‹ Les archives de LyonChapitre 37 sur 48 · Remises de décimes · texte numérisé non relu

Remises de décimes

3. — Traité entre l'archevêque et le comte de Fores (4 4 67) au sujet de leurs droits seigneuriaux dans la ville.

Foy et hommage de rarchev6ché envers la souveraineté de Dombes (4364).

Foy et hommage du sire de Beaujeu envers l'archevêque (4564). Chapitre de Trévoux.

4. — Anciens inventaires des titres de l'archevêché, en 4682, 4690, 4724, 4740, 4749, 4754 , 4758.

Comme je l'ai dit plus haut, les commissaires du district, en saisissant les archives u du cy-devant archevêché, » inscrivirent à la suite de l'inventaire sommaire de très-nombreux terriers, mais au lieu d'indiquer le nom de la terre que ces registres concernaient, ils se bornèrent à les mettre sous celui de leurs rédacteurs. Ainsi, ils ont dit : « 5 vol. du terrier Michel^ 4732, » ou bien encore « terrier Laureni^ 4638. » Usent inscrit sous le nom des terres les, terriers d'Anse (4683), de Chazey (4574), Chasselày (4685-94), Froficfteoi/fe, 0u«jn« (4545), Chazey^ MarciUy^ Anse (4370), Orliénas^ etc Une

partie de ces terriers impoctants, ainsi que beaucoup d'autres, se rencontrent aujourd'hui aux nouvelles archives de l'archevêché, si bien agencées par M. le chanoine Servonnet. Je dirai plus loin comment ces titres furent restitués à l'archevêché, mais cette restitution n'a été que partielle, et le département a gardé tous les titres, ou à peu prèSy qui sont relatés dans des reg^tres qui furent aussi confisqués, et dans lesquels se trouvent mentionnés tous les monuments dont je vais parler maintenant, et qui appartenaient,

soit à l'archevêché, soit au chapitre. •

T. I à V.— Articles relatifs 4 * à la tenue des chapitres

et aux statuts, et 2'' à la lecture de la Grégorienne,

3^ aux dons, refusions. '

T. V. — Chappes de réception, titres d'ordres,

ordres à prendre par les chanoines et autres de Téglise, examens des ordinants, préséances entee les chanoines, élévation sur chœur, hospices, subventions et impositions sur les affitires de TS^ise.

T. YI. — Première résidence, di^»enfie de résidence, études et livraisons, résidence annuelle.

T. VIL — CSievuliers et perpétuds.

T. VIII. — Hahits de l'église et haUllemeots, clercs et clergeons, manécantant, séminaire et écoles.

T. IX. — Office divin en général, office divin « priva, habitation pour Tofice , nomination des serviteurs.

T. X. — Suite de Toffice divin, fôtes de No6l et autres, messes matinières et autres, épitres et évangiles, matines, dispenses, processionset jours où{le chapitre sort de son église, jours oh les antres chapitres doivent venir à Saint^Jean.

T. XI. — Suite de l'office divin, indulgences, pardon et offrandes, livres de chant et autres, enterrements, prières pour les trépassés, concessions de sépultures, droits de tête, sacristain de Seint-Btienne, maj^uiUier et office de la dite église, custodes et desserviteurs de Sainte-Croix et office de la dite église.

T. XII. — Anniversaires et livraisons, fondations, anniversaires et livraisons fondés par les archevêques, cardinaux et autres; livraisons des polettes, des vacances, livraisons quartes dues pour dignités, anniversaires et livraisons sur des maisons dans la ville, idem sur obéances et fonds hors la ville, livraisons aux chanoines et autres de l'Eglise, idem aux laïques et agrégés, pensions dans la ville, hors la ville, pensions.

T. XIII. — Prébendes.

T. XIV. — Œuvre et fabrique, trésorier et trésor.

T. ÎV. — JuridictioD du gkdve et du cloître, cour commime.

T. XVI. — Juridiction temporelle au clottre, police ^ voirie, publications de testaments, successions.

T. XVn. — Officiers en gpénéral, juges du glaive et du clottre, sceaux de l'Eglise, juges ordinaires et criminels, juges des appels, promoteurs, procureurs généraux et constitués, greffiers, sergents, messagers, médecins, chirurgiens.

T. XVin. — Office du dapifer, lecteur de r église, théologal, prédicateurs, sous-maître du chœur, scholastique, marguillier du chcBur, receveur, comptes, secrétaire, bâtonnier.

T. XIX. — * Maisons canoniales et autres.

T. XX. — Immeubles de l'Eglise et du cloître, tenue des conciles, libertés ecclésiastiques, troubles de religion, trésor, collation de bénéfices, nouveaux fruits des bénéfices vacants, fondations de chapelles et monastères, serment du prieur des Cannes, établissement de la Providence, première pierre posée aux Augttstins.

T. XXI. — Foi et hommage au roi, impositions par la cour de Rome, impositions royales, amortissements, francs-fiefs, nouveaux acquêts, eaux et forêts, broteaux, pêche, affaires avec la ville, gouverneur, prévôté des marchands, échevins, réceptions de rois, reines, etc.» réjouissances de la ville, comptes patrimoniaux, préséance, réparations de fortifications, entrées de vin.

T. XXII. — Syndics, conseils du chapitre, dépu-

téB, temporel de TEgUse, réglementa, formes, don^, aumônes.

T. XXIII. — Monnaie, leyde du sel, banvin d'août, poids de la ville, grenette, cartelage^ péage, pontonnage, péages de MAoon, Belleville, Biottiers, Trévoux, foires et marchés, fontaine de la place.

T. XXIV. — Directe en.général et en particulier.

T. XXV. — Accords des lods, directes du grand comtal.

T. XXVI. - Idem.

T. XXVII. — Obsèques en général.

T. XXVIII. — Albigny, Anse, Arche et Fontaine, Archieu, Marive et Simandres, Ars, Cibeins et Miserieux.

T. XXIX. — Balan et Bouligneux-en-Bresse , Brousses et Satholas, Brindas et Messimieux, Bron et Vaise, Châteauneuf et Dargeoire» Chamay.

T. XXX. — Condrieu et Couzon.

T. XXXI. — Dessines, Charpieu, Doysieux, Ëcully , Frans et Chaleins , rente de Jarmost en Dombes, Genay et Sivrieux.

T. XXXII. — Idem de Givors, Grammont et Fontanez, Lent et Lentilly, Lissieu, Millery, Montaney, NuUize et Ciommelles, Papelonges^ Pérès et Taponazi Polliet et Buenans.

T. XXXIII. ~ Idem, Reyrieu et Parcieu, Bivede-Gier, Roche-Taillée, Bochefort, Rontalon, Saint- André-la-Côte, Saint-Andéol-le-Chftteau , Saint- Andéol-la-Vala.

T. XXXIV. — Idem, Saint-Bernard, Saint-Cyr, Saint-Didier, Sainte-Foy.

T. XXXV. — Idem, SainlnGenis-Laval, Laye et Beauregard, Saint-Genis-L'Argentière, Saint^Genis-

le»-0]]ières, Saint-Genis-Terre-Noire , main.

T. XXXVI. -^ Idem, SaiDt'-Jean*-de-Boimefbiid, SaiQWean«-de-Thurigmeu, Saint-Martin- en-Haut, Saint-Martin -la-Plaine , Saint-PauI-en- Jarrets , Saint-Symphorienle-Château, Sandrans, Sorbières, Sotemon, Soucieux.

T. XXXVII. — Tassin , Temand, Vaugneray , ViUemontois, BuUy et Cordelles, Cherriers, Gourgois et Verrièrea,

T. XXXVIII. — L'Ile-Barbe.

Statuts. — Service divin. Cérémonial. Division des biens de rEgUse. Collation des bénéfices. Preuves de noblessse. I^matie de l'Eglise de Lyon. Droits synodiauz de cire et d'encens. Indulgences et jubilés.

Abel.

JuRiDiCTiOM TEMPOBBLLB BT spmiTUBLLB. — Franchises du clottre. Justice séculière. Sénéchaussée. Justice du glaive spirituel. Justice, cour commune. Maisons canoniales.

VtLLB DB Lyom. — Droits honorifiques. Eiem{>-

tioos, privilèges, honneur», titreft de cemtoe, préséance sur les corps. Droits utiles, leydes, péages, cartelages, poids, etc...

DiBBCTE. — Pensions et fonds. Grand Comtal.

Tbstamekts. — Fondations. Livraisons. Anniver* saires.

Bel.

Pensions affectas aux livraisons. — Fondations et anniversaires. Pensions en ville , pensions hors ville, pensions remboursées.

BOOB.

Pbébbnpbs & Saint-Jean.

Galeb.

Prébendes à Sainte-Croix. Saint-Etienne et hion les trois églises.

Gham.

ABCHBvâcHii. — Spirituel. Régate. Primaiie. Clergé, etc. Temporel. Fiefii. Châteaux. Terres. Dixmes et Directe.

DanlAl

DiQNiT^s. — Doyenné. Arehidiaconé.Piécenteite.

Chantrerie. Chamarerie. Sacristie. Custodeiie. Prévôté de Fourvières. Maîtrise du chœur.

David.

Offices. — Fabrique. Mai^illier. Perpétuels. Sous-mattre. Scholastique. Trésorier. Théologal. Custodes. Sacristain de Saint-Etienne. Dapiférerie. Panneterie. Manécanterie. Séminaire. Officiers particuliers.

Droits GiiNB]iA.ux qui n'ont pu entrer dans aucune obéance particulière ou qui les regardent toutes.

Iles, Brotteaux. Rivières. Foi et hommages faits au Roi. Amortissements. Flancs-fiefs» etc. Procès avec les seigneurs du Pores, de Beaujeu, de ViUars, etc. Fîefe en général. Directe ea général. Obéances en général. Matières mêlées.

Ansb et héritages en dépendant, savoir : Ambérieu. Beligny. Lucenay. Morancé. Quincieux. Thézé et autrefois Saint-Bernard.

Sadras.

Albigny. —Arches et Fontaines. Archieu. Arge n tières, Ars et Cibeins. Balam. Brindas etMessimv. Magdalenès. Bron et Veytje. BuUy et fordelles. Lentigneux.

Ssther.

La Chanâl et Saint-Espipot. — Charnay. Charnis. Gheriers. Cliftteauneuf et Dai^ire. Coazon.

Festos.

CoNDEiBU et Chayanat. — Dessilles et Charpieu. Doysieu. Ecully.

Oad.

Frbms. — Chatelas et Jassands. Genay. Givors. Gourgois. Grammond.

Jacob.

Lbntellt. — Lent et Saint-Etieiine-da-Boîs. Lissieu. Millery. Mizerieu. Mantany et Trezettes. Nervîeu. Nullize et Corneilles. Papelonges. Perez et Taponaz. Beyrieu et Parcieu. Rive-de-Gier.

Job.

BoCHBFOBT. — Bontalon. Saint-Martin-en-Haut. Rochetaillée.

JoSl.

Saint-ândré-la-Côtb. — Saint-Anduel-Ie-Chft* tel. Saint-Anduel-la-Vala. Saint-Cyr. Saint-Didier* au-Mont-d*Or.

Jonao.

Saintb-Foy. — Saint -Gennain- au -Mont-d'Or. Saint-Jean-de-Bonnefonds.Saint-JeaD-de-Thnrignea.

Josné.

Saint-Gbnis-Laval. — Saînt-Genis-les-Ollières. Saint-Genis-Terre-Noire. Seilleu. Saint-Martin-la- Plaine.

Labaa.

Saint-Paul-bk-Jabbbts. — Saint-Symphorienle-ChAteau. Sandrans. Sénéchaussée. Sivrieu. Socieu. Sorbiers et SaintrGenis-Lerpt.

liOtS.

Ilv-Babbb. — Manse abbatiale* Pommiers. Thurins. Manse t^apitulaire.

Moifte* Suite de Vile-Barbe.

DiaNiTBS ou offices. — Prieurés forains. Mattre du chœur. Saint-André et Sainte«Anne. Infirmerie. Malaucène et Rozans. Grande sacristie. Sainte-Foyen-Forez.

CKamhorerie,

Flbubibo. — Jallieu. Niost. Cordieu et Borna* nesche. Picay. Saint*Christophe.

Chantrerie. — AumOnerie. —Sacristain (le grand).

Saertaite de NotM-Daiae.

fVimrÀ /oroMiff de rile-Borèe.

Chavanost. — Lens. Cleppé. Firminy. Saint- Rambert. Saint-Bomain. Serrières. Surieux. Mag^ieuz. Fussemagne.

Arohavèohé.

Seigneurie de Ternaod.

Terrier reçu Romain pour Charles de Bourbon, chevôque élu de Lyon, des cens et servis, à cause de son château de Temand (Temandi) , dans les paroisses de Temand, Valsonne (Valtisuame), des Sauvages (de Salvagiis), Fourneaux (de PomeHis}, Bussjr (de Busco) , Saint-Clément de Valsonne (S.-Cl. de Vallisuane), Saint-Laurent d'Oingt (de Iconico), Theizé (Teysiaci), fiagnols (Baignoux\ Frontenas (Frantanas) . Petit in-folio» papîor, 883 ffl

s. D. XYIU^ SŒCLB.

Archevèolié.

Liste générale» par ordre alphabétique, de toutes les paroisses et aimexea du diocèse de Lyou« avec les noms de leurs archiprêtres.

Table générale pour les mémoires du diocèse tableaux en blanc), avec les indications suivantes des ofdMs génétfaux.

Ordonnances générales , eongrégatioiui , confi»* seurs, prédicateurs, vicaires, sectaires, piètrea non employés, clercs, séminaires, ordinations, collèges, écoles, hôpitaux génémux, bien des pauvres en général, prisons, communautés de religieux, de religiewas, nouveaux convertis, chambre ecclésiastique, Chapitres,dives8esassembléeadeclerc8,pénitents et autres confréries, jansénisme, archiprêtres, pria-

Outre les titres et leurs inventaires, il exietait aussi aux arcbivea ie rarchevôchié et du Chapitre quelques registres spéciaux ncu inventoriés. M. Gauthier a fait, sur des fiches, le résumé du contenu de ces registres» que je reproduis ici avec son autorisation. Ces registres^ je Tai dit« ne figurent pas sur les inventaires; ils étaient épars parmi les titres saisis.

Archevèolié et Prlmâ»ti6 de Lyon.

Inventaire détaillé des titres de VÉglise de Lyon, par Leiaoine» « archiviste du Chapitre de la métropole de Lyon, ci-devant de ceux de la cathédrale de Toul et de Tinsigne église de Saint-Martin de Tours, membre de rAcadémie royale de Metz et de celle de Rouen, » auteur de la B%jdomaHqu$ pratique.

Droits honorifiques, élections des archevêques par le Chapitre» procès entre deux archevêques, l'un uommé par le pape Eugène IV, Geoffroy de Vaaaali, archevêque de Vienne» Tautre, élu par le Chapitre (Jean de Bourbon), qui n'acceptait pas» et Charles de Bourbon qui demeure tutélaire.

— Autre procès au sujet de l'élection de Hugues de Talaru et François de Bohan, évêque d*Angers, élu par le Chapitre, et ^ la nomination du cardinal André d*Espinay, archevêque de Rouen, nommé par le pape.

-^ SeraientedeB arehevêquieg et ftim à» ]KNm«non dé leuTB eié^ea.

Droits de régale de rareliQvê<âié de Lyw ifyartena»t au Chvfitt^ jusqu'à 1^ vé<daimtieo àà Tévêque d'Autun.

cipales villes du diocèse, archiprdtré de Pommiers, avec l'indication des communautés d'hommes , des congrégations et des paroisses qui en font partie, (t. XVIII, in-4«, papier).

(Ce registre est demeuré en blanc et n'a pas été envoyé probablement & Farchiprâtré de Ponmiiers pour le remplir et fournir les renseignements demandés par Tarchevôclié. Il en existe un semblable aux Archives actuelles de Tarchevôché et concernant un autre archiprêtre. En tête de ce volume se trouve imprimé le Fouillé du diocèse ; puis il y a de nombreuses cases que Tarchiprêtre devait remplir ; ces volumes étaient destinés probablement à former une statistique complète du diocèse de Lyon.)

S. D. XVm- SIÈCLE.

Archevftclié.

Mêmes matières que l'article précédent. Archiprêtre de SandranSi table alphabétique des paroisses qui le composent, congrégation de Saint-André4e- Panouse, de Chanos et de Villars.

1643-1644 Arohevèolié.

Visites pastorales; Procès-verbaux de visites pastorales £ùtes par Denifh-Simon de Iftrquemont, archevêque de Lyon, dans les parties de son diocèse sises dans le Dauphiné, en Bresse, au comté de Bourgogne, en Dombes, en Lyonnais, en Forez.

[Incomplet, manque une partie du Forez et tout le Beaujolais. ) Petit in-folio, papier, 376 ff.

4654-4656 Archevêché.

Visites pastorales. — Procès-verbaux des visites faites par Camille de Neuf ville, archevêque de Lyon, aux églises situées en Dauphiné , en Dombes, au comté de Bourgogne et en Bresse. Ordonnances pour le service divin, réparations des églises, trois répertoires alphabétiques.

Petit in-foliOy papier, 393 ff.

4740-4714 Archevêché.

Visites pastorales. — Procès-verbaux de visites des églises de Tarchiprôtré de Dombes, faites par Curtillat, archiprêtre : églises, chapelles de confréries, chapelles d'hommes et de femmes, hôpitaux, avec répertoire alphabétique.

In-i"^, papier, 73 pages.

Archevêché

Visites pastorales, par François-Paul de Neufvilie de Villeroy, archevêque de Lyon^ aux églises de son

diocèse, en Dombes et dans Tarchiprétré d'Anse. Ordonnances de Tarchevêque au sujet du service divin, etc.

Archevftolié.

Rente noble. Terrier pour le cAté de TEmpire, reçu Michel, notaire royal (minutes), au profit de Camille de Neufville, archevêque de Lyon.

Reconnaissances, dtmes, servis et autres dus par les tenanciers de Tarchevôehé à cause des maisons qui sont sur le pont (de pierre) dans la rue de la Pêcherie jadis de Corchebœuf jusqu'à la Feuillée de Saint- Vincent.

— Dans la rue du Bessard, côté de bise, rue Lanterne. — Rue de TOrangerie et place de THerberie.

— Sur le pont de pierre, du côté du vent, allant jusqu*à la rue Chalamont et jusqu'à la rue Mercière. (( Suivant les maisons de rue Mercière du costé de <c matin à icelle allans jusques à la rue de la Gha- R peQerie et à la place devant Tesglize de Saint-Ni* « zier , à la chapelle Saint-Jacques et à la rue tendant (( de ladite église de Saint-Nizier, à la Orenette, en « faisant les angles de la rue Chalamont, » rue Du* bois, jadis de TAumosne, même rue du cOté de bise, rue du Petit-Soulier, rue Bourchanin. — (6 cahiers in-4, papier, ensemble 562 IF.

Directe. Terrier de la rente noble des châteaux de

Saint-André du Coing (S. Andréas de Cugno) et de DardiUy (Dardiliaci) appartenant à Tarchevéque do Lyon, Charles de Bourbon.

Reconnaissances des cens et servis sur les fonds situés dans les paroisses et territoires de Limonest (de Lymones), de Saint-Didier-au-Mont-d'Or , de Dardilly, Saint-Cyr-au-Mont-d'Or , de Colonges. — Incomp. manque 23 ff. Petit in-folio, parchemin, 450 IF.

46H-4643 Arohevèelié.

Sixième livre des enregistrements des lettres d'ordres mineurs et majeurs délivrés sous Tarch. de Ci. de Belliëvre, archevêque de Lyon, Robert Berthelot, évoque de Damas^étantsuffragant de Tarchevôque de Lyon,etJeanLivet,secrétairedusiége archiépiscopal.

Ordres conférés dans l'église des Carmes, ordres mineurs, acolytes, sous-diacres, diacres, prêtres.

Ordres conférés dans Téglise de Saint-Etienne.

— Dans Notre-Dame de Villeiranche.dans la chapelle de la Madeleine. — Dans Téglise de Saint-Jean.

Ordres conférés sous Pierre Saunier, évêque d'Autan, administrateur de l'archevêché, le siège vacant, par Robert Berthelot, évêque de Damas, in partibus, sous-diacre de M*' de Marquemont, 'archev^^Mue de Lyon. (Petit in-folio, papier, 65 ff.)

(588-89 ikrolie¥totaé.

Premier livre des enregistrements, des collations,

provisions et iustitutioiis de bénéfices et des offices ecclésiastiques de la ville et du diocèse de Lyon, sous rarchiépiscopat de François II, cardinal de Bourbon. — (Petit in-folio, papier, 148 ff.

ArcheTftolié.

Enregistrement des lettres de tonsure, prêtrise, etc., délivrées par l'évoque de Belley, Benoît Buatier, officiai de Lyon^ vicaire général de Pierre d'Epinac, Etienne de la Barge et autres, de bulles portant dispenses d'âge et autres ; de collations, de prises de possessions de cures, de prébendes, de canonicats. — (In-folio, papier, 300 feuillets.)

Arehevtelié.

Provisions de bénéfices, cures, prébendes ou commissions de messes , etc. , accordées par Benoît Buatier, docteur en l'un et l'autre droit, chanoine et chamarier de Saint-Paul, officiai de Lyon , vicaire général du cardinal de Toiimon, archevêque de Lyon ; à Claude LaguyoUe, derc, étudiant à Paris, une prébende à Riottier. Mention d'un voyage de Buatier à Vienne ; provisions délivrées par Pierre Peyron à Etienne Regnaud, curé de Pérouges, une prébende dans l'église dudit lieu. Retour de Buatier 11 mars 1556. Provisions de la cure de Perecev-le-

Grand, avec sa succarsale de Curt(hCampo, au profit de Philibert Galot, prêtre du diocèse de Besançon, au profit de Jean BiUart, prêtre de Birieu, une chapellenie perpétuelle dans l'église paroissiale de Chfttillon-les-Dombes; au profit de Jean Treslessou , chapelain perpétuel en Téglise de Lyon , une prébende dans Téglise paroissiale de Longesaigne, etc. (petit in-fol. 105 ff.).

Archevêché.

Provisions de bénéfices, cures, prébendes ou commissions de messes , etc. , accordées à Antoine Arioste, vicaire général d'Hippolyte d'Esté, cardinal de Ferrare, archevêque et administrateur papal du diocèse de Lyon ; à Etienne de Buffevent, chanoine de Téglise collégiale de Saint-Chef, une chappellenie perpétuelle dans Téglise de la Boisse, par Jean Ciberand, vicaire général ; à Antoine PaUiquet, prêtre du diocèse de Lyon, une prébende dans l'église de Vemay ; à Pierre Jonquoy , chapelain perpétuel en Téglise de Lyon, une prébende ou commission de messes à lautel de Sainte-Croix ; en la même église, à Jeannin Pascal,une commission de messes hebdomadaires dans l'église paroissiale de Saint-Oeorges ; à Antoine Guillot dit Morand , prêtre du diocèse de Lyon y près Saint-Bonnet-le-Château , par Benoît Buatier, docteur es-droit, chanoine et chamarier de Saint-Paul y officiai de Lyon, vicaire général d'Hippolyte d'Esté ; à Claude Dodet , la cure de Saint-

André et Notre-Dame-de-Passms, etc. '^petk infol. 4 44 ff.)

Archevèohé.

Livre des enregistrements des ettres d'ordres mineurs et majeurs, confirmés sous 1 archiépiscopat de Pierre d'Epinac, archevêque de Lyon et comte de Lyon. Signé : Livet, secrétaire de Tarchevdque.

Ordinations faites dans l'église paroissiale de Saint-Georges, clercs, acolytes, sous-diacres, prêtres. Ordinations fautes par Jacques Maistret, évêque de Damas, suffragant de Lyon (petit in-fol. papier).

Le Chapitre d'Ainay avait été déserté aussi déjà par ses chanoines , quand les ofiBders municipaux s'y présentèrent, le samedi 2 avril 4794 . Les portes étant closes , ils durent, se rendre au domicile de M. Perrichon « ey-devant chanoine et chamarier du Chapitre, » lequel avait conservé ces clefs de la maison, ainsi que M. de Boissieu, ancien chanoine et syndic. Ce dernier ayant remis les clefs aux agents de la Commune, on se transporta dans une maison du Chapitre, déjà vendue par le district, et dans laquelle était, naguère, la salle capitulaire, ainsi que celle des Archives. Toutefois, M. de Boissieu refusa d'assister à la confiscation de ces Archives, mais les officiers municipaux passteent outre , et constatèrent que « beaucoup de titres et de terriers portés sur l'inventaire remis précédemment au District, avaient disparu, » mais le surlendemain, M. de Sivery, autre syndic du Chapitre, remit aux com-

miflsairea quatre volumes dlnveutaires qui étaient dans des annoires dans une salle, à côté de la salle eapitulaire, ainsi que les titres et papiers portés dans ees inventaires! Il ne manquait que plusieurs volumes des terriers du prieuré de Massin, qui étaient entre les mains des fermiers de cette propriété, et des liasses de papiers confiées à M. de Bichardy. Tous ces titres allèrent rejoindre ceux des autres communautés, au Dépôt des Feuillants. Le 28 avril, les officiers du District revinrent à Ainay pour faire une nouvelle saisie de titres déposés dans une salle a qui communiquait avec une chapelle ». Cette fois» la capture fut plus importante et comprenait, d'apr&s le procès-verbal qui en reste» des monuments des plus précieux. Ces monuments existent-ils encore ? Si nos archives ecclésiastiques conservées aux Archives départementales étaient inventoriées, on le saurait... Je ne citerai qu*un terrier de 1351 , deux autres terriers faits au profit de la sacristie d'Ainay , en 1 357 et h 374 , un terrier de 1 409, au profit de T/nfirmerie d'Ainay, un terrier de 1445 au profit du Mmstotn, un terrier de la Pitancerie de Salornay, Saint-Irénée, saint-Paul de Châtillon, de la prébende de SaintrEustache, de la Bruyère, de la Trésorerie de l'église de Lyon et des Dames de la Déserte, de la terre de Chasay , puis encore un grand nombre de terriers de Châteauvieux, de 4345 à 4674, de Poulieu, de 4304 à 4530, de Saint^ymphorîen-d'Ozon, de 4498, de Brindas, de 4346, de Craponne et de MontaBmy en Bresse, de 4430 à 4702, un ancien cartuiaire d' Ainay, la description des dépendances d* Ainay en 4694 ; et enfin, on saisit aussi une quantité d'autres titres non moins précieux. En marge de

ces actes, tous portés sur le procto-verbal de saisie, on lit cette mention au crayon a campagne », ce qui indique que ces actes ont été remis plus tard aux districts de la campagne , lors de la veûte par la Nation des biens que ces actes concernaient.

Le % mai, les officiers municipaux se rendirent aux Carmeê-Deschaux. Us en avaient déjà mis les archives sous les scellés, le i juin 1790. Ces archives étaient peu considérables, leur inventaire ne formait que deux petits volumes ; tous les titres étaient dans des armoires. Le tout fut mis sur une charrette à bras et enlevé.

Le môme jour, on alla chez les Carmes des Terreaux ; cea religieux ne possédaient que trente-six paquets contenant des titres de rentes et de fondations et destestaments.

Le 1 0 mai fut consacré à la saisie des archives de l'Abbaye de la Diserte. M"** de Montjouvent, supérieure de la maison, reçut les commissaires et leur remit les archives réunies dans un placard, dans des cartons avec un inventaire dressé en 4754. Il n*y manquait que les titres concernant la maison d'Auxerre ou du Soleil et celle de TEcu de France, rue Confort. Le tout fut saisi et enlevé.

Les Minimes de Lyon avaient abandonné aussi leur maison et n'avaient pas attendu qu'on vtnt les dépouiller. Le 2 mai 1791, leur fondé de pouvoir se présenta, en leur nom, au District et fit la remise de tous les titres qui avaient appartenu à ces religieux. Ces titres étaient peu nombreux : ils concernaient leur terre de Chassaul de Gaste^ et comprenaient une liasse de cartes de cette propriété, et trente et une liasses de titres concernant les domaines dans le Franc-Lyonnais.

Le Chapitre de Saint- Just s'était également retiré, et avait laisssé ses cle& à M. de Bisseret a ci-devant chanoine » lequel les remit aux commissaires ; mais les archives étaient de peu d'importance. Le baron des Adrets les avait brûlées en 1 562 ; il ne restait que des contrats de rentes ou des actes concernant 1 œuvre de Saint-François, Saint-Pierre-le- Vieux, Sainte-Croix et Saint-Georges, de 1777. Les titres étaient conservés dans des armoires, mais dans un tel désordre que les archivistes ne purent les inventorier ; ils se bornèrent à en faire des liasses qu'ils emportèrent.

Le Prieuré de Saint^osme était également fermé ; mais le 19 mai 1791, M. Servan, administrateur du département de Rhône-et-Loire, se présenta au district de Lyon, au nom de M. Roux, ci-devant prieur de Saint-Cosme, curé d'Eyragues et élu évoque du département des Bouches-du-Rhône , avec la mission de &ire la remise de tous les titres du prieuré de Saint-Cosme et de sa chapelle.

Parmi ces titres se trouvaient un terrier de la chapelle de Saint-Cosme et de Saint-Damien de 1372, un autre de 1410, un autre de 1416, un autre de 1 451 , 1537, 1642, 1772, des titres de rentes, de fondations de messes, une transaction entre Tabbesse de Saint-Pierre, la confrérie de la Trinité et le prieur de Saint-Cosme de 1344, de nombreuses procédures, un terrier du prieuré de Saint-Albin en Forest , de 1346, de 1414, un terrier de Sainte-Agathe de Neyrond, de 1518, 1579, 1608, les titres des prébendes de la Trinité, de Saint-Andéol-le-Chftteau, et des actes de ventes.

Au Chapitre Saini-'Paul, les officiers municipaux

firent un butin considérable, en Tabsence des maîtres qui s'étaient aussi, déjà, retirés ; c'était le 21 juin 1791 . Mais déjà le 4 septembre 4790 le district de Lyon avait &it mettre les scellés sur les archives de la maison, en présence de MM. Perrichon, chamarier, de Boissieu, chanoine syndic, et MM. Joly, clerc, et Brun, commissaire.

Les archives étaient des plus riches et des plus nombreuses. Les commissaires en dressèrent un inventaire, malheureusement trop sommaire, et dans lequel je vois figurer entre autres : 54 volumes d'actes capitulaires, depuis 1 41 8 à 1 746; 32 volumes des protocoles et minutes des notaires du Chapitre de 4 328 à 1729, les titres de l'obéance de la Saunerie, de Saint- Vincent, de Miribel, de Sarmoyé, de Beynost, de Ri* verie, de Dagnieu, d'Ebettenas, de Vassalieu, de Renieu-le-Franc, d'Àncy, de Chazey, de la Qhana, de Saint-Sacerdoce, du Jardin de Saint-Paul, et beaucoup de terriers.

Toutefois, les officiers municipaux,[en fiiisant le recollement de ces fonds, constatèrent qu*il y manquait beaucoup de titres ; mais le 4*' juillet suivaiit, M" Macors, notaire à Lyon, rapporta un volume des actes capitulaires de 1746, 1772, 1784, un registre de 1585, des terriers de la Chana, de 4366, 4377, 1378, 1499, 1486, 1682.

Le 21 juillet 1 781 , les officiers municipaux se présentèrent au Prieuré de SainirBeMii où ils furent reçus par M*"^ TroUier de Messimieux, supérieure du couvent. Ses archives étaient « dans une commode à trois tiroirs, sans inventaire, » c'étaient des contrats de rentes, lacté d'acquisition de la maison, du 46 octobre 1663, du domaine de Saint-Cyr, de la chapelle

du mont Cindre, un terrier de 4498, de la eommunerie de l^Ile-Barbe, de la chausnrie de TIle-Barbe, le terrier de Saînt-Ândré-dn-Coing, un terrier de Nervieu, 4688, de Saint-André, la liste des biens à Rochetaillée, etc.

Enfin les commissaires du district se rendirent, le 30 septembre 1 794 , aux Bernardines, près de la porte de la GroiX'Bousse. M">* Feroussat, supérieure, leur remit un coffre dont M* Ghiyot, ancien notaire, avait les clefs ; ce meuble ne contenait que l'acte d'acquisition de la Maison, en 4633, deux volumes de contrats.un sac renfermant les titres d'une maison achetée par le couvent, des baux à loyer, des états de rentes et des procédures. Le tout fût saisi et porté au District.

Gomme on le voit, il ne nous reste plus, aujourd'hui, que 24 procès-verbaux constatant la saisie et Tenlèvement des archives de 49 maisons religieuses. Lyon cependant en possédait, au moins, alors 90.

Que sont devenus les autres procès-verbaux ? c'est une perte, car, quelque laconiques que soient ces actes, on y puise, néanmoins, quelques indications utiles. Peut-être les retrouverar4-*on un jour?

Les procès-verbaux de confiscation, dressés à Tarchevêche les 4 0 mars et 24 avril 4 794 , nous indiquent qu'il existait aussi , dans ce palais et à la manécanterie, à côté des archives, deux bibliothèques (3). Mais, il nous reste bien peu de documents sur ces bibliothèques, nos anciens auteurs n'en parient pas ; je le crois du moins, et il n'en est fait mention que çà et là, dans des actes divers. Toutefois, Tarchevêché posséda, dès les temps les plus anciens, ce qu*on appelait une librairie j et vers la même époque, il en exi&-

tait une dans le monastère de l'Ile-Barbe, et dont profita rarchevêché. « Le lieu môme de cette lie, dit Le Laboureur, dans ses MazureSy dont le fdlence et la quiétude sont si propres à la méditation, prouve que ses habitants, qui ne pouvaient s'adonner aux exercices corporels et au travail des mains, dans un espace aussi étroit, étaient obligés de chercher quelque autre emploi et de s'appliquer à la lecture ei à Temture des bons livres. » Charlemagne, après ses grandes victoires sur les Saxons et les Lombards, ayant voulu que son palais devînt Tasile des sciences, avait fondé dans rile-Barbe et dans d'autres localités cette librairie ou collection de manuscrits, sous la garde spéciale de Farchevèque Leydrade « monasterium regale Insu!» BarbarsB, dit ce dernier dans une lettre à Charlemagne, situm in medio Âraris fluvii, recens videtur esse fundatum jussu dominum Benedictum abbatem, cum quo simul et direxit sues codices. »

Cette bibliothèque s'accrut, pendant sept siècles, jusqu'au jour où le baron des Adrets saccagea et renversa, en 1562, l'antique monastère de TUe-Barbe et brûla presque tous ses livres et ses archives.

Toutefois, Antoine d'Albon, alors abbé du monastère, put retirer de ses ruines un assez grand nombre de manuscrits qu'il fit porter aux archives de Saint-Jean, entre autres les deux manuscrits des commentaires de Rufîn, prêtre d'Aquilée, sur les 75 psaumes de David et les oeuvres d'Ausone ; « En parcourant, dit Antoine d'Albon, ces vénérables restes d'une bibliothèque si opulente, je trouvai les manuscrits de ces commentaires, sur parchemin, offrant les caractères et les marques de la plus haute antiquité. Cum multa in Insula ostendi pietatis antiquœ mouumenta, tum

vero prœcipue Bibliothecam opulentam quam cum studiose lustrassem offendi commentaiios Rufini notis, et caracteribus qui summam antiquitatem prœ se ferent deacriptos, et membranis (propè inodum ezeris ac ipsa vetustate et situ attritis commendatos.) »

Tous les manuscrits retrouvés par Antoine d'Albon dans les ruines de TIle-Barbe furent recueillis au palais archiépiscopal, et ils y demeurèrent jusqu'au jour fatal où la révolution les en enleva pour les jeter sur les las de livres des bibliothèques monastiques amoncelés dans « le cy-devant claustral de Saint- Pierre. » Ces livres, on le sait, ou du moins ce qui ne fut ni volé, ni brûlé, fut ensuite transporté à la Bibliothèque du Lycée. M. Delandine, alors conservateur de ce grand dépôt, nous apprend dans la préfiïce de son ouvrage sur les manuscrits de la Bibliothèque de Lyon, page 6, « qu'il recueillit soigneusement ces manuscrits et ces restes vénérables qui oflBrent encore les traits de l'antique écriture carlovingienne, ainsi que la preuve de la munificence de Charlemagne et de son affection pour notre ville, b Rien dans nos Archives ne nous indique le jour où les officiers municipaux enlevèrent la bibliothèque de Tarchevêché ; le procès-verbal de cette saisie a disparu. Cette bibliothèque n'est mentionnée même que par un mot dans le procèa-verbal qui constate la confiscation des archives de la Primatie et du Ckapitre ; « le 40 mars 1791, dit cette pièce» nous nous sommes présentés à la mané^ canierie de SairU'-Jean et nous avons fait ouvrir les pièces du rez-de-chaussée, où se trouvaient la biblio^ Ihèque, la salle capitulaire, etc..., » mais rien de plus.

Tout ce que nous savons sur cette bibliothèque nous est appris par ^eux documents, dont l'un se

reacontre aux Âfohives judieiaires de la Cour et dans le prenuer volume (Aaron) de Tinventaire des anciennes archives de l'archevôché, conservé aux archives départementales. Le premier de ces documents est rinventaire de la bibliothèque formée par Camille de Neuf ville* Villeroy, archevêque de Lyon, et léguée par lui aux Jésuites du collège de la Trinité (du Lycée), par son testament.

On sait que par suite de ce don, une salle de cette grande bibliothèque a retenu le nom de Villercy. Ce prélat était un homme des' plus distingués, comme l'ont été, du reste, tous les membres de cette grande maison. Il remplit à Lyon, tout h la fois, les fonctions d'archevêque et de lieutenant-général du roi« au gouvernement de Lyonnais, Forez et Beaujolais, etc., a et se plut à se former une g^rande et riche, bibliothèque qu'il avait placée dans une sa&e spéciale. » M. Stanislas Clerc en parle , en quelques lignes seulement, dans Lyon ancien et moderne (T. I. , p. 460). « L'archevêque Camille de Neuf^ille-Yllieroy , dit cet auteur, fit bâtir dans son palais une biblùn thèque citée, dans ce temps-là, comme une des pbis beUes de France. Elle était soutenue par dix colonnes en pierre. Camille de Neufnlle donna aussi à TaNhevêohé une nouvelle façade, le décora d'une entrée magnifique et fit construire les belles voûtes qui le bordaient le long de la Saône. ^ Mais aujourd'hui ces colonnes ont disparu, et on ne sait même pas dans quelle partie du palais était cette bibliothèque. Clapasson, si minutieux dans sa description des édifices religieux de Lyon, la passe entièrement sous sil^ice.

Quoi qu*il en soit de cette salle, l'inventaire de cette riche collection nous est resté et forme un re-

gigire de 462 pages in-folio, écrit entièrement de la main de deux libraires, 0. Cellier et Plaig^nard, ohargés de dresser un état estimatif de sa valeur, en 4693, après le décès de TarcheTèque. D'ajurès ces experts, cette bibliothèque valait 49,033 livr. 40 sols. Elle se composait d'environ 2,528 volumes ; ces ouvrages étaient formés des publications les plus belles et lee plus rares, en grec, en latin^ en espagnol, en anglais et en français ; les reliures étaient en gprande partie « en maroquin du Levant, disent les expwts, ou en basane, ou en veau, » et sortaient des meilleurs ateliers. Toutefois, je n'y vois pas figurer d'anciens manuscrits, ni aucun de ces ouvrages qu'on appelle aujourd'hui des raretés et qu'on rencontre dans les cabinets de certains amateurs et achetés, souvmt au poids de Tor. Les ouvrages les plus an* ciens ne remontent même pas au-delà de 4538, et en feuilletant cet inventaire, on voit que Camille de Neufville n'a cherché qu'à fonder une bibliothèque utile^ pour s*en servir» et non pas une de ces collections de singuiarités que Ton ose à peina toucher, à cause de la splendeur des reliures dont les couvrent leurs détenteurs, et qui donnent à ces collections plutôt l'aspect d'une boutique iTarfévrerie que celui d'une bibliothèque.

La mcat de Camille de Neufville fit passer cette bibliothèque du palais'de l'archevêché au collège de la Trinitéi dont il affectionnait beaucoup les régents. La Bévolution, cela va sans dire, Ta mutilée... Les bombes de la Convention en ont broyé une partie ; et les voleurs en ont soustrait aussi un grand nombre.. . Après Tenlèvement de la bibliothèque Villeroy du pillais de rarchevêché, 11 n'y resta pas de livres, et

un document des Archives du Rhône nous permet de penser, même, que jusqu'après la mort du cardinal de Tencin, il n'existait pas de bibliothèque propre à l'archevêché. Chaque archevêque se formait sabibUo* thèque particulière, et en disposait, ensuite, à son gré, à sa dernière heure ou lorsqu'il était appelé à un autre siège plus élevé. Le Chapitre seul avait une biblioth^ue permanente, maispeu considérable, si on en juge par quelques documents inscrits au tome I^ de l'inventaire des actes capitulaires. On y voit, en effet, qu'en 4743 seulement, le Chapitre commença à se créer une bibliothèque, à l'aide du legs que venait de lui faire de tous ses livres, l'un de ses membres, le comte de Chevriers, doyen. ^- Ces livres furent estimés, en 4777, à la valeur de 3,875 livres. Ce dignitaire s'était plu à en &ire, luimême, le catalogue neuf ans avant sa mort, en 4743. Après lui, le comte de Montmorillon, grand Custode, se chargea du soin de la bibliothèque du Chapitre, lequel avait mis à sa disposition une somme annuelle de 700 livres. En 4757, il tenta d^acheter la bibliothèque laissée par le cardinal de Tencin et en offrit 8,000 livres à ses héritiers, mais ceux-ci refusèrent cette ofiBre.

En 4 756, il put acquérir, au prix de 483 livres, la bibliothèque d'une veuve Saunier. En même temps que le grand custode formait la bibliothèque du Chapitre, U augmentait aussi celle du Séminaire, et celle des enfants de. chœur. — De 4762 à 4780, il acheta, chaque année, un certain nombre d'ouvrages. Un sieur Bossel, libraire, étaitle fournisseur privilégié. L'abbé Gouvilhers était le bibliothécaire ; c'était un savant et même un paléographe, et nous verrons plus

loin qu'il fut chargé, en 4779, de faire les inventaires du Chapitre d'Âinay.

La reliure des livres était confiée à un sieur La^mollière. Trois catalogues forent successivement dressés des livres de la bibliothèque du Chapitre. Un «eul subsiste encore; on n'y voit figurer aucun manuscrit et pas un seul ouvrage ancien. C'était plutôt la bibliothèque d'un homme du monde que celle d'un corps de religieux. Mais qu'est-elle deve* nue ? nous n'avons plus le procès-verbal qui constata sa confiscation par la nation, et il y a lieu de croire qu'après sa saisie, on la jeta dans le tas des livres monastiques qu'on laissa pourrir, pendant dix ans, dans les combles du « cy-devant claustral Saint- Pierre. »

Pour ne rien omettre du peu de renseignements que j'ai pu recueillir sur la bibliothèque du Chapitre des comtes de Lyon, je dois ajouter qu'en 4 783, le comte de Groury « commissaire à ce député » fut chargé de la vérification de cette bibliothèque, comme l'avait été déjà, en 4 777, le comte de Montmorillon.

Quant aux Archives du Chapitre de Saint-Jean, elles étaient classées et inventoriées, avec non moins de soins. M. Bonnassieux que j'ai déjà cité plus haut, en parle en ces termes : « Les Archives du Chapitre de Lyon, dit-il, sont dans un très-bel ordre établi au siècle dernier par les archivistes du Chapitre et spécialement par Lemoine. De 4763 à 4769, le Chapitre de Lyon donna à Lemoine 2,500 livres par an, pour rédiger le bel inventaire qui sert encore aujourd'hui aux recherches. Dans le fonds capitulaire à l'armoire Âaron (v. 66-67} on trouve la preuve du

soin qoe prenaieiit les chanoines de leurs archives et des dépenses qu'ils ne craignaient pas de fiure pour leur arrangement. » Enfin, M. Bonnassieox ajoute : a De bons inventaires nous ont permis de noua édifier sur les autres richesses de ce d^t, mais les fonda n'étant généralement pas encore classés, nous étions forcé de nous contenter de ces inventaires. C^est ainsi que dans notre étude (sur la Réunion de Lyon à la France. Lyon, 4875) nous avons dû citer quelquefois de simples eoies^ faute d'être admis à recourir aux titres mômes. » — C'est k ces titres mdmes dont j'ai dû la coomiunieatîon, sur place, à l'obligeance de M. le conservateur actuel de nos Archives départementales, M. Gauthier, que j'ai emprunté les renseignements que je vais donner, plus baa, sur le classement de toutes les Archives religieuses de Lyon, pendant ces derniers siècles.

Comme l'a dit M. Bonnassieux , c'est au siècle dernier, principalement, que le Chapitre et Tardif vêché se préoccupèrent du classement de leurs archives. D'après des notes, sans signature, inscrites à la fin du volume Aaron et d'après des quittances rangées, en très-bon ordre, dans le carton n"^ 4 , on voit que ce classement a été conmiencé en 4704. Alors, un sieur Jacob reconnaît evoir reçu 425 livres pour un quartier de ses appointements pour les Archives « et il reçoit ces appointements, pendant sept ans, de 4704 à 4707. De 4744 à 4745, un sieur Janet « prêtre habitué en l'élise de Lyon » est archiviste du Chapitre.

En 4727, le Chapitre « doima à un sieur Salvert, qa'U a âdt venir pour aider à Tarrangement de ses Archives, 2 livres 40 sols, par jour, et, en outre, lui

pay6 400 livres pour sa nourriture et son logement. » -^ De 4727 à 4732, un sieur Duport reçoit 3 livres 40 flok, par jour « pour travailler à ces archives. » Du 44 mars au S6 juillet 4729 et jusqu'à 1734, un sieur Beeson (probablement un manœuvre) est employé, à raison de 40 sols par jour. A ce moment, il est à présumer qu'un sieur Savard de la Brosse est le principal archiviste du Chapitre ; il a un traitement amiuelde 400 livres qu'on porte ensuite à 600 livres. En 4734 , il reçoit 8 livres par jour. — De 4738 à 4746, le Chapitre lui alloue 12 livres par vacation. De 4747 à 4750, Savart de la Brosse perçoit 6 livres par vacation de trois heures, qu'il faisait «eu/, et 43 livres 40 sols, pour chaque vacation, avec deux clercs, depuis siï heures du matin jusqu'à midi.

De 4754 à 4765, le même archiviste touche 6 livres par vacation, et une pension annuelle de 400 livres ; « le Chapitre l'employait aussi à d'autres ouvrages. » Comme il n'existe pas d'inventaire signé par ces divers archivistes,il est à présumer que de 4704 à 4725 ils ne firent que trier et classer les nombreux titres du Chapitre ; mais, à partir de cette dernière année, conunence la rédaction du bel inventaire des riches archives du Chapitre des comtes de Lyon, terminé en 4760. C'est à un sieur Lemoine qu'est dû ce véritable monument, si parfait par la méthode suivie par son édification et si remarquable par sa splendide écriture dont l'habitude est malheureusement perdue. Lemoine, Pierre-Camille, né à Paris le 21 décembre 1733 , est l'auteur de plusieurs ouvrages mentionnés dans la France littéraire de Quérard, et, entre autres, de a La nouvelle méthode raieonnée des blasons ou de Vart héraldique du P. Ménestrier, mise

dans un meilleur ordre et augmentée de toutes les connaissances relatives à cette science, par M. L... (Lyon, Bruys et Ponthus, 1770, in-8^). » Dans cet ouvrage, Lemoine a refait entièrement l'œuvre du P. Menestrier. Le Chapitre ne pouvait pas choisir un homme plus capable ; en e£fet» si Lemoine était un littérateur, il avait aussi fait déjà ses preuves comme archiviste, car il venait de terminer le catalogfue des Archives de la cathédrale de Taul et de celles de SaifU^Martin de Tours; en outre, il était membre des Académies de Metz et de Rouen. Le Chapitre de Saint-Jean, en rappelant à Lyon, fit avec lui un traité par lequel il s'engaga ii lui allouer 2,500 livres par an a Pour arranger les titres de ses Archives. » Ce travail dura cinq ans, de 1765 à 1769 (1). Le premier de ces nombreux volumes fut achevé en 1 765, car on lit sur le côté intérieur de la couverture de ce volume, la mention suivante, de la main même de Lemoine, avec sa signature, a que ce volume, dont la table est de sa main, a été présenté par lui au Chapitre général, le 11 novembre 1765. » C'est probablement pendant son séjour à Lyon que Lemoine acheva son ouvrage, intitulé : « Diplo* maiique^Pratiqtie f ou traité de rarrangemeni des Archives et trésors des chartes, ouvrage nécessaire aux commissaires à terriers, etc. Metz^ 1 665, in-4* de 370 pages, avec 1 2 planches offrant des spécimens des abréviations et de récriture usitée du

(1) En 1767, Lemoine fit aussi l'inventaire des Archives da priearé de Notre-Dame de la Platière de Lyon ; j'en parie plib loin.

septième siècle à l'an 1011.» Cet ouvrage , publié avec un certain luxe, inspiré par les travaux de MM. de Sainte-Marthe, ne manque pas d'une certaine valeur, quoiqu'il préconise une autre méthode que celle adoptée par ces illustres savants. — M. Péricaud a pensé que cette grande publication a eu un supplément donné par Battheney de Bonvouloir, sous le titre de : Supplément à la Diplomatique -Pratique de Lemoine, publié en 1772 , in-4* , réimprimé sous ce titre : « V Archiviste français^ ou méthode sûre pour apprendre à arranger les Archives, ouvrage orné de 52 planches gravées, 2* édition, revue et corrigée par M. Battheney, archiviste et féodiste. » (Â Paris, chez Leclerc, 1770, in-4* (1).

C*est aussi pendant son séjour à Lyon que Lemoine aura préparé Fouvrage sur l'art héraldique et les blasons, dont j'ai parlé plus haut, et qui parut dans notre ville, en 1770.

Lemoine semble avoir quitté Lyon en 1 770 et le Chapitre lui donna alors pour successeur Tabbé Gouvillier, qui exerça les fonctions d'archiviste de 1 770 à 1775, à raison de 350 livres par an, a sans préjudice d'une pension viagère qui lui avait été constituée, le 24 janvier 1770, pour l'ouvrage dont il avait été chargé, à l'égard des registres capitulaires. )> L*abbé Gouvillier travailla en même temps à Tinven* taire des Archives du Chapitre d'Ainay (2), lequel

(i) Voir Manael de M. Brunet, article Lemoine, tome L (2) M. Tâbbé GoaTillier fit, en 1779, atec le Chapitre de cette église, un marché daprès lequel il reçut 30 sols par page de la miic au net, 20 sols par page de copie des titres anciens,

lai alkma une pensioii de 1 ,000 liTres pour eet ouvrage. Cet ecdéâaatiqae avait pour fourmasaur un papetier du nom de Vallet, auquel le Chapitre de Sidnt-Jwn compta, le 47 novembre 4784, 00 livres « pour registres en parchemin, des nouveaux livres de réoépissés pour les titres et terriers. »

Battheney, que MM. Péricaud et Breghot du Lut appellent Battheney de Bonvouloir (4), dans leur Bio* graphie lycmnaiae, page 27 , était aussi archiviste et nous trouvons aux Archives du Bhône plusieurs volumes d'inventaires dressés par lui et qui révèlent chez leur auteur une grande aptitude. C'est ainsi qu'on voit qu'il fit, en 4747, « le cartulaire et inventaire des titres du Chapitre de Saint-Niziery avec un répertoire, n et, en 4749, « l'Inventaire général des titres de l'ordre de Malte, en 7 volumes, » œuvre des plus considérables et dont je parlerai plus loin. Plus tard, en 4 752, le môme acheva l'inventaire « des Archives de l'abbaye royale des Dames bénédictines de Saint-Pierre. »

Qattheney de Bonvouloir figure parmi « les maîtres de langue » dans les almanachs de 4783, 4784 et 4785 et y est qualifié « d*archiviste et de généalogiste de Tordre de Malte. »

Les Archives du Chapitre étaient des plus riches ;

antérieurs à 1500, 15 sols pour ceax de 1500 à 1350, et 10 sols peur ceux de 1650 à 1779. Après rachèTement de cet inventaire en 4 volumes, le Chapitre lui accorda une pension de 1,000 livres. (Archives du Chapitre et d'Ainay).

(4) Battheney,qu6 M. Péricaud a appelé Battheney de Bonvouloir, ne signait que BaUAeiiey,sur les inventaires qu'il a confectionnés Voir ces inventaires aux Archives du Rhùne.

mais les comtes de Lyon mirent toajours nne opinifttreté inqualifiable à cacher leurs titres. Menestrier etSevert, seuls, y eurent quelque accès, et, malheusèment» ils n'ont pas profité de cette faveur aussi largement que nous pourrions le désirer aujourdliui. Néanmoins, dit M. Leymarie, les manuscrits inédits du custode Deville, que nous avons analysés avec soin, nous ont fourni des renseignements exacts. J*ai déjà mentionné plus haut cet écrivain consciencieux qui a réuni tant de documents précieux sur plusieurs de nos édifices religieux, au xvin* siècle. Ce remarquable travail est malheureusement resté manuscrit et est loin de Lyon, à la bibliothèque publique d'Âix. Plusieurs Lyonnais sont allés cependant le consulter. Pourquoi la ville ne demande-t-elle pas à celle d'Aix réchange de cet important travail?

Si, au XVIII* siècle, le Chapitre ne laissait pas, comme Ten accuse M. Leymarie, pénétrer les profanes dans Tarche sainte de ses Archives, aujourd'hui elles sont ouvertes aux hommes studieux avec le plus gracieux empressement. M. le chanoine Servonnet, qui en a pris charge, en permet Taccès à tous ceux qui ont à les consulter, dans un but scientifique, et facilite leurs recherches avec une obligeance dont, personnellement, je ne saurais assez le remercier. Ce savant ecclésiastique a eu aussi la louable pensée de mettre enfin ces Archives dans le bon état dans lequel on est si heureux de les voir aujourd'hui. Avant lui, elles avaient été laissées dans un regrettable désordre et même conservées, avec si peu de soins, que des infiltrations d'eau de pluie ont détérioré gravement plusieurs titres d'une certaine importance. Voici comment s'exprimait à ce sujet M. Piepre Bon-

nassieux , élève de l'Ecole des Chartres, dans son remarquable ouvrage a sur la Réunion de Lyon à la France » (page 218).

« Une bienveillante intervention nous a permis de visiter les Archives du palsis archiépiscopal, eu 4 874 . Leur installation laisse à désirer. Elles occupent deux petites pièces au milieu des communs. Les documents qui les remplissent sont, malheureusement, dans un grand désordre. L'honorable secrétaire général qui nous accompagnait dans notre visite, voulut bien nous exprimer Vespoir qu'un classement serait bien* tôt fait. Il ne révélera pas, croyons-nous, de trèsgrandes richesses. A part les registres de visites archiépiscopales et quelques terriers, tous les documents historiques qui se trouvaient là, autrefois, semblent avoir été réunis, pendant la Révolution, à ce qui forme aujourd'hui le dépôt départemental du Rhône. Il y a plusieurs années, comme nous le disait un membre distingué du clergé de Lyon, le gouvernement offrait à Mgr de Bonald de lui rendre ses Archives, mais le prélat ne répondit pas à cette offire. Il serait à désirer, aujourd'hui, sinon que les Archives du palais archiépiscopal fassent réunies à celles du département, au moins qu'elles reçussent un local convenable et soient enfin inventoriées. »

Ce qui n'était qu'un espoir ^en 4871 ,eist aujourd*hui une réalité. Dès après les douloureux événements de cette lamentable époque oh la Commune égorgeait les prêtres, ses otages, et, malgré les incertitudes de l'avenir, M. Tabbé Servonnet s'est mis courageusement à l'œuvre. Après avoir fait préparer un vaste local, très-bien agencé et composé de quatre pièces bien éclairées, il y a transporté tout ce que Tarchevê-

ché possède encore de ses anciennes et belles Archives. Un triage complet en a été fait par ses soins, et le catalogue en sera môme commencé bientôt. Ce

sera, hélas! une œuvre facile et de courte durée

car on peut se demander avec tristesse ce que la Révolution a laissé à rarchevôché de ses anciens trésors, et quelles restitutions on lui a faites depuis les saturnales sanglantes de \ 793 ? J'avoue qu'en contemplant les rares épaves de ce grand naufrage, j*ai ou le cœur douloureusement serré.

Le souvenir encore plein de l'origine et de Téclat de cette grande puissance religieuse, dont le siège, dès les temps les plus anciens, avait été appelé : « Galliarum prima sedes, » je me reportais vers l'époque où ce grand pouvoir souverain conservait, avec un soin si jaloux, les monuments écrits de sa splendeur, dans les vastes salles voûtées et fermées de portes de fer de la Manécanterie et dans Tune des tours de la cathédrale. Je voyais, par la pensée, ces nombreux titres savamment rangés sur des tablettes de chêne sculpté : ici les Bulles des Papes avec leurs sceaux de plomb ou d'or ; là. les Lettresroyaux de nos rois, où pendaient leurs grands sceaux en cire verte ou rouge ; les traités passés avec les comtes de Forez et le Consulat, ses étemels rivaux et ennemis ; les terriers de ses vastes domaines et de ses chftteaux- forts ; les registres des actes de son noble Chapitre ; ceiix des visites pastorales ; des décimes, des Prébendes, des revenus ; et au milieu de ces salles, sur de lourdes tables de chêne, les splendides inventaires dressés par Lemoine. Puis, je croyais entendre venir les pas des officiers municipaux, ceints de leurs écharpes de laine rouge, traînant de longs

eabrefi, et venant au nom de la Liberté et de la Baison^ confisquer ces trésors, les arracher brutalenient de leurs rayons, les jeter sur le carreau, les entasser sur des tomberauxi en brûler une partie et jeter le surplus dans les greniers des a cy-devant Feuillants,» pour les y laisser la proie des vers et des voleurs, qui

marchent toujours en queue des révolutions Voilà

ce que je croyais voir et entendre et en présence

de ces tristes réalités, n'est-il pas permis de maudire une fois de plus les hommes de sang et de boue qui ont mutilé ou détruit ainsi les plus beaux titres de notre histoire et privé à tout jamais Thonuoe de science et d'étude du seul moyen d'écrire les annales vraies des siècles passés ?

Mais puisqu'il platt à la Providence de nous infliger, de temps à autre, de si cruels châtiments, inclinons-nous devant ses décrets, et demandons^nous ce que sont les épaves de la tempête de i793, les anciennes archives de l'Archevêché. Je me suis appliqué à les compulser avec tout le som possible, et j'ai été secondé, avec la grâce la plus pai&ite, dans cette exploration, par M. Vachez, avocat, mon distingué collègue à la Société littéraire. Qu'il me permette de lui adresser ici tous mes remerclments pour son obUgeant concours.

Les archives actuelles de l'Archevêché sont pkcéeSi je l'ai déjà dit, dans trois pièces parfaitement agencées par les soins de M. le chanoine Servonnet, secrétaire général de Mgr Ginouilhac, archevêque de Lyon. Leur inventaire n'est pas encore fait, mais sera commencé bientôt, car le triage est achevé, et c'est la partie la plus pénible et la plus ingrate du travail d'un archiviste.

Ce triage, bien opéré, nous a permie de faire les conitatations suivantes :

1. -— Le lÀwe deê /timtMrftoM eecUêiaêttfUM de 1554 à 4790, formant environ 404 volâmes.

9. -« Le Registre des Provisions àB 4684 à 4788, composé de 47 volumes.

3. «- Le Livre de l'Extraordinaire du Secrétariat de l'Àrehêvéche de 4629 à 4785, 24 volumes.

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