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28 janvier 1064. Nomination de collecteurs pour l'écuelle des âmes en la paroisse Saint-Epvre.
7 février. Don de deux poêles d'airain, provenant de fournitures faites à M™ de Pradcl, à la fille du sieur Antoine Grandpère, marchand, pour avoir chanté dans l'église Primatiale durant une neuvaine faite pour les nécessités publiques.
8 février. Nomination de deux conseillers pour assister au compte que Basile Mus doit rendre aux créanciers du Mont-de-Piété.
31 mars. Délibération au sujet du feu qui fut chez les Jésuites, où était S. A. (Charles IV).
26 mai. Défense de jeter des immondices proche de la fontaine dite de l'Hôpital, à la Grande rue ville vieille.
4 juin. Don de 70 francs aux Capucins pour l'arrivée du pére général de leur ordre.
50 et 30 octobre. Résolutions portant qu'à cause des larcins qui se font fréquemment dans la ville par des personnes qui y peuvent entrer le jour et la nuit par les avenues qui se trouvent dans les démolitions d icelle, il serait expédient de faire des palissades. — Marché passé à cet effet.
10 novembre. « 11 est ordonné bien expressément aux commissaires de quartier des deux villes de Nancy et du
ban de faire mie exacte recherche, chacun dans son quartier, des tilles et femmes mal famées et qui vivent scandaleusement , d'en faire chacun une déclaration qu'ils porteront dès demain matin ez mains de Messieurs les conseillers de leur quartier, sans faulle, à peine d'amande. »
20 novembre. Ordonnance pour nettoyer la ville et faire sortir les pauvres étrangers dans vingt -quatre heures, avec défense à tous autres d'y entrer, à peine de punition corporelle.
18 décembre. Résolution pour faire faire « une pièce considérable (un dais) pour servir à porter le Saint-Sacrement processionnellement, et ce en actions de grâces à Dieu du retour de S. A. et de son rétablissement dans ses Étals, afin que ladite pièce en servit de mémorial et demeurât perpétuellement à la paroisse (Saint Sébastien) ». M. Serre, auditeur des Comptes, en promet la dorure ; M. Sarrazin donne une somme « assez notable » ; on fait des collectes particulières et on vend des tapisseries qui avaient été léguées à l'église.
26 janvier 1665. Lettres patentes de Charles IV portant nomination du marquis de Gerbéviller à la charge de bailli de la province de Nancy vacante par le décès du comte de Lignivillc.
27 février. Lettres patentes portant exemption d'impositions pour Pierre Semorille, maître passementier, 61s de Francisque Semorille, natif de Gènes, lequel avait été attiré
en ce pays (en Lorraine) par Octavian de La Tour pour y établir la manufacture des velours, pannes et salins. Il y est dit que celte manufacture avait été interrompue par les guerres, et que Pierre avait fait construire un « moulin à soie » qui était situé devant l'hôpital Saint- Charles, sur le ruisseau Saint-Thiébaut.
5 mars. Rôle des particuliers (au nombre de 28) qui ont été condamnés à l'amende pour avoir manqué de porter fagots et aller au bois le jour des Bures.
4 avril. Exemption, pour les maîtres d'école, des logements de gens de guerre , guets , gardes et patrouilles, réservé néanmoins les débits (impôts) des foutaines.
15 juin. Ordonnance pour le nettoyage du caual qui porte ses eaux au-devaut des tanneries qui sont au dedans et au dehors de la ville, jusqu'à la rivière.
19 mai. Décret de Charles IV portant exemption pour François Neguin, « orfèvre en argent » de son hôtel, avec pouvoir de mettre au-dessus de sa boutique un tapis où les armes du duc seront représentées.
14 septembre. Articles de règlement qui furent trouvés raisonnables et approuvés par l'assemblée faite, en la Chambre de ville, des maitres des corps de métiers, y appelés, touchanl les articles présentés à S. À. (et communiqués par elle aux gens du Conseil) par les capitaines et officiers de la bourgeoisie, à l'effet d'être confirmés dans les exemptions et privilèges que Charles IV leur avait ac-
cordés le 14 avril 1633. Ils font valoir, dans leur requête, « les peines auxquelles leurs charges sont asservies, pour eslre la ville ouverte de toutes parts par la dèraolilion de ses fortifications », et les périls, beaucoup plus nombreux que du passé , qu'ils ont à courir. Le règlement porte : que « le gouverneur et bailli de Nancy » aura , comme il se pratiquait avant les guerres , le pouvoir de créer des capitaines, lieutenants et enseignes dans chaque quartier; que les bourgeois seront armés d'uue épée, d'un mousquet, fusil ou arquebuse ; qu'ils seront tenus, au son du tambour, de se réuuir devaut le logis du capitaine, sous peine d'amende ; qu'ils devront obéir à ce dernier, sous peine d'amende et de prison. 11 leur est défendu , à peine d'amende, de jurer ou blasphémer dans les corps-degarde. En cas d'émotion (émeute) ou de querelle, il est permis aux officiers de prendre tel nombre de bourgeois de leur quartier qu'ils jugeront à propos. Aucun n'est exempt de parailre sous les armes, sinon les nobles ; etc.
26 novembre. Résolution portant que deux conseillers feront conduire la lampe d'argent, du prix de 1,180 francs, vouée par la ville ù Notre-Dame de Sion, la présenteront au nom de la ville et apporteront certificat de la délivrance et de l'annotation qui en sera faite dans l'archive du mont de Sion.
Déjà, lors de la procession faite à Sion le ii juin {642, les bourgeois de la capitale y avaient apporté une image de la Sainte-
Vierge, de bois doré, tenant à la main un lys d'argent, et dans son piédestal un reliquaire rempli de plusieurs reliques données par M. de Maillane, évêque de Toul. Ce présent était accompagné d'un voile à franges d'or pour l'image de la Vierge.
21 janvier 1666. Procès-verbal de reconnaissance de la grande manufacture de soie de S. A., établie à Nancy. II constate l'existence de quiuze métiers où Ton fabriquait les articles suivants : « popeline, ferandine, japeline, armoisin, taffetas noir à faire des coiffes, autre taffetas, façou d'Angleterre, lustré ; taffetas pour écharpes de pluies, poux de soie, moire de soie, salin plein de Gènes, damas de Luc (Lucques), brocard, velours commun à deux et à trois poils ». (Cette manufacture, dans laquelle la ville était associée pour une part, était dirigée par un nommé Didier Ilumbcrt, marchand à Nancy : et les commissaires nommés pour en faire la reconnaissance, lui enjoignent d'établir encore vingt métiers et plus à faire du ruban de soie de toute largeur et de toute façon, soit or ou argent.)
Exemption d'impôts pour Claude Colliguon, architecte de S. A.
55 janvier. 11 est décidé que les bourgeois feront patrouille pour la défense et sûreté de la ville et éviter les vols et rencontres fâcheuses pendant la nuit.
19 février. Lettres de Charles IV portant retenue de Nicolas Racle comme ouvrier en la Monnaie.
1 1 mars. Ordre du duc prescrivant à la ville de traiter
avec plus de considératiun que les autres prédicateurs le P. Maimbourg (Louis), jésuite, qu'il avait fait venir de Paris pour prêcher le carême.
18 mai. Résolution touchant l'achat de soie en Ailemagne pour la manufacture. (Didier Humbert y fut envoyé lui-même peu de temps après.)
19 juillet. Exemption d'impôts pour Antoine Mistou, orfèvre et ciseleur.
19 août. Ordonnance pour le nettoyage du canal qui porte les eaux du moulin Saiut-Thiébaul, lesquelles coulent sous la ville.