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CHAPITRE XIV

l’église de l’Incarnalion et de l’hôpital général de Madrid, celle d’Atocha, la reconslruction, en 1761 , de l'ancienne chapelle des PP. del Salvador , celle delà Conception, en 1767, du théâtre de los Ccmos del Ferai construit, en 1730, par deux Italiens pour y représenter des ballets et des opéras bouffes, en 1 773, l’intérieur de l’église Santa-Maria, le palais du duc de Liria près de la porte San Bernardino et celui du marquis de Astorga. Il y a lieu d’ajouter à ces constructions ou réparations d’édifices, les fontaines de la promenade du Prado, le grand égout de la porle d’Alocha et le dessin du tombeau de don Manuel Ventura de Figueroa élevé dans l’église Saint-Martin, la chapelle de Notre- Dame del Pilar à Saragosse, la chapelle del Sagrario à Jaen, le dessin du portail de l’église de Santiago de Galice, l’abside de la cathédrale d’ Alméria; enfin, l’achèvement delà tour de l’église de Murcie ainsi que celui du portail de l’église de Tolède, létrasl yle d’ordre corinthien couronné d’un attique, sur lequel s’élèvent les statues des trois fondateurs, d’évêques et de martyrs, avec le dessin de la façade de l’église de Pampelune, forment l’œuvre principale de Ventura hors de Madrid. Quant aux collégiales dont il dessina les chapelles, les retables et les tabernacles, il serait trop long de les énumérer ici. Comme édifices civils, l’Espagne doit à Ventura l’hôpital d’Oviédo, celui d’Olot en Catalogne, celui de Gerone, de los Conchinos à Santiago de Galice, ainsi que les plans de l’hospice de Siguenza, des mairies et des casernes à Haro, à Villares, à Miranda, à Burgos, etc. Herrera dressa aussi des plans de théâtre, pour Murcie, Séville, la Coruna et Palencia, mais aucun de ces édifices n’a été construit. On lui doit enfin comme ingénieur, un pont de trois arches sur l’Aguéjo près de Ayllon, l’aqueduc de Pampelune et les établissements d’eaux minérales de las Caldas , en Asturies et de Trillo.

Un capitaine du corps royal des ingénieurs, Joseph Hermosilla y Sandoval, né à Llerema, se fît, de 1756 à 1776, une certaine réputation, comme écrivain, en traduisant Vitruve en espagnol et en relevant, avec le plus grand soin, les constructions arabes de l’Alhambra de Grenade, avec les restes du palais romain qui existaient encore à Grenade à cette époque. Son ouvrage, édité aux frais de la couronne, lui valut d’être nommé professeur d’architecture à l’Académie, architecte des travaux de la promenade du Prado el de l’hôpital général de Madrid.

Un des membres de la famille des Velasquez, ces peintres renommés de l’Espagne, Alexandre Gonzales, (ils de Pablo Gonzalez, né à Madrid en 1719, mort en 1772, s’est fait connaître comme auteur de plusieurs retables et autels à Madrid et comme professeur de perspective à l’Académie, mais toutes ses œuvres manquent d’élégance et de vérité. On cite cependant de lui l’ornementation de l’église des Nonnes de las Vallecas.

Diego de Villanueva, fils du statuaire Juan de Villanueva, qui obtint le premier prix d’architecture au concours ouvert en 1746 par l’Académie de San Fernando, fut bientôt nommé professeur, traduisit Vignole et, tant par son enseignement que par ses écrits, contribua puissamment à substituer au mauvais goût des architectes du commencement du siècle l’observation des règles de la véritable architecture. Il appuya son enseignement par des œuvres délicates et régulières qui, d’ailleurs, consistèrent seulement en retables et en autels, outre un plan de palais royal et un plan de muséum. 11 refusa, on ne sait pour quel motif, d’être pensionnaire de l’Académie de Rome.

Miguel Fernandez était, lui, pensionnaire de cette Académie lorsqu’il fut nommé en 1747, directeur de la section d’architecture, après la mort de Villanueva; son œuvre, outre le retable de l’église de Saint-Antoine des Portugais à Madrid, est le couvent de l’ordre de Montesa à Valence. L’église de ce couvent a trois nefs, d’ordre corinthien, avec transept et chapelles ; la nef principale, d’une forme particulière est semi-circulaire et renferme l’orgue. La façade, d’ordre composite, est flanquée de deux tours.

Né à Escalante en Aragon, en 1683, Josef Minguez, élève de Juan Bautista Perez, puisa dans l’enseignement de ce maître les mauvaises traditions de l’école de Churriguera; aussi les tours de l’église de San Lorenzo de Rusafa et le collège de Saint- Pie V, dans cette ville, sont-elles des œuvres sans goût et sans élégance ! On doit au Frère Atanasio de Aznar, de l’ordre de Saint-François en Aragon, l’église de Munebrega, qui n’était pas achevée au moment de son décès, arrivé en 1764; à Julian Sanchez Bort, capitaine de frégate, membre de l’Académie, la façade de la cathédrale de Luys, en 1769 ; à un Français, Jayme Marquet, venu de Paris avec le duc d’Albe, en 1758, les écuries et les communs d’Aranjuez. Marquet nommé, en 1759, directeur

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