CHAPITRE XI
ville; l’église de Sainte-Croix d’Augsbourg, qui, malheureusement, fut détruite pendant la guerre de Trente Ans et dont l'architecte fut Johann -Jacob Krause et mort en 1672 à l’âge de soixante et un ans; l'église Sainte-Anne dans la même ville, élevée dans le goût de l’époque, par André Schneidmann, né à Ralisbonne en 1698, mort en 1759 auquel Augsbourg doit aussi la « maison de travail » ; enfin l’hôtel de ville qui eut pour constructeur un ancien compagnon, devenu architecte sous la direction d’Elias Holl, Thomann de Hagelstein, mort en 1650; le chœur de l’ancienne collégiale de Saint-Étienne à Bamberg, qui date de 1628-1629 et le couvent ainsi que l’église des Capucins, terminée en 1649 par un Italien, Bonallino, qu’on appela de Schemlitz à Bamberg et l’hôpital de celte même ville construit par Lorenz Finck, fils d’un maître maçon de Mannelsdorf. Bonallino restaura ensuite l’ancien palais des ducs de Cobourg, détruit en grande partie par un incendie en 1690. Finck, né en 1754, fut d’abord simple ouvrier jusqu’à son entrée dans l’atelier de Fischer de Wurzbourg; ses éludes terminées, il se rendit en France et n’en revint qu’en 1769, pour remplir les fonctions d’architecte principal d’Erfurt, fonctions qu’il n’accepta pas d’ailleurs. Autour de l’hôpital, Finck perça des rues nouvelles, entre autres la rue Saint-Louis dont il construisit les maisons et mourut en 1817, directeur et inspecteur depuis 1769 des bâtiments de l’État.
Le margraviat de Bayreuth ne présente d’architectes que dans la dernière moitié duxvin0 siècle : Rudolphe-Heinrich Richter, peintre et architecte, né à Kœnigslen (sans indication de date) fut nommé, en 1750, inspecteur des bâtiments à l’occasion de sa construction du château de Schoedt. Professeur en 1756, puis recte.ur de l’Académie de Bayreuth, Richter mourut en 1770, laissant de nombreux projets que Wolfgang a gravés. Johann Riedel né à Scldeiz en 1722, où se trouvent plusieurs œuvres de sa jeunesse, fut envoyé en 1762 à Bayreuth avec la qualité d’architecte en chef. C’est alors qu’il construisit l’aile sud du château de Scheinz, les deux tours de l’église, la maison des Orphelins, puis à Kirchau, l’église de Losau. Enfin à Bayreuth, il donna le plan de Y Ermitage et de plusieurs constructions de moindre importance et mourut en 1791.
A Boenhazfeld et à Rudesheim, on voit s’élever, vers la fin
du xviic siècle, deux églises : architecte Johann Broemser, dont la vie nous est d’ailleurs inconnue. A quinze minutes de Lambach, sur la rive opposée de la Trann, l’arcliitecle Bruner se distingue par l’originalité de l’église de Boura, dédiée à la Sainle-Trinilé ; non pas originalité de talent, ce que l’on comprendra lorsque nous aurons dit que l’architecte donna à sa construction la forme d’un triangle avec trois façades, trois tours, Irois portes, trois fenêlres et trois autels, trois orgues, et trois sacristies, le tout enjolivé de marbres siciliens de toutes couleurs. Ajoutons enfin que Bruner a déclaré son œuvre parfaite, le jour où la somme des mémoires des entrepreneurs a atteint le chiffre de 333 333 florins !
Jacob Pirchstaller n’est connu que par le portique de la cathédrale de Brixen dans le Tyrol qu’il éleva en 1781 . L’édifice, dont la forme, à l’origine, était celle du dôme roman, avait déjà été transformé, de 1745 à 1758, en une église à une nef avec chapelles latérales et coupole par un architecte de Bozen nommé Joseph Delaja, dont on ne sait que le nom. Quanta Pirschtaller, né à Trente, il fut élève de J. Grael à Innsbruck et s’adonna principalement à la sculpture. Vienne possède quelques morceaux de Pirchstaller qui mourut à Mais en 1824. Sculpteur aussi plutôt qu 'architecte, l’auteur des églises de Bruneck et d’Anttiolz, Jacob Santer, premier prix d’architecture et de sculpture de l’Académie d’Augsbourg, né à Bruneck en 1756, mort en 1809 à Breslau. C’est un élève du P. Jésuite Pozzo, Christophe Tausch, qui construisit le collège des Jésuites à Brème et vers 171 G, c’est l’archevêque Adalbert lui-même, mort en 1672, qui mania l’équerre le compas et arriva à faire de la cathédrale de Brême commencée dans le style ogival en 1042, un pastiche de l’église de Bénévent. „
A Cassel, l’électeur de Hesse trouva un artiste capable de le comprendre et d’exécuter ses projets dans un architecte français né à Cassel, d’architectes réfugiés, dont le nom occupe une place honorable parmi ceux qui illustrèrent l’architecture française des premières années du xviU siècle : Simon-Louis Du Ry. En effet, Du Ry construisit, de 1769 à 1779, d’abord le musée Fredericianus, qui passait pour un des mieux conçus de l’époque avec sa façade d’ordre ionique, sa galerie couverte du rez-de-chaussée et sa toiture à l’italienne ; ensuite, l’église
IGN ATI US DIENTZENHOFER