LA GHOIX-AU-BOST
Lespinasse.
Coursaget.
Palluet.
La Bruyère.
Feuilloux.
GHAHONAT.
V^aux-Saint-Jean .
Âunat (Temple d').
Bessamorel.
Burdelles.
ATBN (Temple d') — (GorréBe.) Pnigne.
Belveyre.
Chambon.
Saint-Léger-de-Merle .
Donzenat.
Langlade.
Mons.
Aisat.
Alasse.
Saint-Geopges-de-Salon ,
Saint-Jean-de-Donne.
Ce fonds est l'un des plus riches et des plus intéressants des Archives départementales par les nombreux renseignements historiques , de familles, topographique^ et autres quon y trouve. Il a été soumis à un triage préparatoire, quant aux parchemins et aux papiers. Les nombreux registres terriers, procès-verbaux des visites des commanderies etc., qu'il contient ont été provisoirement inventoriés sur des bulletins très-sommaires, pour faciliter les recherches qui sont assez fréquentes dans ce fonds.
Ordre de Saint-Antoine de Viennois. — Triage préparatoire. — En résumé, comme on a pu le voir par les tableaux ci-dessus, les séries A, fi, C, D, sont entièrement classées et inventoriées. La série E est classée et inventoriée, jusqu'à Tart. 1899, ?• volume (en décembre 1874). La copie de l'inventaire des articles E 1765 à E 1899 est entre les mains de rimprimeur. C'est la continuation du 9^ volume qui commence par l'article E. 1201 .
Dans la série G sont trois fonds prêts à être inventoriés, 9 fonds sont à l'état de triage préparatoire.
Dans la série H, 1 fonds classé et possédant uu
inventaire analytique ; \ fonds classé prêt à être inventorié, 38 fonds, en général, peu considérables, à l'état de triage préparatoire.
Deoxième Partie
COMPRENANT LBS ABCHIVBS POSTEBIBUBBS A 4790
NoTâ. — Les doeinents indiqués par le cadre et marqués d'an astérique
n'aillent pas dans las Archives do RbOne.
Série K.
Lois, ordonnances et arrêtés. — Moniteur et autres publications officielles. — Registres des arrêtés des administrations de département, des Préfets et des Conseils de préfecture.
SéHe L.
Documents spécialement relatifs aux administrations de département, de districts et de canton, depuis la nouvelle division de la France en départements jusqu'à l'institution des Préfectures, en Tan VIII. Non inventoriés.
Série M.
Personnel et administration générale. — Personnel administratif. — Elections ou nominations des députés, des membres du Conseil général et d*arrondissement. — Elections communales. — Police générale et administrative. — Santé publique et salubrité. — Subsistances. — Divisions administratives.
— Population. — Etat civil. — Statistique. — Agriculture. — Industrie. — Commerce.
Série N.
Administration et comptabilité départementales.— Délibérations du Conseil général — du Conseil d'arrondissement. — Comptabilité générale du département. — Immeubles et bâtiments départementaux. — Mobilier départemental.
Série O.
Administration et comptabilité communales. — Agents salariés des communes. — Biens communaux. — Travaux communaux, aliénations, acquisitions, dons et legs, budgets et comptes. — Octrois et revenus divers , voirie urbaine , vicinale , cours d*eau non navigables.
Série P.
Finances. — Trésor public et comptabilité générale. — Contributions directes, indirectes. — Cadastre. — Eaux et forêts. — * Douanes. — Postes.
Série Q.
Domaines. — Domaines nationaux. — Administration et contentieux des domaines. — Biens communaux vendus, en 4 813, au profit de la Caisse d'amortissement.
Série R.
Guerre et affaires militaires . — Organisation et
recrutement de Tannée. — ^Remontes. — ^Convois et subsistances militaires. — Garde nationale. — Gendarmerie.
Séria S.
Travaux publics. — Ponts-et-Chaussées. — Grande voirie. — (Jours d'eau et usines. — Navigation. — Canaux. — * Ports, — Mines et minières. — Dessèchements. — Chemins de fer. — Ateliers nationaux de 4848.
Séria T.
Instruction publique. — Sciences et arts. — Instruction primaire. — secondaire. — supérieure. — Bibliothèques. — Sociétés académiques. — Imprimerie. — Librairie. — Antiquités. — Théâtres.
Série U.
Tribunaux. — - Frais de justice. -^ Dépenses de l'ordre judiciaire.
Séria V.
Cultes. — Clergfé cathoHque. — Cures. — Succursales. — Chapelles. — Aimexes. — Fabriques. — Communautés religieuses. —Pensions et traitements ecclésiastiques. — Cultes non cathohques.
Série Z.
Etablissements de bienfaisance. — Hospices. — Hôpitaux. — Bureau de bienfaisance. — Compta-
bilité des hospices et des hôpitaux. — Des bureaux de bienfaisance. — Aliénés. — Enfants assistés. — Aveugles. — Sourds-muets. — Caisses d'épargne. — Monts-de-piété .
Série T.
Etablissements de répression. — ''''Maisons centrales. — Prisons départementales. — Dépôts de mendicité.
Série Z.
Affaires diverses, ne rentrant pas dans les séries précédentes.
Toute cette seconde partie du cadre est classée conformément aux instructions ministérielles, ce qui facilite singulièrement les recherches, mais ce classement aura besoin d'être remanié dans quelques parties, à cause des versements annuels des papiers des bureaux de la Préfecture et d'autres administrations. Ce sera une œuvre de temps et de patience.
Tel est aujourd'hui Tétat de nos Archives départementales du Rhône. Après tant de vicissitudes, elles sont enfin entre de bonnes mains, et leur classement, comme leur inventaire sommaire, avance aussi rapidement qu'il est possible de l'exiger d'un seul conservateur dont le travail est incessant, de toutes les heures, de tous lesj'ours et fait avec le soin le plus parfait.Mais,quand sera terminée sonimmense œuvre? Quand les hommes d'études pourront-ils connaître exactement tout ce que renferment tant de centaines
de cartons et de milliers de titres ? Et cependant l'histoire ne peut s'écrire véritablement qu'à l'aide de ces titres qui, seuls, peuvent éclairer certains faits, encore obscurs ou nous en révéler même qui soht encore entièrement inconnus. Ce siècle ne verra peutêtre pas finir nos inventaires sommaires. — Pourquoi dès lors, le gouvernement n'impose-t-il pas aux départements, aux communes, aux établissements de charité lobligation de doubler le personnel des conservateurs des Archives historiques, surtout dans les grandes localités ^ Cette dépense ne serait-elle pas plus profitable que les millions qu'on emploie pour construire des escaliers en marbre, des rampes en onyx, des statues en porphyre au Grand-Opéra de Paris ! ! ! Un aide -archiviste est indispensable dans de grandes Archives comme celles de Lyon ; — car un seul ne saurait suffire à la rédaction de l'inventaire, qui exige tant de schus miputieux et d'intelligente attention, et à répondre au public studieux qui firéquente les Archives et abuse souvent du temps et de l'obligeance de leurs conservateurs. Je ne saurais donc assez engager le Conseil municipal et le Conseil général à inscrire à leur budget une somme largement suffisante pour le traitement d archivistes paléographes auxiliaires dans nos deux grands dépôts, dont le concours est véritablement indispensable à nos deux conservateurs actuels. Ces grands services sont en souffirance, qu'ils le
sachent bien , et ils devraient le savoir, car la loi
impae au Conseil général l'obligation de visiter annuellement les Archives départementales et de pourvoir i tous leurs besoins. Que, Tan prochain, ce Conseil délègue donc deux de ses membres, qui
sauraient ce que sont et ce que doivent être des archives, pour visiter, non pas en se promenant dans ce dépôt, comme cela a lieu, mais pour se rendre compte par eux-mêmes de l'état, si peu avancé, du classement de nos Archives départementales. — Et si ces délégués n^ont pas Taptitude et les connaissances nécessaires pour faire cette inspection, pourquoi ne s'adjoindraiSent-ils pas des hommes spéciaux qui, avec M. le Conservateur, leur fourniraient les renseignements nécessaires pour la rédaction de leur rapport ? — Dans ce rapport, ils auraient aussi à dire que les allocations pour l'entretien de nos Archives ne sont pas suffisantes non plus. — Aujourd*hui, il est vrai, la grande majorité des titres est enfermée dans des cartons, ayant la forme de la couverture d'un livre, mais ces cartons ne conviennent pas, dans une ville comme la nôtre, oii, malgré toutes les précautions, une poussière grasse et difficile à enlever se pose sans cesse partout et s'infiltre même dans les livres. Il serait donc urgent, indispensable aussi, qu'on ftt, pour nos Archives municipales et départementales, des cartons semblables à ceux en usage aux Archives de la Charité et de THôtel-Dieu, ou aux cartons-étuis employés aux Archives de Mâcon et ailleurs. La dépense serait un peu plus considérable, il est vrai, mais nos titres ne seraient pas maculés ni froissés comme ils le sont nécessairement dans les cartons actuels ; beaucoup deviennent presque illisibles au haut des pages, et la partie inférieure se déchire Pourquoi n'accorderait-on pas non plus des fonds plus considérables pour la reliure des anciens registres, dont beaucoup s'efibndrent ; tels, par exemple, ceux du grand et
précieux fonds de Malte, si riche ea arbres généalogiques et qui se déchirent et s'altèrent de plus en plus, — et, cependant, que de familles sont intéressées à la parfaite conservation de leur origine ! ! !
Je Uvre ces observations à nos Conseils électrEs. — Leur mission est de s'occuper des intérêts matériels de la ville et du département, — de tout voir par eux-mêmes, de pourvoir à tous les besoins urgents, de leur consacrer tout leur temps, qu'ils perdent malheureusement si souvent en discussion de choses qui ne sont pas de leur domaine. Qu'ils songent donc enfin à nos Archives, à leur conservation ; ils ne sauraient mieux employer leurs réunions.
Qu'on me permette aussi quelques autres observations. D'après les instructions ministérielles dont j'ai donné la date, chaque article de chaque série des inventaires doit porter un numéro, et la lettre de la série à laquelle il appartient. Chacun de ces articles a deux dates extrêmes, souvent bien éloignées Tune de l'autre... De la sorte, le lecteur qui tient à connaître la date de Tun des titres compris dans cet article est obligé de recourir au titre lui-même s'il veut connaître cette date. Cette recherche est facile pour celui qui habite la ville où se trouvent lés titres qu'il tient à consulter ; mais Thomme d'étude, qui demeure au loin, peut-il, pour une simple date seulement, être obligé de se déplacer et de s'imposer des frais de voyage souvent coûteux? Du reste, une récente et bien lugubre catastrophe vient de démontrer tout ce qu'ont de défectueux les instructions de M. de Persigny, sur l'inventaire des Archives. La Commune de Paris, d'odieuse mémoire, en incendiant plusieurs des dépôts d'Archives , de Paris, a détruit, pour toujours, un
trës-grand nombre de monuments très-importants de notre histoire . Le souvenir mdme de ces monuments eût été perdu sans les inventaires déjà commencés, — mais ceux-ci ne portant, comme je viens de le dire, que des dates extrêmes, quelle date certaine peuton donner aujourd'hui à chacun des titres qui ne sont indiqués parfois que par un ou quelques mots ? * Mais Texpérience ne sert & rien; — ',1a routine, Taveugle routine, et Fautocratie des bureaux des administrations l'emportent partout en France. C'est ainsi que la Commission des Archives de Lyon, justement frappée des inconvénients de ces dates extrêmes avait cru devoir engager l'un de MM. les archivistes de Lyon à donner une date spéciale à chacun des actes inventoriés. Mais l'administration supérieure de Paris» qui s'est réservé le contrôle des épreuves de chaque feuille de nos inventaires de province, a renvoyé la feuille déjà imprimée, avec un rappel sévère à ses regrettables prescriptions. Ce contrôle peut, sous un certain rapport, avoir une certaine utilité, mais le bureau qui en est chargé peut-il l'exercer réellement, et se rendre compte du mérite intrinsèque de la copie soumise à sa haute appréciation... toujours infaillible?,.. Un écrivain de mérite et qui a l'habitude du classement et de la confection des inventaires d'Archives considérables, a dit, avec raison, à ce sujet :
« Le bureau du Ministère de l'Intérieur sait-il si l'analyse d'un portefeuille ou d'un registre est eomplèfe^ fidèle, intelligente? Conmient peut^il savoir qu un portefeuille contient des sceaux^ lorsque la copie n'en dit rien? Peut-il deviner que telle comptabilité comporte une trentaine de registres et autant
de portefeuilles, si on ne l'indique pas exactement? Cette approbation ne saurait donc protéger efficacement les travaux de cette nature. . . »
U me semble donc que le moment est venu où la ville de Lyon doit protester hautement contre un arrMé ministériel dont le temps a fait justice et qui met toutes nos Archives sur un véritable lit de Procuste. La ville doit demander que, désormais, chaque pièce inventoriée porte sa propre date sur les inventaires , car, à qubi servent les inventaires actuels, si laborieusement dressés, qui coûtent si cher, si on y supprime les dates, malgré les leçons d'une douloureuse expérience ?
Un dernier mot sur nos Archives départementales^ et, je remprunterai encore à Texcellent rapport présenté au Conseil général par M. Gauthier, en août 4878. « Nous ne possédons que fort peu de renseignements, dit M. Gauthier, sur les di£Eérents archivistes antérieurement à mon prédécesseur immédiat. Pendant la période révolutionnaire. Pelletier et Pienre Blachier, ancien archiviste du bureau des finances de la Généralité, furent archivistes du district de Lyon. Lors de la suppression des districts, ce dernier fit la remise des papiers à M. Gruigoud, secrétaire en chef de Fadministration départementale.
« Le 27 germinal an X, M. Ferrand, ancien receveur de l'enregistrement, fut nommé archiviste de la Préfecture. Il nous reste un rapport de lui sur la ftcheuse situation des Archives et les moyens pour les améliorer.
c M. Cochard, conseiller de préfecture , s'occupa bénévolement dès Archives pendant quelques années avant la Bestauratîon . Son passage aux Archives
fut désastreux; par son fait et sa négligence, probablement involontaire, les Archives furent dépouillées d'un grand nombre de titres des plus précieux.
« Sibon fut employé comme commis aux Archives, vers 4819, peut-être même plus tôt. On lui doit la translation des Archives de la rue Sala, où était la Préfecture , au nouvel Hôtel de Préfecture , dans l'ancien couvent des Jacobins . Il paraît avoir beaucoup travaillé .
a II eut pour successeur M. Testenoire qui n'exerça les fonctions d'archiviste que fort peu de temps.
(( M. Jacques- Vincent de Saint-Bonnet, homme instruit, capable et laborieux, fut archiviste de 4828 à 4 833, époque à laquelle il se démit de ses fonctions. On lui doit la réintégration aux Archives du Cartulaire de l'Ile -Barbe. Pour activer son travail, il poussait le zèle jusqu'à payer des aides sur sesfidbles appointements.
« M. Ghelle, élève de l'Ecole des Chartes, fut nommé en 4 834 ; il décéda au mois de mars 4 848 .Enfin , après une vacance de six mois, M. Gauthier, archiviste, fut nommé aux fonctions de conservateur des Archives du Rhône, par arrêté du 25 août 4848. Cette nomination fut confirmée par décision ministérielle du 27 mars 4 850, après que le titulaire eut fourni un double travail d*épreuve qui fut soumis à l'examen de la Commission des Archives départementales et communales, instituée près le ministère de rintérieur. »
Plus tard, M. Gauthier fat chargé successivement 4^ par arrêté du 24 octobre 4854, de faire l'intérim aux Archives de la ville, après la mort de M. Grandperret ; 2* par arrêté du 4 2 mai 4 855, de l'inspection
des Archives communales et hospitalières du département ; 3^ par arrêté du 4*' juin 4 856, de la direction des Archives de la viUe de Lyon. Par la même décision, M. Rolle, nommé archiviste-adjoint, fut chargé des Archives de la ville. M. Gauthier est encore aujourd'hui en fonctions et continue, avec un 2èle et un dévoûment dignes d'éloges, Timportante mission dont il est chargé.
M. Gauthier a eu aussi à s'occuper des Archives de Tarrondissement de Villefranche et de celles des communes du département. En 4863, il fit classer sous sa direction, par M. Rolle, archiviste-adjoint, les Archives déposées à la sous-préfecture de Villefranche ; ce travail fîit fait avec un soin accompli, et M. Gauthier put dire à M. le Sénateur, chargé de l'administration du Rhône, dans un rapport, du 4*' août 4864 : c Lorsque MM. les inspecteurs généraux visiteront les Archives de la sous-préfecture de Villefranche, ils n'auront, je Tespère» que des éloges à donner à Tarrangement de ce dépôt. C'est maintenant aux employés de M. le sous-préfet qu'incombe le soin d'entretenir le classement des papiers tel qu'il
a été organisé. » — Mais U n'en a pas été ainsi
On peut en juger par ces quelques lignes, mises par le sous -préfet de Villefranche, en août 4874, en marge d'un questionnaire qui lui avait été adressé par le Ministre de l'Intérieur : « H existe un local spécialement consacré aux Archives. Il fut réparé en 4864, mais il reste toujours obscur et incommode. Le matériel est insuffisant, quoique le local soit garni de rayonnages. Depuis le classement fait en 4863, on ne s*est pas occupe, faute d'un employé spécial, de la conservaiUm de l'ordre établi dans les articles.
Depuis 4864, aucun papier n'a iU clasêé. Cette négligence n'est-elle pas véritablement coupable ? »
La situation des Archives des conununes, ajoute M. Gauthier, dans son rapport au Conseil général, on 4 873, n'est pas aussi satisfaisante, non plus qu'on pourrait le désirer. Malgré les nombreuses circulaires et les lettres individuelles adressées à MM. les maires, depuis 4 842 — et surtout depuis 4 860 ; — malgré les tournées d'inspection faites pendant plusieurs années ; — malgré, enfin, des cadres imprimésqui ont été adressés à toutes les communes pour obtenir des inventaires uniformes, nous n'avons reçu que 423 inventaires réguliers sur 262 communes. Et ce qu'il y a de plus fâcheux, c'est que ce sont les communes les plus importantes qui ont montré le moins de bon vouloir, telles que l'Arbresle, Momant, Saint-Oenis- Laval, Saint - Symphorien - sur - Coise, Vaugneray, Villeurbanne et dans l'arrondissement de Villefranche : Amplepuis , Anse , Belleville , Bois-d'Oingt, Tarare, Thizy, Villefiranche. Il n'est pas à supposer que, depuis 4 872, ces communes aient montié plus de souci pour la conservation de leurs titres. Elles n'ont eu qu'une préoccupation, ceUe de nommer des conseillers incapables et d'une exagération d'opinions indicible, et d'éloigner des Conseils tous les hommes honnêtes, intelligente et aptes à gérer les intérêts de leur pays, — et on appelle cela le pro* gris ; — mais c'est reculer, en réalité, vers la barbarie
En ce qui concerne les inventeires des hôpitaux ou hospices de Beaujeu, Belleville, Condrieu, Tarare, ils sont faite et approuvés depuis longtemps. Ces travaux n'étont pas assez considérables pour faire Tob-
jet de publications spéciales, ils seront imprimés dans l'inventaire des Archives départementales, en supplément à la série H. Quant à l'inventaire de l'Hôtel- Dieu de Villefranche, il est fait et imprimé depuis plusieurs années. L'inventaire de la Charité de Lyon avance rapideipent ; le premier volume est terminé et le second s'achève, par les soins de M. RoUe.
Je m'arrête ici, en ce qui concerne nos Archives municipales et départementales. Mon récit a peut-être été trop long ; mais j'ai tenu à écrire toute leur histoire, quelque lamentable qu'elle soit..., et j'ai cru devoir, dussé-je blesser l'amour-propre de mes compatriotes, ne rien cacher d'une situation aussi regrettable. Cette situation accuse et nos pères et la génération présente ; tous sont également coupables. Le passé servirait-il de leçon à l'avenir ? Je voudrais pouvoir l'espérer.... ; mais on ne change pas facilement le caractère et les habitudes d'une population, et sommes-nous au bout de nos révolutions ? L'indolence et l'insouciance sont aussi nuisibles à des Archives que les commotions politiques. Les unes laissent dépérir nos richesses, faute de surveillance ; les autres, brutales, stupides, saccagent, brûlent et détruisent... le résultat est le même : c'est l'anéantissement d'une partie de nos plus beaux monuments.
Je paisse maintenant à une autre série d'Archives — aux Archives jttdtciatre^. Cette nouvelle page sera aussi douloureuse que les précédentes ; mais pourrait-il en être autrement ? Quand on se persuade que les lettres, les sciences et les arts ne sont quun luxe, qu*on ne s*accorde que dans les temps heureux, on ne saurait espérer qu'en tout temps, chaque jour, sans cesse, on veillera à la conservation et au perfection-
uemeat de Oépdis comme ceux de qob ArchÎTes... Nos Archives judiciaires ont étô donc ausai délaissées que les autres — et on peut se demander, aussi tristemeat, si dans l'avenir, elles auront un meilleur sort.