‹ Les archives de Venise Histoire de la chancellerie secrèteChapitre 25 sur 199 · REGISTRES DU GRAND CONSEIL · texte numérisé non relu

REGISTRES DU GRAND CONSEIL

introduction remarquable à une publication de textes vénitiens faite en Angleterre , a particulièrement considéré les Archives de Venise au point de vue des services qui s'en pouvaient tirer pour l'histoire de la Grande-

plus spécialement affectés aux matières législatives et aux institutions de la République. Les noms bizarres de ces registres paraissent être dus à l'unique caprice et à la fantaisie des Chanceliers.

Fractus, 1240, juin, à 1282, juin.

Socius. (Extrait du livre Fractus, 1275, juillet, à 1278, septembre.) Comune primum , 1275, décembre, a 1282, juillet. Comune secundum. (Extrait du premier, 1351 , septembre, à 1278, septembre.) Luna, 1282-1285.

Zanella, 1285-1290.

Pihsus, 1290-1299.

Laprtcornus , )

Presbiter, 1305-1315.

CMw' \ 1313"1318- (Xubriea mmhrù consilii.) Fronensis, 1318-1325.

SpirUus, 1325-1349.

Saturnus. (Mêmes matières que dans le Novetla d'avril 1349 à janvier

1378.) Leona, 1384-1415.

Ursa, 1415-1454.

Regina, 1455-1479.

Deda, 1503-1522.

Diana, 1522-1536.

Novus, 1537-1551.

Suivent les autres jusqu'au dix-huitième siècle, Rocca, Angélus, Fiigerius, Surianus, Vicus, Anselmius, etc. Nous avons dit que des documents commerciaux se rencontraient dans ces livres; voyez, en effet, le Culendar of State papers and manuscripts , etc., par R. Rrown, t. Ier, p. 2, 3, 5, etc., concernant des tarifs pour étoffes en 1265, le change pour les marchands qui vont en France, en 1Î72 et 1273, etc.

Bretagne. Nous trouvons bonne sa méthode, qu'on pourrait nppeler nationale, et nous en adoptons volontiers le procédé, en nous plaçant, dans ces mêmes Archives, de manière à avoir pour principal horizon celui de l'histoire de notre France.

Et d'abord, puisque nous avons à traiter des écritures qui étaient adressées au Sénat ou qui émanaient de cette assemblée politique, il importe sans doute de dire ici ce qu'était ce Sénat dans la République. - Le Sénat à Venise était le véritable gouverneur politique de l'État. On l'appelait aussi « Pregadi » , c'est-àdire « les Priés » . Ce terme lui venait de ses origines. Dès les premiers temps de la République, en effet, ceux (jui composaient cette assemblée étaient priés dans leurs maisons , lorsque besoin était qu'ils se réunissent pour tenir conseil. Ils avaient une salle dans le Palais des Doges , magnifiquement disposée pour les séances. Tout sénateur n'était élu que pour un an , il pouvait toutefois être constamment réélu, et on procédait à cette élection à la pluralité des voix dans la vaste assemblée du Grand Conseil. Un sénateur vénitien ne recevait aucun salaire, non plus qu'un membre de la Chambre des Lords aujourd'hui en Angleterre. Une même famille ne pouvait compter dans le Sénat plus de trois de ses membres. Le nombre officiellement reconnu des Sénateurs fut variable. Il fut de quarante, puis de soixante, et dans des circonstances d'une importance exceptionnelle, il y eut une junte, dite la zonta, c'est-à-dire un nombre imposant encore de personnages élus pour être

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