‹ Les architectes par leurs œuvresChapitre 187 sur 232 · II · texte numérisé non relu

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cours de 1754, dans lequel il avait obtenu le deuxième grand prix, Domingo Antonio Luis de Monteaguado, mort à Santa-Fé en 1786, fut membre de l'Académie de San Fernando, dessina l’église circulaire de Montefrio, termina la façade de la cathédrale de Santiago, sur les dessins de Ventura et fit la « Capilla Mayor », ainsi que te chœur, les tours et les retables de celle de Loja.

De la même époque sont l’église de Santa Cruz à Madrid, l’église de Francesco Esteban et l’hospice d’Oviédo (moins la chapelle qui est de Ventura), construits par Pedro Menandez. C’est également en 1768 que fut créée l’Académie royale de San Carlos à Valence dont le premier professeur d’architecture fut Antonio Gilabert, l’architecte de la Douane. Ce même Gilabert éleva l’église elliptique des Esculcipios de cette ville dont la grande coupole et les voûtes sont d’un travail remarquable, la chapelle de Saint-Vincent Ferrer , les églises de Toris et de Chat Algaret le palais du comte de Villapaterna, aussi dans la province de Valence. On doit à un religieux de l’ordre de Saint-Jérôme, frère Francisco, fils du chirurgien Antonio Aldaz, néàOlallaobt, le plus grand nombre des édifices ou parties d’édifices élevés de 1768 à 1802. Ce sont ; le nouveau cloître de San Miguel de los fieyes, la chapelle du « Sagrario » de Rabielos, de Mora, l’église du bourg de Burjesa, Saint-Antoine de Valence, les jardins de l’Escurial et du « patio » de los Reyes , etc. Il composa dans ses rares loisirs des traités de coupe de pierres, de mathématiques, de géométrie, et mourut le 2 janvier 1802.

Un des praticiens les plus connus de la fin du xvnC siècle, en Espagne, fut assurément José Martin de Aldegüela ou Aldehuela de Tcruel, élève de Josef Corbinos, né à Manzoneda en 1730, qui, de 1750 à 1802, construisit ou dessina nombre d’édifices religieux : l’église et le collège des Jésuites de Teruel et l’église de Saint-Philippe-de-Neri îi Cuenca; au même lieu l’église des Bénédictines de San Pedro, celle des Franciscaines, de la Conception, l’hospice, et un couvent de capucins. Enfin on le chargea d’un projet de transformation du palais de Charles V, à Grenade, en un collège de Cadets américains, projet qui ne fut pas exécuté. Aldegüela mourut en 1802, à Malaga.

Dans une autre partie de l’Espagne^ à Barcelone, Pedro Cermeno, mort en 1792, fondait en 1753, dans le quartier de Barceloneta, l’église Saint-Michel, édifice dans le style du temps,

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avec trois entrées et un fronton triangulaire, ainsi que la nouvelle cathédrale de Lerida, édifice à trois nefs dont les voûtes sont portées par des pilastres d’ordre corinthien. Un des élèves les plus remarquables de Ventura Rodrigue/, Francesco Sanchez, naquit dans la province de Scgovie, en 1737 et mourut le 13 décembre 1800, à Madrid. On compte parmi ses œuvres la coupole et la chapelle de Saint-Ginès, la chapelle et le retable de Notre-Dame de la Soledad et la promenade du Prado, à Madrid. On lui doit également le palais épiscopal de Minorque, une partie des galeries de l’université d’Alcala et une partie du palais du duc de Medina-Cœli à Ségovie. En 1787, Manuel Machuca y Vargas, élève aussi de Rodriguez, premier prix d’architecture de l’Académie de San Fernando, fut nommé directeur des travaux du Ruen-Retiro. Les travaux de construction des églises de Dermes en Riscaye, de Membrilla, d’Ajalvir, de Miedes, de Rivadeo, ainsi que de la villa de la duchesse de Castejon, ont rempli la vie de cet artiste, qui mourut en 1 799. Nous ne pouvons passer sous silence un architecte français qui était né à Madrid, le 19 novembre 1735 et y mourut le 14 mars 1805 : Juan Pedro Arnal, dont le père était orfèvre et natif de Perpignan. Le jeune Arnal avait concouru à Toulouse et y avait remporté le premier prix d’architecture; revenu en Espagne, il fut chargé de relever les plans de l’Alhambra de Grenade et s’acquitta de cette mission de manière à mériter la place de vice-président de l’Académie des arts. On lui doit aussi la description de la mosaïque de Rielves, près de Tolède; enfin comme édifices, il a laissé l’Imprimerie royale qui était dans la rue de las Carrelas et l’Hôtel des postes (constructions de 1802).

C’est un religieux de l’ordre des capucins, né àEnguera, près Valence, en avril 1709, Francisco de las Cabezas, qui fit le plan de l’église de San Francisco el Grande de Madrid, et en dirigea pendant sept années la construclion. C’est une rotonde entourée de sept chapelles, ayant chacune sa coupole et semées des peintures signées d’Anlonio Velasquez, de Francisco Goya et desaulresartisles illustres de l’époque, maisnéanmoins Francisco eût évité les critiques qu’on a élevées contre celte œuvre, s’il eût exactement suivi les conseils de Ventura Rodriguez.

Né en 1717, à Lierganes, dans les montagnes de Santander, fra Antonio de Pontones, fils d’un pauvre maître tailleur de

pierres, apprit l’architecture à Valladolid. Il commença par relever les voûtes du couvent des Bénédictins de Sahagun et construisit la chapelle «del Pilar » à Ciudad Rodrigo, en butte aux persécutions des architectes de son temps, jusqu’au jour où il prit l’habit de religieux. Du reste, en dehors des travaux qu’il fit pour son ordre, à partir de ce moment jusqu’à sa mort arrivée en 1774, on ne cite de lui que le souterrain qui relie l’Escurial aux cuisines. La chapelle Sainte-Thècle à Tarragone, fut l’œuvre de José Prats qui l’acheva en 1 7 75 et resta maître de l’œuvre de cette cathédrale, pourvu du brevet de membre de l'Académie de San Fernando, puis de directeur des fortifications de l’Ile de Léon; l’église paroissiale de Santa Cruz, de Saragosse, en forme de croix grecque avec pilastres d’ordre corinthien, la maison des infants « del Pilar », la voûte élevée audessus du chœur de la cathédrale, la muraille construite sur le canal de l’Ebre près SanLajare, les églises de Urrea, de Benares, de Eraga, la collégiale de Sarinena et le plan de l’église d’Epila dont la façade est de Matias Sanz, le palais de /’ Ayuntamiento, le pont et le théâtre de comédie à Saragosse, sont les œuvres d’Augustin Sanz, né dans cette ville le 29 décembre 1724, membre de l’Académie de San Fernando en 1775, mort le 25 juillet 1 801 .

Lucas Cintora, de l’école de Séville, né à Filero en 1732, commença par être occupé à N.-D. « del Pilar », puis à la fabrique de cigares de Séville ; il dirigea ensuite la construction de la tour de Manzanilla, de l’église de San Juan de Arabal, du collège de las Becas à Séville, puis il restaura le palais du duc de Médina et l’hôpital royal. Mais son œuvre principale est la Bourse de Séville, qu’il releva d’un étage sur des murs d’une solidité insuffisante, au moyen d’arcs et de contre-forts habilement disposés. On doit aussi quelques écrits sur l’architecture à Cinlora dont la date de mort est inconnue. Ingénieur architecte, Juan de Sagarvinaya, né en 1700, répare la façade gothique de la cathédrale de Burgos et y élève la chapelle de Sainte-Thècle ; il construit l’église d’Osma, la tour et le portail de celle de Ciudad Rodrigo, le collège de San Barlolomé, à Salamanque et le couvent des Bénédictins de Sahagun. Des ponts et des chaussées élevés à Salamanque, à Ciudad Rodrigo, à Zamora, à Avila, à Cahorra et à Benavente complètent l’œuvre de Sagarvinaya,

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