‹ Les architectes par leurs œuvresChapitre 151 sur 232 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

mais mourut avant l'achèvement des travaux qui furent alors confiés, en 1738, à son élève Franz Munkenast. Nous ne possédons d’ailleurs sur tous ces architectes aucunes notions biographiques.

Les deux Glenck, Johann-Jorg et Johann-Wilhelm, tiennent aussi une certaine place dans l’ histoire de l’architecture allemande du xvme siècle. Le second, qui n’était qu’un simple ouvrier, né en 1753, étudia les mathématiques chez son frère qui ne tarda pas à l’associer à ses travaux; c’est-à-dire : la construclion de l’établissement thermal d’Hesselbronn, l’achèvement de la Collégiale d’IIechingen, la restaurai ion de la forteresse d’IIohcnzollern ; mais d’autres travaux importants qu’il nous serait difficile d’énumérer ici furent confiés à Wilhelm qui mourut inspecteur des domaines du prince de Silésie, en 1810. Johann-Jorg né à Hall, en Souabe, qui était élève de l’école prussienne et l’archilecle du château d’Ablingen en 1 783, précéda son frère dans la tombe, sa mort étant arrivée en 1802.

En 1721, près d’Hochemonl, un archilecte italien fixé à Clirudim, Giorgio Quadroni, construit l’église Saint-Nicolas; un autre Malien, Andrea Pedetti, né vers 1715, directeur des travaux du prince-évêque de Lechsladt, donne le dessin du grand aulel de l’église Saint-Maurice à Ingolsladt et meurt en 1795. Un troisième Malien, Giovanni Sperandio, probablement de Mantoue, est appelé à Innsbrück en 1614 par la grande-duchesse Anna- Catherine, femme de Ferdinand II et exécute, en deux ans, l’église et le couvent des Serviles, ainsi que diverses autres constructions dans le Tyrol. Son contemporain, le P. Carolus, jésuite, construit, de 1027 à 1655, l’église de son ordre à Innsbrück, église qui n’a jamais été terminée par suite du départ de son auteur qui s’était couvert de dettes pour achever son œuvre. L’église collégiale de cette ville, Saint-Jacques, est postérieure d’un demi-siècle à l’église de Carolus. Construite de 1717 à 1724. elle eut pour architectes Antoine Délevo et Jorg-Antoine Gumpp, ce dernier né à Innsbrück en 1670 et mort en 1730. Innsbrück doit également à Jorg-Anloine, devenu le premier architecte de l’empereur, le Gymnase qui porte la trace des études faites par l’artiste en Italie; mais le projet qu’il fit pour une église paroissiale ne fut jamais exécuté. Est-ce ce Gumpp que les biographes ont confondu avec Gumpp Christophe, également

architecte de la Cour et conseiller à la cour des Comptes, constructeur d’un cirque et de plusieurs fontaines dans les jardins du duc Ferdinand-Charles à Innsbrück? nous le pensons sans pouvoir l’affirmer; ce que nous pouvons dire, c’est que l’architecte de l’église Saint-Jean-Nepomuk s’appelait Hyacinthe-Joseph Dorflinger, morten 1764etquel’éditicese construisit de J 729 à 1732.

Contenions-nous d’énumérer : la vieille Université (aujourd’hui l’ Académie des sciences, à Vienne) et un palaisàJagersbourg, architecte l’Allemand Manzard ou Manzer; des restaurations considérables au palais de Künigsberg par Scultetus von Unfried et Cranichfeld, ce dernier architecte aussi de la villa de Friedrichsoff, près Künigsberg, en 1753; un pont sur l’Elbe, à Witemberg, par un architecte du pays nommé Glasewald Ephraim; l’église de Mariazell, en Styrie, sur une colline appelée Landschühel, regardée comme une des plus belles de la région, malheureusement détruite par un incendie en 1827 : architecte, en 1647, l’abbé Benedict de Lambrecht; l’église Sainte-Croix à Lobau, par Elias Schulz, de 1703 à 1706; de 1680 à 1689, le château ducal à Meynungen, par Alexander Ross.

A Manheim, l’architecte allemand Richard commence la construction du château que termine Nicolas Pigage. Celui-ci, né en Lorraine, en 1721, avait été élève de l’Académie des arts de Paris. Ses études achevées, il alla retrouver, à Lunéville, son père qui était architecte du roi Stanislas, puis il parcourut successivement la France, l’Italie et l’Angleterre, observant et dessinant avec la volonté de devenir un jour un artiste sérieux. C’est alors, au retour de ses voyages, que l’électeur palatin le nomma son architecte et qu’il succéda à Richard dans la cons- Iruction du château de Manheim; il continua ses travaux par l’Ecole d’équitation et le grand autel de la chapelle du château, à Schwetzingen ; le théâtre de l’Orangerie, ainsi que les pavillons, les pièces d’eau, avec des jardins, furent élevés sur les dessins de Pigage. A Dusseldorf, il construisit les grandes écuries de la Cour et le château de plaisance de Benrath, à quelques kilomètres de la ville. Pigage, grand conseiller, architecte en chef et directeur des jardins de Manheim, membre correspondant de l’Académie de Saint-Luc de Rome et de l’Académie française, mourut à Manheim en 1796, laissant un ouvrage énumérant les œuvres d’art que renferment (ou renfermaient) les galeries de

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