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CHAPITRE X

près de Yicence. A Vérone, il construisit un séminaire, la villa Vivares, la villa Disconzi à Padoue, el d’autres encore. Membre des Académies d’Italie, membre associé de l’Institut de France, le comte Calderari a laissé un ouvrage d’architecture imprimé à Vicence de 1808 à 1815.

A citer comme architectes du Vicentin, le comte Girolamo del Pozzo, qui élève la villa Trissino et une église, dans le marquisat de Castellano (1730), puis Ottavio Bertotti Scamozzi, né à Vicence, en 1766, légataire de Scamozzi, qui fait une magnifique édition de Palladio, construit un palais dans le Vicentin, pour le comte Schit, le palais Trissini, dans les Alpes, et à Areagnano, une maison pour les Franciscains.

Dans la Sicile, on crée sur les plans de Giulio Lasso, la place Quattro Cantoni de Palerme, en 1609, puis on construit la maison des Pères de l’Oratoire de l 'Oliveta et la Porta Felice, sur ceux de Pietro Novelli, beaucoup plus connu à cause de ses nombreuses fresques, que comme architecte. Né à Moricole, en 1608, Novelli, qui commandait le corps du génie, pendant les troubles de Palerme, mourut d’une blessure au bras, en 1647. Après lui, Ignazio Vincenzo Paterno Cassella, prince de Biscara, jette sur le Simeto, près de Catane, un aqueduc de trente et une arches dans lequel vient se rendre l’eau destinée aux irrigations de la contrée.

A Naples, disent les guides, on compte deux cent cinquantesept églises et cent soixante-quatorze corporations religieuses; et ils ajoutent : « elles sont en général peu remarquables par leur architecture et manquent la plupart de belles façades. A l’intérieur, règne une richesse de décoration dont la surcharge et le style sont souvent de mauvais goût, etc. » Assurément doivent être comptés, au nombre des moins remarquables de Naples, les édifices religieux qu’on y a élevés pendant les xvn° et xviii0 siècles.

L’église de San Spirito date de 1600, et eut pour architecte un Napolitain, Jean-Simon Moccia, que le pape Paul V créa chevalier de l’ordre du Christ et dont le collaborateur fut Mario Gioffreda, plus connu par son Traité des ordres de /’ architecture grecque et italienne (Rome, 1768). L’église du couvent du Mont-, Calvaire et l’église Saint-Michel Archange furent édifiées, par

Domenico Vaccaro, né â Naples, en 1080; le même Vàccaro conslruisil également, dans cette ville, le Nouveaû-Théâtre, le palais Tarsia, le petit palais Caravita à Porlici et l’église Saint- Jean à Capoue ; puis il restaura (?) San Sabino, la vieille cathédrale de Bari. L’église de la Miséricorde à Naples est aussi de celte époque et est due à un architecte ferrarais, Bartolomeo Picciani. Francesco Picciani, fils ou frère de Barlolemeo, mort en 1690, éleva l’église San Giovanni dei Monachi , hors la Porta Alba, celle du Divino Amore , ainsi que l’église et le couvent du Monte dei Poveri.

Renversée par le tremblement de terre de 1688, c’est aussi vers ce temps que fut refaite et reposée la coupole de l’église du Gesù Nuovo ; architecte, Pablo Mattéis. La restauration de la façade de San Gennaro, qui avait été relevé après le tremblement de terre de 1 456, fut confiée, en 1788, à Tommasso, qui ne l’acheva pas et eut pour continuateur l’évêque Giuseppe Maria Minutolo. Quant aux autres restaurations de cet édifice (et elles sont nombreuses), elles sont plus modernes et datent de 1837 ; nous en parlerons en faisant l liisloire de l’architecture au xixe siècle.

Citons encore ici, quoiqu’il n’y ail aucune œuvre de cet architecte à Naples, Carlo Zoccoli qui, né en 1718 et mort en 1771, édifia l’église des Capucins d’Arienzo, le dôme de l’église de Calvi, le couvent des Alcanterini sur le mont Pignatore, le palais de Cutignano près Nola et la villa Supino près Port ici .

Comme édifices civils de ce temps, nous n’avons à citer que le château de Capo di Monte, le Musée et le théâtre San Carlo, trois œuvres fort importantes, d’ailleurs. Charles III confia, en 1738, la construction du château à Modrano, architecte palermilain; c’est tout ce que nous savons. C’est Pompei Schlantarelli qui transforma, de 1780 à 1890, l’ancienne Université (transportée au Gesù Vecchio) pour en faire le Musée que tout le monde connaît, en y ajoutant un étage, comme, en 1616, Guilio Fonlana, fils de Domenico, avait approprié les anciennes écuries du duc d’Ossuna aux services de l’Université. Quant au théâtre de San Carlo, dont la réputation fut presque aussi grande que celle du Musée de Naples, il est l’œuvre de plusieurs architectes, si l’on en croit les biographes : d’Ametrani d’abord, qui paraît certainement en avoir donné les plans en 1 737 , puis d’Ange

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