‹ Les archives de VeniseChapitre 50 sur 176 · MUNSTER · texte numérisé non relu

MUNSTER

Correspondance de l'ambassadeur Alvise Contarini écrite du congrès de Munster, 1643-16-48, onze volumes.

NAPOLI (.Naples).

Cent soixante-six volumes : 1570-1707 '.

POLONIA (Polog.nk).

Dix-huit volumes : 1574-1718 ^.

ROMA (Rome).

Correspondance de trois cent onze volumes, régulière depuis 1566, mais à kujuelle il manque l'année 1572, disparue dans l'incendie de 1577. Les allaires de Rome, comme celle de Constantinople, ont été l'objet dans les Archives de l'ancienne République d'un classement à

* Voyez l(!s loiiiL's II, 111 cl IV de la Storîa arcana déjà citée.

2 M. le marquis de Noailles a utilisé de la manière la plus intéressante les dépèclies de l'ainliassadeiu- de Venise en Pologne, Girolanio Lippomanu , dans son bel ouvrage de « IIenui de Valois et la Polog>e KS 1572. " (3 volumes. Paris, Michel Lévy, 1867.)

part. Aussi faut-il consulter séparément les Régis tri délie Deliberazioni del Senato RoMA, ouverts avec l'année 1 560, ainsi que la série dite Materie Espiihis Papalistis. Cette curieuse exception exifje l'explication suivante. La République de Venise, de tout temps, dans sa politique, montra une fermeté particulière h l'endroit de cet objet de si grandes controverses, qu'on appelle la différence entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel du Pape. Aucun État catholique n'a montré un plus grand courage et n'a fait preuve d'une plus tenace persévérance pour ne pas laisser confondre au détriment de ses droits et privilèges cette distinction si naturelle. Or, lorsque les affaires romaines étaient à l'ordre du jour dans le Sénat, il était d'usage que le Grand Chancelier prononçât, avant que la discussion fût ouverte, l'exclusion momentanée des Séjiateurs qui avaient avec la Cour de Rome, soit par la parenté, soit par les intérêts matériels, des affinités particulières. Une fois cet appel nominal effectué, la discussion commençait, et les décisions qui en résultaient étaient enregistrées sous le titre de Materie Jîoma Espidsis, recueil qui ne comprend pas moins de cent et quelques volumes. La correspondance diplomatique vénitienne composée à Rome a un caractère particulier de dextérité et d'élévation pohti([ue incomparable, cai- il était rare que l'ambassadeur élu pour un poste aussi difficile ne fût un homme qui non-seulement avait praticjué le Sénat, mais qui aussi avait rempli des fonctions diplomatiques auprès de toutes les grandes Cours de l'Europe. Pendant le seizième siècle, seul, il n'v eut pas moins de quarante-neul

ambassades ordinaires des Vénitiens aux Pontifes et vingt-neuf extraordinaires '.

RUSSIA (Russie).

Les rapports directement établis entre la République de Venise et l'Empire Russe furent très-tardifs , aussi n'y a-t-il dans cette catégorie que peu de volumes de dépêches. Federico Foscari, accrédité en 1783, et Piètre Grimani, en 1790, furent les deux seuls Ambassadeurs qui aient été en résidence à Saint-Pétersbourg.

SAVOIA (Savoie).

La correspondance est de cent dix volumes et commence au 31 mars 1570. Avec le 20 juin 1630, une lacune de trente-deux ans se présente. Les relations entre les deux États interrompues à cette époque ne furent, en effet, reprises qu'en 1662, au mois de septembre, avec la réception de l'ambassadeur Alvise Sagredo. A dater de 1741, la série de Savoie prend le titre de Torùio (Turin) avec l'ambassade extraordinaire de Marco Foscarini, et continue ainsi jusqu'en 1797.

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