‹ Les architectes par leurs œuvresChapitre 149 sur 232 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

cal liolique , construile de 1770 à 1774, édifice sans façade et qui ressemble plus à une salle de concert qu’à un monument du culte; l’hôpital français, l’Opéra comprenant quatre rangs de loges; enfin le château de Wilhelmshohe, qui fut achevé par Jussow. Du Ry, conseiller de Hesse-Cassel, professeur d’archileclurc et secrétaire perpétuel de l’Académie des arts, elc., mourut en 1792. Son fils, Jean-Charles-Élienne, fui, comme ses ancêtres, architecte et mourut sans postérilé ni travaux connus en 1811.

La part de Heinrich-Christophe Jussow dans la construction du château de Wilhelmshohe, œuvre sans grandeur architecturale, consiste dans celle de la seconde aile du palais et des galeries de communication destinées à relier les nouveaux bâtiments à ceux élevés par Du Ry, les écuries et l’orangerie; mais ajoutons qu’il donna seul le plan du parc et de toutes ces fantaisies ruineuses qui nous semblent enfantines et iuutiles, aujourd’hui, au milieu d’un parc. C’est en 1790 que Jussow, né à Cassel le 9 décembre 1754, cl élève, à Paris, de Wailly, après avoir étudié le droit, fut chargé des travaux que nous venons d’indiquer sommairement, ainsi que de la restauration de la façade du Palais. On lui doit aussi l’église de Neustadt, le monument en mémoire des llessois, le palais d'Ollembourg, une caserne et la maison pour les exercices militaires, la halle et une porte de la ville. Jussow, devenu directeur général des travaux du margrave, mourut le 26 juillet 1826.

Ce fut sans doute également un Français que le grand constructeur d’églises dont nous ne connaissons que le nom, Lassault ou Lassaux. En effet, dans le seul district de Coblentz, on peut citer de lui la restauration de l’église de Saint-Storm à Coblentz, la construction dé l’église de Wolkersfeld, celle de l’église de Cabaron, celle de l’église de Capellen sur le Rhin, celle de Wolwig sur la Moselle, celle de l’église de Treis, également sur la Moselle, celte dernière à trois nefs, mesurant 39 mètres de longueur sur 24 mètres de largeur et d’une hauteur de voûte de 15 mètres. Lassault construisit aussi à Coblentz une caserne, lit des additions à la forteresse et au cimetière et éleva les écoles de Saint-Sébastien, d’Engers et de Niedermending ; il mourut inspecteur général des constructions royales à une date que nous ne pouvons préciser et laissa divers mémoires concernant l’architecture qui furent insérés dans les journaux de

l’époque. C’esl une restauration, celle de l’église Saint-Maurice de Cobourg, qui nous fait connaître David Steingruber d’Ansbach, mort en 1787. Steingruber dessina d’ailleurs les plans de plusieurs édifices, notamment celui de l’église paroissiale de Cadolzbourg commencée en 1750 et laissa un traité assez estimé d’arcliitecture civile. Quant à Johann-Michel Riedel, que nous ne croyons pas devoir confondre avec Johann, l’architecte de Bayreuth, il fut chargé, en 1784, de la construction delà « maison de réclusion » de Cobourg. Ce Biedel, né avant 1734 et mort en 1 786, écrivit pour les architectes un ouvrage intitulé : l'Art de la perspective, mais fut plutôt un mathématicien et un géomètre.

A Cologne, un seul architecte est cité pendant celle période : Schemidt que Frédéric-Guillaume chargea de construire les écuries royales de 1780 à 1789 à la place où se trouvaient les boucheries près de l’hôtel de ville. Les églises des couvents de Sainte-Croix, de Donauworlh, d’Etlal et de Dressen dans la Haute-Bavière datent du commencement du xvm siècle et eurent pour architecte Joseph Schmutzer de Wessobrunn, c’est tout ce que nous en savons; h Dusseldorf c’est le jésuite Urban qui vers le même temps élève l’église de l’Hôpital.

Les deux Knobel, le père nommé Johann-Friedrich et le fils Jules-Friedrich étaient de Dresde; le père, né en 1724, mort en 1790, était élève de Johann-Christophe Knoffel et travailla longtemps en Pologne où il construisit à Grodno, depuis annexé à la Russie, une aile du château royal ainsi que la chapelle du palais des comtes de Brühl à Varsovie; Jules- Friedrich qui collabora quelque temps avec son père mourut en 1817. L ' Exercier Haas de Darmstadt date de 1 774 et eut pour architecte Schuhknecht, qui mourut en 1809; le château de Furstenstein, au comte de Ilocliherg, est construit en 1796 par Christian Tischbein, lîls d’un mécanicien, né à Marbourg en 1 753, mort à Schémieberg en 1819; les pavillons et grottes du château Marcolinisch à F riedrichstadl s’élèvent à la même époque sous la direction de Jean Schast, architecte russe, né à Novogoroden 1750, mort en 1798.

Au milieu de tous ces noms inconnus, deux seulement brillèrent d’un certain éclat, celui d’un Italien le Quaglio et d’un Français émigré Ramée. Le Quaglio naquit à Luinole 26 juillet 1730 et reçut les premières leçons de son père qui l’amena à Vienne où il termina ses études d’architecture: en 1750 il se

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