Livre de caisse (Libri casse
Reçus des Caissiers (Fedi dei Ragionati), 81 (tergo). Liasses des bilans de la caisse (Ristretti di Cassa), 82. Registres variés (Registri varii), 84.
Livres divers (Libri diversi), 92.
Dépêches (Dispacci), 97.
Nouvelles découvertes faites après l'achèvement du Catalogue (Nuo ve scoperte faite dopo compila topera), 100. * 1786, 28 settembre, is GoxtiGLio X. « Sostenulo con lodevole ed
du 25 septembre 1792, nouveau silence des documents sur les Archives du Conseil des Dix. C'est à cette date que pour la première fois on trouve indiquée la formation spéciale des archives des Procès criminels; le surintendant est Sebastiano Zen. Vient ensuite, daté du 29 avril 1795, un rapport très-circonstancié du surintendant Cristoforo Antonio Loredan1, par lequel nous voyons que le plus grand ordre est apporté aux Archives qui lui ont été confiées. Il s'étend séparément sur les deux Archives du Conseil , dont il désigne Tune Archivio delU Deliberazioni , et l'autre Archivio deiProcessi. Il établit trois catégories dans les pièces manuscrites ; celles qui lui paraîtront traiter de matières purement politiques, seront portées à la Chancellerie secrète ; celles qui auront un caractère littéraire ou scientifique seront déposées à la
utile impegno per il corso del cadente semestro dal dilctt. nob. nostro Zaccatia Valaresso il caiico di Présidente ail' Archivio, présenta a questo Consiglio nell' atto di deponerlo la relazione délie cose operale e disposte, e dello stato in cui trovasi la comandata riduzione di quel luogo tanto nel suo formate che nel materiale, affine d'introdurre in etM un ben regolato e permanente sistema corrispondente al contemplato premurosu oggutto délia più cauta e sicura custodia de quesle carte.. . » , etc. (Décret contre-signe Joannes Zon, secretarius.) La Relation du président aux Archives est jointe au décret (Archives des Dix, rt/em), ainsi que la liste des livres qui ont été transférés j la Bibliothèque de Saint-Marc.
1 Data dall' Archivio de' Procbssi crimi*ali dell' Eccrlso Coxsiclio di X, ti 29 aprile 1795. Prestata essendosi l'obbedienza mia alla venerata commission»1 dai voti sovrani di queste Eccelso Consiglio dérivalami di sopraintendere alla sistemazione dell' Archivio criminale il i Processi da essere espedili e delegati, seguo in questo momento le zelanti traccic de benemeriti mei precessori, chc di tempo in tempo rass»*gnarono alla pubblîca sapienxa l'andamenlo di quulia faraginosa ed intéressante operazionc etc. (Archives des Dix.) Il avait été déjà question de cette sistemazione dell' Archivio dei Proocssi criminali en 1792, ±5 sett. 1793 et 26 mars.
Bibliothèque de Saint-Marc. Stefano Andréa Guerra et Giovanni Maria Rubbi sont ses coadjuteurs pour l'opération du classement. Les détails qu'il soumet aux Excellentissimes Seigneurs du Conseil sont pleins d'intérêt. Il a cru devoir procéder par siècle pour l'opération du classèment, en se conformant ensuite à des subdivisions de dix ans en dix ans. Cinq armoires contiennent déjà les procès mis en ordre. Il en a fini avec les pièces du seizième et du dix-septième siècle. Celles du dix-huitième , c'est-à-dire du siècle courant, restent à être examinées. Un décret du 8 mai approuve son ouvrage 1 . A la date du 1 2 septembre, nouveau rapport sur l'état des papiers des Dix, et il est le dernier que nous ayons rencontré. Le
Surintendant en a achevé le classement 1 . Les Archives criminelles sont en ordre. Il a rencontré des pièces d'érudition qu'en raison des caractères orientaux qui
1 1795, 8 maccio, in Cossiglio X. « Nel rentier conto il dilettiss. nob. nostro sopraintendente agli Arcbivii del grado d'avauzamento a cui è nel dccorso semestre progredita , mediante la di lui vigilanza e Topera de fedelissii ni deputati, la sistemazione di quello criminale de Proce*si, ■ ileriscc nell' aggradita scrittura ora intesa la cura ch' ebbe di far rac- COgliere e separare in tre distinte rategorie tutti li raanoscritti che vi ha rinventui •, etc... (Arcuives des Dix, Parti commun i.)
2 Data DELL* Abcbivio de Piiocessi cmmikai.i deli.' Ecc° Cossicli» Dl X, M 12 sfcTTEMBHK 1795. - ProSMOM» a dimetterc l'onorevole *ppo~giatomi incyrico di sopruinteudente ad ambi gli Archivii di questo Ecv Consiglio, manclierei ad uno de prcsenti doveri délia mia incombent se non rendcssi conto a V. S. di quanto bo operato in quello spécialmente criminale, dove bo creduto di rivogliere le maggiori mie cure onde vcdcre auebe in esso verihcato quel buon sistema ed andament» cbecon tantacompiacenza, rimarcasi ncll' altro délie delibcrazioni » ,etc... (AncuivES des Dix.) Et à ce Mémoire du Surintendant sont jointes deu\ pièces, dont une du 16 septembre, signée par le préposé à la caisse du Conseil Pietro Bonfadini, et l'autre, du 18 septembre, qui est un dëVrel du Conseil, contre-signé par le secrétaire Jo*rpb Grndeuigo.
les caractérisaient, il a soumis à l'examen du savant orientaliste Assemani1, lequel en a fait une laborieuse description.
A deux ans de là, la République cessa d'exister. Les Archives des Dix comme celles de la Chancellerie Secrète furent atteintes par plus d'un côté. Cependant, race aux soins successifs que nous avons énumérés à l'article des vicissitudes des Archives de Venise, nous devons dire que peu à peu les papiers des Dix se sont réintégrés et qu'ils sont encore ceux qui, à l'heure présente, ont le mieux conservé ou recouvré le plus heureusement cet aspect d'unité et d'harmonie que leur avait donné sous la République sérénissime le Surintendant préposé à leur réorganisation et à leur conservation. Eu parlant plus loin de l'objet même des documents contenus dans ces Archives, en signalant à la curiosité publique l'attrait et l'intérêt historiques de certaines séries, nous aurons à louer bien haut les dignes efforts, récemment couronnés de succès, de celui à qui est conBée la direction actuelle des Archives vénitiennes, et quand nous en serons à l'examen des correspondances adressées de l'étranger aux trois Chefs des Dix, nous ne manquerons point à publier comment l'histoire en doit non-seulement la connaissance mais le salut à M. Tomraaso Gar.
Telle qu'elle est aujourd'hui reconstituée, la collection
1 Professeur illustre des langues orientales au séminaire de Padoue. A l'occasion du travail qu'il venait de faire en cette circonstance, le Conseil des X lui décerna une médaille de la valeur de douze sequio* d'or.
des papiers et registres du Conseil des Dix peut être ainsi représentée :
Quarante-quatre Registres appelés Misti ou Mélanges , de 1310 à 1524'.
Cent quarante-cinq Registres des Parti secrète ou Affaires secrètes, de 1525 à 1707.
Deux cent quarante et un Registres sur parchemin de Parti corn muni ou Affaires ordinaires, de 1525 à 1791.
Deux cent six Registres d'Affaires criminelles, appelés Criminali, depuis l'année 1502.
Quatre-vingt-quinze Registres des Diarii ou Notes journalières pour mémoire, de 1605 à 1797*.
Cinquante-cinq liasses de minutes ou Pièces à l'appui pour les Registres Misti, jusqu'à l'année 1477.
Treize cent quarante-six liasses de minutes ou pièces à l'appui pour les Registres des Parti communi , de 1525 à 1797.
Soixante et onze liasses de Documents secrets (Parti secrète), de 1525 à 1797.
Cent soixante liasses d'Affaires criminelles, jusqu'en 179".
Quarante-cinq liasses de Procès criminels, de 1607 à 1796.
1 Le premier registre de* Misti a été improprement indiqué comme registre du Conseil des Dix : les dates seules des documents qu'il renferme doivent l'exclure de cette série, 1300, 13 décembre- 1302, 23 février. L'auteur du Catalogue des papiers du Conseil en 1786 en a fait lui-même la remarque. S'il l'a donc conservé dans le classement, ce fut sans doute par respect pour la tradition. Le Registre h ne cotnporuque des fragments de 1315, 1er janvier, à 1324, février. Il en est de même pour le Registre m, dont les fragments vont de 1325, mai, à 1331, avril. Le Registre iv s'étend de 1348, 21 janvier, à 1358, octobre, mais il contient aussi quelques décrets épars, dont le dernier est en date du 22 mars 1363. Le Registre v manque. Le Registre vt comporte des fragment.-; de 1363, 19 avril, à 1374, 21 juin. Le Registre vu manque. Le Registre vin va de 1392 à 1407; le ix de 1408 à 1418; le x de 1419 à 1429, le xi de 1430 à 1437, etc.
2 Le rédacteur du Catalogue de 1786 constate les lacunes suivantes : 1635, 1642, 1643, 1644, 16V5, 1653, 1654, 1682 et 1683.
. Six cent dix-huit liasses de procès effectués au nom du Conseil dans les provinces de terre et de mer.
Cinquante-neuf liasses de Proclami ou Sentences Criminelles, de 1457 à 1797.
Cette vaste série, dont nous venons d'énumérer le détail 1 , ne comprend que les papiers proprement dits du Conseil des Dix, mais il y faut adjoindre aussitôt le recueil considérable des papiers des trois Chefs du Conseil [Capidel Consiglio de X)9 dont :
Cinquante-sept Registres des Notatorii, de 1478 à 1796, avec soixante liasses de 1542 à 1793.
Soixante-sept liasses de Lettres de 1473 à 1655.
Trois cent soixante-neuf liasses de Lettres Secrètes, de 1525 à 1797».
Cent trente et une liasses de lettres dites Sottoscritle, de 1510 à 1793. {Affaires civiles, privées et contentieuses.)
Seiz<ï liasses de Lettres Criminelles, de 1575 à 1666.
Cinquante-six liasses de Procès Criminels, de 1630 à 1797.
Un nombre plus ou moins considérable d'autres liasses renfermant des sentenze, des dérisions (terminazioni) pour la libération des exilés, des lettres en réponse aux Chefs du Conseil, des notes relatives aux prisons, des rapports des chefs de quartier, des suppliques, etc.
1 II existe aussi quatre Registres qui sont hors série et dont il importe de consulter les matières principalement pour écrire l'histoire du Conseil, ce sont : le Liber Macncs, qui est un recueil de décrets <*t d'ordonnances (225 feuillets parchemin); Liber Primcs, du il mars 1550 ta 15 avril 1567; Liber Skccsdcs, du 16 mars 1567 au 27 février 1575; Liber Tertics, du 7 mars 1576 au 28 février 1588, avec table des matières.
2 Le rédacteur du Catalogue de 1786 fait remarquer dans cette série les lacunes suivantes : de 1617 à 1632,
1636, de 1649 à 1662, I ()(')().
Et plus de cent cinquante mille Lettres ou Dépêches politiques, tant des Ambassadeurs à l'étranger que des Recteurs ou préfets (Reltori) et Provéditeurs extraordinaires dans les provinces.
Les titres respectifs de ces séries suffisent pour diriger le chercheur, selon le but qu'il se propose en approchant des Papiers du Conseil des Dix. Tous sont loin d'avoir une égale importance à l'égard des informations précieuses pour l'histoire. Quant à ces dernières, il serait inutile de les demander à d'autres séries que celles dites des Parti Secrète et des recueils de correspondances venues de l'étranger à l'adresse des Chefs du Conseil. C'est de la nature même de ces documents, c'est de l'intérêt tout spécial qui les distingue, c'est de l'attrait particulier de ceux qui sont relatifs aux choses et aux personnes de France, que nous avons maintenant à entretenir le lecteur.