‹ Les archives de VeniseChapitre 36 sur 176 · LES LIVRES DES TRAITES · texte numérisé non relu

LES LIVRES DES TRAITES

compleclantiir . Hic tu , ne forte hoc nescias, pacis ornamenta omnia et subsidia leges. Qui principes , qux urbana consilia, qui magistratus conosces. Qui senatus comitivorumve iisus et ratio, quantaque reipublicse majestas et authoritas sit , accipies. » Le plus ancien document que l'on y trouve est de l'an 883, et aucun ne dépasse la limite des dernières années du quinzième siècle. L'érudit que sa curiosité et son goût pour les informations diplomatiques au moyen âge porteront vers l'examen de ces registres, devra consulter d'abord les appréciations utiles qu'en ont publiées MM. G. L. Fr. Tafel et Gg. M. Thomas, en Allemagne, et M. de Mas Latrie, en France. Les deux premiers ont eu sous les yeux la copie en sept registres, qui était alors à Vienne, et le troisième a basé son rapport sur la copie, en neuf registres , que Venise avait pu garder '. Mais à la connaissance de ces deux séries ne doit pas se l^orncr la curiosité du savant sur les traités et privilèges tle la République vénitienne en ces temps anciens. Il devra aussi dépouiller les textes précieux de ces deux grands monuments écrits du moyen âge, fondés par les soins et l'initiative glorieuse du glo-

' Voyez u Der Doge Andrkas Dandoi.o uud die von demselben anrjelegten uthundensammiungen zur Slaats- und Il<tndelsgeschichle Venedigs. Mit den Orig inal-Registerii des Liber ALurs, des LiBEn Rlanci'S und der LiBRl Pactorum ans dem Wiener Archiv , von Dr. GottI, L. Fr. Tafel und Dr. G{;. iNL ïhomns. (Ans den Ablinndlnnj'en der K. baver Akademio, d. W. UF, Cl. VIII, Bd. I, al.tli. Miind.en, 185.5.

Et Areliivcs des missions seientijiijues et liuéraires , choix de Rapports et Instructions publié sous les auspices du Ministère de l'instruclioti publique et des cultes. VI« et VII' cahier, juin et juillet 1851. Rapport sur le recueil des Archives de Venise intitulé Libri Pactorum, par M. de Mas Latrie, p. 2G2 à 300, et p. 341 à 385.

rieux Doge Andréa Dandolo , ce magnifique ami des lettres et de l'histoire ', monuments conservés sous le titre, l'im de Libeu Albus , l'autre de Liber Blancus. L'Albus, comprenant cent vingt-huit documents, dont le premier est un « Privilegmm Emaîiuelis Imperatoris Constant. " » , et le dernier une convention avec le chef

' Andréa Dandolo, cinquante -quatrième Doge de la République. Elu le 4 janvier 1343, mort le 7 septembre 1354. « Questo fù un xapientissimo homo et cortese a tutti comunemente , e perciô et venniva detto il Cortese di sopranome. » Ancienne chronique dans un manuscrit de la maison d'Esté. « Unus es primis rerum Venetarum scriptoribus , vir probus, et literis et armis conspicuus, uti testatur F. Petrarclia, qui eodem aevo florebat, » etc. (Mcratori.) Voyez le Mémoire allemand cité plus haut, p. 9, 11 et suiv. « Andréa Dandolo (dit le comte Sagredo), uomo di gran senno, amico a Francesco Petrarca, e scrittore délia miglior cronaca Veneziana che abbiamo.... ><

2 Dans son très-intéressant mémoire sur Venise et le Bas-Empire, M. J. Armingaud dit : « Le premier chrysobulle dont on ait non le texte grec, mais la traduction latine conservée à Venise dans le livre des Patti et dans le Liber AlOus , appartient à la fin du dixième siècle. » Et il ajoute : « ]Nul doute cependant qu'il n'ait été précédé de l>oaucoup d'autres. Ceux-ci auront été brûlés, comme tant de précieux documents, dans l'incendie qui consuma une partie des Archives vénitiennes au moyen âge. La preuve en est à priori dans l'impossibilité même d'un trafic lointain qui eût manqué de garanties. Mais elle ressort aussi du premier chrysobulle qui, en invoquant les anticjues usages, ne fait que les confirmer ou les étendre. » Voyez Histoire des relations de Venise avec l'Empire d'Orient depuis la fondation de la République jusqu à la prise de Constantinople au treizième siècle, par J. Armingaud, professeur d'histoire au Collège Rollin. (Imp. Impér., 18G8.)Ce travail du jeune professeur est excellent, plein de faits intéressants, d'aperçus ingénieux, et bien nourri do documents cherchés aux bonnes sources. « La Bibliothèque de Saint-Marc, dit-il, et surtout les archives des Frari , m'ont fourni mes principales sources. Beaucoup de documents du livre des Patti sont commentés dans ce travail pour la première fois, et si l'activité des savants allemands m'a devancé de quelques années, j'ai pu cependant trouver après eux plusieurs pièces inédites. Mon but a été d'ailleurs de composer un tableau d'cnsend)lc, en profilant des travaux allemands et

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