons ici le nom de Obe Jurger Schmidt, né d'ailleurs à Copenhague, le 18 juillet 1797, puisqu'il accomplit toute sa carrière d'artiste hors de sa patrie. En effet, élève de l'académie de Copenhague, de 181 5 à 1 8 18, il est surtout connu par un ouvrage considérable qu'il publia sur les ruines d'Herculanum et de Pompéi.Il mourut le 27 février 1848, à Hambourg, où il construisit un grand nombre de maisons particulières et l'église anglaise de celle ville.
Benjamin Schlick, également Danois et élève de l'académie
de Copenhague, n'a pas laissé d'œuvre dans son pays. Envoyé comme pensionnaire royal à Paris, il y travailla jusqu'en 1820, époque à laquelle il revint dans sa ville natale où il fut reçu membre de l'académie; mais il y resta fort peu de temps et préféra revenir à Paris où il exposa un projet de transformation de la Chambre des Pairs, en s'inspirant des Thermes de Caracalla; projet dont la révolution de 1830 ne permit pas l'exécution. Alors Schlick n'hésita pas à suivre en exil le roi Charles X, à la personne duquel il s'était attaché. De Carlsruhe où il restaura le théâtre, il se rendit à Rome où il fit la décoration du théâtre du duc de Torlonia. Comme Schmidt, il étudia avec passion les ruines d'Herculanum et de Pompéi et restaura la colonnade du Palazzo vecchio à Florence. Schlick est mort chambellan du duc de Lucca à une date que nous ne pouvons préciser.