‹ Les archives de Nancy, ou Documents inédits relatifs à l'histoire de cetteChapitre 7 sur 25 · III · texte numérisé non relu

III

plus aisée (que le précédent), moins dispendieuse, et néanmoins d'un plus grand ornement. Il est dit, dans le préambule, que, depuis Tarrét du Conseil, du 30 décembre 1751, une seule maison a été bâtie sur le plan joint audit arrêt , parce que les propriétaires ne pouvaient s\ assujettir sans de très-grandes dépenses, par le dérangement total de rintérieur. (^ordonnance de 1764 ne fut pas mieux exécutée.)

32 août 1764. Accord entre la \ill^ et M. Mengin, lieutenant général du Bailliage, par lequel ce dernier est autorisé à faire construire de petites maisons entre les rues

» • des Ponts et des Quatre-Eglises, dont la ville lui garantit

la jouissance pendant trente années, au moyen de quoi il ne pourra rien répéter de la plantation d'arbres devant réglise Saint-Sébastien, servant à une promenade publique, des murs d'appui sur les rues des Ponts, des Quatre-Églises et de Tancienne rue des Rôtisseurs S de la construction d'une fontaine en niche et autres ouvrages mis à sa charge par ledit accord.

Telle est l'origine des petites maisons qui forment une des faces de la place Mengin, et de la dénomination donnée à cette place, sur laquelle, comme on le verra plus loin, la foire fut momentané-

k gaoche de Saint-Sébastien y est appelée Saint-Jacques ; la rue à droite, du Moulin, et celle delà Fayencerie, des Fayenciers. Les maisons devaient avoir deux étages, avec des ornements très-simples aux portes et aux fenêtres.

* Peut-être celle qui séparait l'Hôtel-de-ville de Saint-Sébastien.

ment établie. Nous y avons vu une grande croix de mission, enlevée à la suite d'une révolution, puis un arbre de la liberté, planté à la suite d'une révolution nouvelle.

Place de GrèTe.

1774. Adjudication de la dèmoliliou du basliou des MichoUes. — Cessioo faile à la ville par le roi du restant du terre-plain du bastion des Michotles, aûn de former un emplacement pour le marché aux foin, paille, bois, vin et autres denrées. — 1779. Adjudication de la démolition des douze baraques appartenant à la ville, servant cidevant aux marchands fraisiers et situées à lorieut de la nouvelle rue de communication, près des Michottes. — Acensement d'un terrain sur la nouvelle place des Michottes pour reconstruire lesdites baraques, avec un plan représentant Télévalion « de la construction des baraques projetées à planter sur Talignement du mur de face de la maison du sieur Melin, faisant face sur la nouvelle place ». — 1780. Cession à la ville, par le sieur Praneuf, pour la formation de la nouvelle place de Grève, d*un terrain en nature de houblounière, derrière la manufacture ' de la Vénerie, acensé au sieur Hoffmann en 1769.

* n j avait encore, sur la place de Grève, à l'angle septentrional de la rue actuelle de la Pépinière, une importante manufacture de papiers peints, établie par le sieur Langier, industriel et poète, qui la transféra ensuite sur la place des Darnes^ s'étant associé avec le sieur de Coriolis. (Voy. Lionnois, t. I, p. 360.)

Place Dombasle.

1730. Indemnité payée au sieur Prudhornme, manufacturier, pour un terrain qu*ii avait obtenu sur TEspIanade, et qui à été abandonné postérieurement à THôtel-de-vilie pour y établir une place publique (dite anciennement de Grève). — Confirmation, par le duc François III, de Tacquisition par la ville d*uu terrain appartenant à M. Rouot, sur TEsplanade (pour la même destination).

En terminant ce qui concerne les rues et places publiques de Nancy; il m'a semblé intéressant d'en donner la nomenclature en indiquant les différents noms qu'elles ont successivement portés» et dont quelques-uns révèlent des particularités historiques. J'ai pris pour point de départ la Nomenclature que rAdministration municipale a fait imprimer en 1839, et j'y ai ajouté : !<> les indications qui m'ont été fournies soit par divers documents , soit par l'abbé Lionnois ; V ceHes qui se trouvent dans les plans de La Ruelle (i61i); de Belprey (17Si) et de Mique ; 3® enfin , pour les noms révolutionnaires, j'ai recouru aux divers procès -verbaux officiels rédigés depuis 1791, et dont le dernier, du 18 fructidor an m, arrêta définitivement les dénominations que devraient porter les places publiques, rues, etc. Les dénominations empruntées à ce dernier procès-verbal, et dont quelques-unes ont été conservées, sont distinguées par un astérisque.

Places :

Alliance (d*). — Saint-Stanislas ; Chalier ; d'Alliance *. Arsenal (de T). — Notre-Dame ; Bruet ; de l'Arsenal *.

Carrière (de la). — ' Rue Neuve ; « place à faire jousles, tournois et courses de bagues » (plan de 161 1) ; de la République démocratique ; Carrière *.

Cathédrale (de la). — De la Raison ; du Temple *.

Chameaux (des).

Dames (des). — Du Châtel ; « la grande place où Ton vend toute sorte de gibiers^ volailles et fruilz » (plan de 161 1); des Dames prêcheresses; Marat; des Vétérans *.

Dombasie. — De Grève ; Saint-Louis ; petite place de Grève ; place du Collège ; du Lycée *.

Grève (de). — Grande place de Grève ; place de Grève *.

Lafayette. — Vioménil.

Léopold (cours). — Nouvelle communication (plan de Mique) ; cours de la Liberté * ; Bourbon ; d'Orléans.

Marché (du). — « Forum vinarium, la Tappe » (plan de 1611) ; la grande place de la ville neuve ; la place d*Arme de la ville neuve (plan joint à FHist. de Lor. de Dom Calmet) ; place aeuve du Marché ; de la Constitution *.

Mengin.^ Place de THéroîsme ; cours de la Constitution *.

Petite-Carrière (la). — Philopémène.

Saint-Epvre. — « La place de Saint-Epvre où Ton fait la poissonnerie et le marché aux herbes » (plan de 161 1) ; de rUnion *.

Saint-Georges. — De la Fédération *.

Saint- Jean. — Lepelletier; de la Cavalerie*.

Stanislas. — Place Royale ; du Peuple * ; Napoléon ; Royale.

Rues :

Alliance (d'). — Simonneau ; d*Alliance *.

Alliance (pelite rue d*).

Amerval (d*)*.

Artisans (des). — Des Sœurs; Saint -Charles (le long de

rhôpital) ; des Artisans *.

Artisans (ruelle des).

Bailly. — Chalier ; Racine *.

Boucherie (de la).— De la Mesclerie ; de la Boucherie v. v. Callot. — Richardménil ; des Comptes ; Callot *. Carmes (des). — De la Grande-Église ; Franklin *. Carmes (petite rue des). — Molière *.

Champ-d' Asile.— Nouvelle communication (plan de Mique). Champs (des).

Chanoines (des). -- Seconde rue des Chanoines ', de FAbbé

de Saint-Pierre ; de THomme-de-Bien *.

Charité (de la). — Des Étuves (partie aboutissant à la rue

du Cheval blanc) et du Vieux-Change (aboutissant à la

place Sainl-Epvre) ; Platon ; Brutus *.

Cheval blanc (du). — Ruelle Saint-Jean et de TÉtang. Citadelle (de la).

Cloilre (du).

* El non Damerval, comme on l'écrit improprement.

Conslitulion (de la). — De ia Congrégalion ; des Étals- Unis * ; de la Congrégalion.

Cour (de la). — Du Chàtel ; rueiie de la Cour ou devant ia Cour ; de TUnité ; de la Reconnaissance *.

Dames (des). — Petile rue des Dames précheresses ;

rue entre les deux places ; de TUnion *.

Derrière. — Reculée. Derrière (petite rue).

Didion. — Ruelle du Pendu ; rue des Orphelines ; petite

rue Sainte-Catherine (1754).

Dominicains (des). — Des Jacobins (1754); rue neuve

Saint-Nicolas ; Jean-Jacques Rousseau *.

Drouot.

Écuries (des). — De TÉcurie.

Équitalion (de 1'). — Saint-François (partie inférieure)

et de la Tabagie (partie supérieure) ; du Belin , entre

les rues des Ponts et des Qualre-Églises (1754); des

Pénitents et du Rempart (plan de Mique) ; des Juifs ;

des Écuries ; du Manège; de TÉquitation *.

Fabriques (des). — Paille-Maille (1754); du Rempart

(plan de Mique) ; de la Paille-Maille ; des Fabriques *. Fayencerie (de la). — Des Fayenciers; Lazouski ; de la

Fayencerie *.

Four (du).

Girardet. — Rue neuve de la Congrégation (1754);

TEvèque ; Corneille * ; Monsieur.

Grande-Rue (ville vieille). — De la Boudière (jQsqu à la Pelile-Carrière) ; Saint-Georges (devant la collégiale) ; du Chàleau (le long du Palais ducal); les Bourgets (depuis les Çordeliors jusqu'à la porte Notre-Dame); rue de la Convention *.

Grève (de). — Des Capucins.

Hache (de la). — Rue Neuve ou Neuve rue; Décius; Sydney *, depuis la rue Sainte-Anne jusqu'à la rue Saint- Dizier ; de la Hache *, depuis la rue Saint-Dizier jusqu'à la rue de TÉquitation.

Haut-Bourgeois. — Grand ou Haut-Bourget (le) ; rue de l'Égalité *.

Hôpital militaire (de T).

Hôpital Saint-Julien (de V). — Rue neuve de la Congrégation (1754); de THôpitai; de la Bienfaisance*.

Jardins (des). - Paille-Maille (1754).

Jeannot. — Vieille rue Sainte-Catherine; rue de Tancienne Gendarmerie ; de la Gendarmerie *.

Lafaye^le. — Des Dames précheresses ; Saint-Nicolas ; Helvétius *.

Loups (des). — Du Loup ; de l'Arsenal.

Lycée (du). -:- Pelite rue de la Visitation ; rue Corneille ; de la Fraternité * ; du Collège.

Mably. — Première rue des Chanoines ; Mably *.

Manège (du). — Sainte-Catherine ; Châteaufort *.

Manutention (de la). — De la Munilionnaire.

Maréchaux (des). — Des Febvres ; Callebray.

Maure-qui-Trompe. — Derrière Saint-Epvre (depuis la

place Sainl-Epvre jusqu^à ia Grande-Rue) ; de la Morl-

qui-Trompe ; du Maximum ; des BoQS-Enfants y de la Morl-qui-Trompe *.

Michottes (des). — Nouvelle communication (plan de

Mique) ; rue Charlemonl ; des Michottes *.

Monnaie (de la). — Des Juifs (partie inférieure). Montesquieu — De la Vieille-Primaliale ; Montesquieu *. Morts (des). — Rue sur le fossé aux chevaux ; des

Bons-Vivants ; des Morts *.

Moulin (du). — Rue sous la rue du Moulin ; rue qui va

au Châtel ; d'Aristote ; du Moulin *.

Notre-Dame. — De la Communauté-des-Prétres (au nord),

impasse des Bénédictins (au midi) ; Caton ; Fénelon *. Opéra. — Bazin.

Orphelines. — Derrière les Orphelines.

Pépinière (de la). — Bénezet *.

Petit-Bourgeois (du). — Le Petit-Bourget et rue du Petit-

Bourget ; petite rue Saint-Pierre ; de THumanité ; de

TEspérance *.

Point-du-Jour. — Roboam , puis Roubonneau (depuis la

place Saint-Epvre) ; petite rue Notre-Dame (depuis la

rue Saint-Michel).

Poissonnerie (de la). — Saint-Jean et des Minimes. Pont-Mouja (mieux : Mougeai). — Saint-Nicolas ; Voltaire*,

Pools (des). — Des Angustios (de ia place Mengin à la rue Saint-JeaD) ; celte parlie appelée du Jeu-de-Paume*.

Primatiale (de la). — De ia Fayencerie (1754) ; pelile rue de la Vieille-Primaliale ; de la Calhédrale ; du Temple *; de la Vieille-Primaliale.

Quatre-Eglises (des). — De la Grande-Eglise ; de la Révolution *.

Raugraflf.— De la Boucherie v. n. ; Brulus ; de la Boucherie.

Saint-Antoine. — Du Maure- qui-Trompe.

Saint-Dizier. — De la Conslitulion *.

Saint-Epvre. — De la Grenouillère ; du Four-Sacré ; de la Concorde * ; du Four-Sacré.

Saint -Georges. — Des Moulins; de la porte Saint- Georges (1754) ; de la Fédération *.

Saint-Jean. — Des Moulins ; de la porte Saint-Jean (1754); Lepelletier ; de la Douane *,

Saint-Joseph. — Des Prémonlrés ; de la Force; du Lycée*.

Saint-Julien. — De l'Hôpital Saint-Julien ; des Piques; Socrale ; de la Commune *.

Saint-Michel *. — Du Four-Sacré (partie inférieure) ; de rindivisibilité ; de la Loi *.

Saint-Nicolas. — Faubourg Saint-Nicolas ; rue du Faubourg Saint-Nicolas et de la Fontaine-Rouge ; des Sans- Culottes ; Descartes *.

* Le procès-Terbal de l'an m mentionne la Petite rue Saint-Michel (partie inférieure de cette rue)^ qoi fut appelée de KAmitié.

Saint-Pierre. — Du Cardinal ; Crëbillon *.

Saiot-Sébastien. — Saint-Jacques; Guillaume-Tell*; petite rue Saint-Sébastien.

Saint-Thiébaut. — Du Moulin ville neuve ; du Moulin.

Sainte-Anne. — Des Tiercelins (1754) ; du Mûrier *.

Sainte-Catherine. — Saint-Stanislas (1754) ; neuve Sainte- Catherine ; des Volontaires nationaux ; de la Garde nationale *.

Salpétriëre (de la).

Source (de la). — Narxon, Naxon ou Nachon, depuis la rue de la Monnaie; derrière les Étuves, depuis la rue du Cheval blanc à celle de la Boucherie ; du Bout-du- Bois ou du Bout-de-Bois ^ puis des Suisses, jus.qu'à la rue Saint-Michel.

Stanislas. — Saint-Stanislas ; de la Montagne ; de TEsplanade *.

Stanislas (Trottoirs). — Rue Royale ; du Passage ; trottoirs de la place Royale.

Tiercelins (des). — Mirabeau ; des Orphelines*.

Vénerie (de la).

Visitation (de la).— Des Ponts ; Voltaire ; Dumarsais *.

Impasses ' :

Bon-Pays (du). — Rue de la Poterne ; de TÉcurie ; derrière la Monnaie ; impasse du Bon-Pays *.

Écoles (des). — Cul-de-sac des Frères ; impasse des Écoles *.

Lycée (du). — Rue des Minimes ; d'Âssas * ; impasse du Collège.

Opéra (de T). — Rue derrière les Cordeliers * ; impasse

de rOpéra *.

Saint-Jean. — Cul-de-sac de la porte Saint-Jean ; impasse

de la Cavalerie *.

Faubourgs :

Sainte-Catherine. — Des Tanneries *.

Saint-Georges. — De la Meurthe *.

Saint-Pierre. — De la Constitution *.

Saint-Jean. — De la Cavalerie *.

Stanislas. — Saint-Stanislas ; de Toul* .

Saint-Fiacre. — De Boudonville *.

des Trois-Maisons. — De la République ; de Metz *.

* A la liste ci-dessus, le tableau de Tan m ajoute : Le cul-de-sac du Tabac. — Impasse des Artisans.

— des Bénédictins. — Impasse de Fénelon.

— de la rue Saint-Julien. — Impasse de la Commune.

' Il j arait anciennement^ entre les Cordeliers et le Palais ducal^ une ruelle, dite des CordelierSi qui a été murée.

Je complète cette nomenclature par l'indication des noms donnés^ soit avant, soit pendant la Révolution, à quelques édifices publics.

Porte Sainte-Catherine. — Des Volontaires nationaux ; de la Garde nationale.

— Saint-Georges. — Des Moulins ; de la Fédération ;

de la Meurthe.

— Saint-Nicolas. — De Saulrupt ; de la Constitution.

— Saint- Jean. — Lepelletier ; de la Cavalerie. .

— Stanislas. — De la Montagne ; de Toul.

— Neuve. — Saint-Louis ou Stainville ; de la Liberté.

— Notre-Dame (première). — De la Craffe ; de la Ré-

publique.

— Notre-Dame (seconde). — Notre-Dame-des-Champs ;

de la Citadelle.

— Royale. — Du Peuple.

Quartier Sainte-Catherine. — Quartier Royal ; caserne des Volontaires nationaux ; de la Garde nationale.

— Saint- Jean. — Caserne Lepelletier ; de la Ca-

valerie.

— de la Citadelle. — Caserne de la Citadelle.

— Neuf (de TOpéra). — Caserne de la Pépinière. Hôpital Saint- Julien. — Hospice de Bienfaisance. Maison de Réclusion (ci-devant Refuge). — Maison de Répression et de Secours.

Hôpital Saint-Charles. — Hôpital Lepellelier ; hospice de la Commune.

— des Enfants trouvés. — Hospice des Enfants de la

Patrie.

— Saint-Fiacre. — Hospice de Boudonville.

Cathédrale. — Temple de TÉtre suprême et de la Raison.

Éclairage.

30 août 1715. Déclaration de Léopold portant établissement des lanternes à Nancy: « Désirant, dit-il, pourvoir à la sûreté et à la commodité de notre bonne ville de Nancy, nous avons estimé que Tulilité la plus sensible seroit celle d'en faire éclairer les rues par des lanternes, pour en faciliter la fréquentation pendant les nuits les plus sombres des saisons, et prévenir les désordres que pourroit causer le défaut de clarté. Pour en soutenir la dépense, entre plusieurs autres, nous avons accordé à notredite ville des octrois... Et comme nous voulons qu*il soit pourvu à rétablissement et à Tentretien desdites lanternes, nous avons ordonné qu*il soit construit ^50 lanternes à huit pans, de trois carreaux de verre blanc et net, sur 15 pouces de largeur et 3 pieds de hauteur... Voulons qu*à commencer du 34'' octobre de la présente année, jusqu'au 34*mars47l6, et successivement d'année en année, lesdites lanternes soient posées et allumées, savoir : pendant les mois d'octobre et de novembre, à cinq

heures et demie précises ; pendant les mois de décembre et de janvier^ à cinq heures, et pendant les mois de février et de mars, à six heures, déduction faite des huit jours sur chacune lune, où les lanternes seront inutiles.... • (Voy. Recueil des ordonnances, t. II, p. 75.)

15 octobre 1753. Arrêt rendu au Conseil royal des finances, par lequel le roi ordonne que, conformément à la délibération des officiers de rHôtel-de-ville , du 11 juillet précédent, il sera établi en la ville de Nancy un nombre suffisant de lanternes pour éclairer les rues et places des deux villes, à la distance , dans les rues larges, de dix toises de Lorraine de Tun et Tautre côté ; dans les places, à la distance de cinq toises, et dans les rues étroites, à la distance de quinze toises, aussi de chaque côté....

15 décembre. Ordonnance de la Chambre par laquelle elle fait très-expresses inhibitions et défenses à tous les allumeurs de pratiquer aucune sorte de supercherie qui empêche les chandelles des lanternes publiques , ou lampions dont on pourrait faire usage , d*épuiser tout leur suif, sous peine d*étre exposés au carcan pour la première fois, pendant deux heures, sur la place du Marché, et d*ètre dénoncés, la seconde, comme pour fait de vol. Enjoint aux commissaires de quartier , inspecteur de police, sergents et archers de ville, après que les lanternes auront été allumées, de faire, à six, huit et dix heures du soir, leurs tournées tous les jours dans les rues de leur quar-

lier, pour y examiner les lanternes éteintes ou mai allumées , en découvrir la cause , et en faire rapport sur-lechamp à M. le lieutenant général de police....

6 avril 1754. Ordonnance de la Chambre enjoignant aux commissaires de quartier de faire déposer les lanternes publiques, après qu'elles auront été bien nettoyées, chez chaque propriétaire ou locataire des maisons devant lesquelles elles sont posées , pour les entretenir et remettre, rbiver suivant, auxdits commissaires, au même état qu'ils les auront reçues, dont sera dressé un acte, signé des uns et des autres, ou sous-marqué, avec témoins.

19 octobre et 18 décembre 1754. Règlements concernant les allumeurs des lanternes et les jours d'allumage.

1715-1769. Adjudications de l'éclairage des 362 lanternes en 1715; 450 en 1718; 928 en 1760; 968 en

Pavage.

« Règlement pour les pavez et maistres paveurs de Nancy, faict par Son altesse le duc Charles III, le 10 febvrier 1598.

» Sur les plainctes et remonstrances faictes par plusieurs bourgeois et habilans des deux villes de Nancy sur les deffault et manquement qui se retrouvent journellement ez pavementz et pavez des rues, places publicques, poutz et portes desdictes villes, S. A. a ordonné ce qui s'ensuit :

» Que doresoavaol il sera pourveu audict pavemeut par les maislres experlz et architectes à ce députez , de sorte qu iDContinant qu*il y aura trois ou quatre ou plus grande quantité de pavez rompus ou enlevés, Touverture soit promptement restablie où elle sera advenue, aux despens des propriétaires des maisons et d*autres qu'il appartiendra , sans touttefois que les paveurs puissent , à Tenvironde ladicte ouverture, enlever plus grande quantité de pavé que besoing sera pour icelle rétablir, et sans qu'il leur soit aussy loisible de faire fosses, creuzer et rompre le fond et sol dudict pavé pour prendre grève et les remplir d*autres matériaulx, sur peine de porter euli-mesmes la despence desdictz pavez, oultre ce d'amande arbitraire.

» Que lesdictz maistres feront faire, à temps et saison, provision de bonnes pierres et pavez qui puissent résister aux glaces et gelées, par eulx ou par les propriétaires des maisons et autres qu il appartiendra, tant pour fournir lesdictes rues et places publicques que les portes et advenues de Nancy et autres villes.

» Que les pierres dudict pavé seront réduictes à Teschantillon ancien de sept à buict poulces, pour le moings, de trois quartz de pieds de toute quarrure, pour chacune, avec deffence très-expresse ausdictz paveurs de paver lesdictes rues, places, pontz et portes de moindre d'eschantillon , à peine d'amande arbitraire et autre punition, s'il eschet.

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