SECTION ECCLESIASTIQUE
L'Eglise dans son ancienne constitution Jusqu'en 17^3.
L'Eglise a sa place marquée en tête de nos documents par deux raisons. Tune historique, l'autre de fait. Pouvoir unique en France du m® au v® siècle^ pouvoir partagé & contesté, mais victorieux jusqu'au xui® siècle.
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toujours associé à la civilisation & ayant joué dans la France entre les trois états le plus grand rôle, TEglise a droit de figurer en tête des archives d'autant plus qu'elle leur apporte le contingent le plus fort & le plus ancien.
Nos papyrus sur lesquels sont écrits les actes les plus importants des deux premières races proviennent des abbayes, chapitres & monastères. Il y eut plusieurs régnes pendant lesquels Tabbé de Saint-Denis fut régent en l'absence du roi & le chartrier de l'abbaye les archives de la France, bien avant l'institution du Trésor des Chartes. En outre, la ligne de démarcation entre l'état de choses ancien & le nouveau est ici franchement tracée, l'Eglise a fini son rôle politique avec la Révolution, elle représente l'ancienne société & s'arrête en 1793, date de sa suppression; après cette date ce n'est plus un pouvoir, c'est un service administratif comme les autres, & il se place dans le ministère des cultes.
Je sais l'efiet qu'aurait produit sur l'esprit de Daunou le mot Eglise y placé en tête des
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documents de l'histoire conservés aux archives, car j'éprouve la même répulsion en voyant se prélasser à cette même place, encore aujourd'hui, les actes & papiers du Comité de salut public. Le premier de ces classements est déduit de l'esprit même des documents historiques, il n'a rien de politique ni de clérical, tandis que le second résonne comme im défi porté à l'histoire & à tout ce qui en fait la moralité.