‹ Les archives de VeniseChapitre 121 sur 176 · QUATRIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE

Li: CONSEIL DKS [)IX.

Ori|{ino du (joriscil des Dix. — GoininenL il faut j'i{;er son institution, en apprécier le but, et considérer impartialement quels étaient les éléments de puissance dont les lois l'avaient investi. — De l'élection du Conseil des Dix. — Du nombre des Conseillers. — De la salle des séances. — Des fonctions ])réliminaires. — Des Ciiefs du Conseil. — Ordre des séances du Conseil et des muières qui y étaient traitées. — Juridiction du Conseil. — Des dénonciations et des plaintes. — De la procédure. — Des peines. — Les Secrétaires du Conseil. — Des Archives <lu Conseil des Dix. — Lein- formation. — Du classement qui en fur fait en 1786. — Inventaire actuel.

L'histoire du Conseil des Dix, d'après les documents originaux de ce tiihuiial t^élèhre, à l'aide des révélations fournies par ses seules archives, n'a pas encore trouvé son narrateur. ISotre prétention ici n'est pas d'être cet historien ; les limites qui nous sont imposées et le but que nous nous sommes proposé dans cet ouvrage ne nous le permettent pas. Notre devoir est de soulever un ooin du voile qui, jusqu'à ces dernièn's années, tenait

dans le mystère les pièces authentiques ; notre devoir est d'indiquer la plus {jrande et la plus importante partie des documents; notre devoir, pour ne pas nous écarter de l'idée fondamentale qui a présidé à la formation de ce livre, est de nous attacher particulièrement à faire ressortir les preuves du Conseil des Dix de la République de Venise dans ses rapports avec l'étranger. En un mot, le lecteur trouvera plutôt ici le portrait du Conseil des Dix agissant au dehors, que le tableau du Tribimal exerçant sa juridiction à l'intérieur. Le but que l'auteur se propose d'atteindre en produisant cette quatrième partie de son livre se pourrait résumer dans ce titre : le Conseil des Dix et les Affaires étrangères.

Cependant, pour procéder ensuite avec méthode à l'exposé des séries de documents qui formaient les archives particulières du Conseil des Dix, pour en donner à comprendre le genre, le caractère, la portée, il importe peut-être de dire aussitôt ce qu'était véritablement ce Conseil, quelle fut son origine et comment il Ibnctionnait.

Communément, on s'accorde à dater la création, disons y invention du Conseil des Dix, de l'année 1310. La raison d'État l'aurait établi. La conjuration d'un Bajamonte Tiepolo, fomentée et formée contre les lois en vigueur, l'aurait rendu de nécessité publique. Il eiil été décrété d'urgence et comme inventé, produit, constitué spontanément. De récentes recherches fructueusement accomplies parmi les parchemins les plus anciens et dues à l'activité très-érudite de M. Bartoloraeo Cec-

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