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CHAPITRE XIV

Francisco Xavier Fabri, architecte italien, alors chargé de la construction du palais d’Ajuda. Mais, il faut le dire, Fabri fut le véritable créateur de ce palais, quoique ses plans aient été modifiés par Gaelano et qu’on lui ait associé, outre da Costa, Antonio Francesco Rosa dont nous reparlerons. Des trois collaborateurs, da Costa mourut le premier en 1802 et Fabri, le second, en 1807. Un second membre de la famille des Sousa, Emmanuel-Joachim, architecte agrégé de l’Académie de Lisbonne, né vers 1794, prit part au concours ouvert pour l’érection d’un théâtre sur la place du Rocio, pour le palais de la municipalité et pour le monument à élever à dom Pedro; c’est tout ce que nous savons de lui.

Rac/inslvi, à qui nous empruntons la notice biographique de Magalhaès Germain-Antoine-Xavier, dit que cet architecte fut chargé, par un décret de 1796, de la restauration de la cathédrale de Guimaraës, service pour lequel il reçut une pension viagère de 120000 reis et il ajoute que le travail de Magalhaès méritait plutôt un blâme qu’une récompense.

Nous citerons encore, pour en terminer avec le Portugal du xviii0 siècle, Charles Mardel, ingénieur et architecte hongrois, qui vint de Pologne en Portugal vers 1732 et mourut en 1763 avec le grade de colonel allaché aux constructions hydrauliques du royaume, puis Emmanuel da Maya ou Maïa, brigadier après Gaëtano de Sousa, qui fut l’auteur de l’aqueduc de Lisbonne, œuvre considérable qui dura vingt ans. Une inscription latine fixée dans la frise de l’espèce d’arc de triomphe sous lequel passe la rue qui mène à Renifico et à Cintra, et qui termine l’aqueduc, porte la date de 1758. Emmanuel da Maya qui était alors général du corps du génie, guardamor des archives et chroniqueur de la maison de Rragance fut chargé, en 1756, de présenter un plan pour la réédifîcation des quartiers éprouvés, l’année précédente, par le tremblement de terre. Ingénieur aussi, chargé par Philippe de la réparation de plusieurs places fortes et du dessèchement des marais, fra Giovanni Vicente Cazali, de l’ordre des servîtes, était né à Florence et mourut en 1793; nous ne connaissons d’ailleurs aucune de ses œuvres comme architecte.

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