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LES LIVRES DES TRAITÉS

des Tartares, « Pacta firmata cum domino Imperatore Zambech » , est un recueil de traités et de privilèges conclus avec les puissances orientales de Romanie , Syrie , Arménie, Chypre, Byzance, et avec quelques États asiatiques et africains.

Le Blancus, contenant soixante-huit articles, dont le premier est un traité de l'an 840 (Pactum inter Lotharhtm imperatorem et dominum Petrum Ducem Veneciœ pro firma pace habenda inter aliquas civitates et loca ducatui Veneciœ propinqua) , et le dernier un privilège du roi Manfred (Privilegium Régis Manfredi super restitutione Bizantium , quos Andreolus de Mari abstulit hominibus Venetiarum) est spécialement affecté aux conventions avec les pays Lombards, la Toscane, la Marche d'Ancône, les Romagnes, Naples et la Sicile.

L'historien moderne Romanin, parlant de son voyage effectué à Vienne en 1852, pour examiner ces deux précieux manuscrits, conservés alors dans les Archives impériales, dit : « Je trouvai que tous les deux étaient précédés d'une lettre patente du Doge Andréa Dandolo, par laquelle il fait connaître qu'après s'être occupé de la réforme du Statut , il juge sage et patriotique l'entreprise de sauver de l'oubli les documents anciens, de les recueillir, et de les disposer et ordonner avec le plus grand soin. C'est une lettre bien précieuse

italiens publié* récemment ou peu connus en France.... Les recherches particulière* des savants vénitiens consignées dans les Mémoires de l'Institut royal des sciences, lettres et arts, et dans ceux de l'Athénée vénitien, m'ont été du plus grand secours. »

1 Voyez le Mémoire allemand de Tafel et Thomas, déjà cité, pages 36 à 44, et p. 47 à 53.

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et qui nous fait connaître ce grand Doge sous un jour nouveau, c'est-à-dire non-seulement comme chroniqueur et législateur (ce que nous savions), mais encore comme doué de cette ambition très-noble de recueillir les plus anciens documents faits pour porter la lumière sur l'histoire de la patrie 1 . »

Nous avons dit que les Registres « Libri Paciorum » ne renfermaient aucune transcription de traités conclus depuis les dernières années du quinzième siècle, mais à côté de ces Registres, qui sont en quelque sorte un fragment de collection , sont aussi tous les traités originaux (et le nombre en est considérable) signés avec les puissances depuis le treizième siècle jusqu'aux derniers temps du dix-huitième. La part des traités et conventions, dans les Archives de Venise, est donc de tout point admirable, car elle est une de celles qui peutêtre ont le moins souffert de l'action du temps, des incendies et autres désastres.

1 Storia documentait* di Veitezia , par S. Romani* , t. I"", p, ;J5,*J et 354. (Venise, Naratovich, 1853.) La letire du Dope dont parie ici Romanin a été reproduite aussi par MM. Tafel et Thomas : elle est, en effet, fort belle et bonne à lire, de tout temps. Voici en quels termes cet homme illustre la termine : • Sumat crgo nostri fructum laboris subditorum clara devocio, et quid erga eos generalitati* gratta patrio fovemus affectu, gloriosum nostrum propositum recognoscanl. Docli enim, quod régna sublimant principum ci tas vigilie, et dominantis tanto eminentius fama crescit, quanto instantius comodis suhiectonim insudare dignoseitur, optamus cunctos dies nostros in publicas utilitates excurrcre, ut venerabili patrie comissisque nobis divinitus populis, quibus principaliter nati suinus, prodesse quam preesse pocius valeamus. •

Livre* destiné* à l'enregistrement de faits et d'actes mémorables. — Les registres les plus anciens, c'est-à-dire ceux qui comprennent le quatorzième et le quinzième siècle, sont les seuls dans cette collection qui aient une réelle importance. — Indication de quelques document* relatifs aux chose* de France.

Recueil de trente-trois volumes, dont un seul, le trentième, a été écrit sur papier; le reste de la série est rédigé sur parchemin. Ces volumes ne forment pas un recueil régulier et de nature spécialement définissable. On ne se trompera pas en disant qu'ils contiennent de tout un peu. Le premier document en date est de 1295, le dernier, de 1 787. Il ne faut pas du reste accorder à ce recueil toute l'importance que promet le titre qu'il porte. Ce n'est pas le répertoire officiel de tous les faits mémorables pour la République de Venise, c'est un recueil de luxe, dans lequel le caprice d'un chancelier a dû plus d'une fois présider à l'enregistrement de tel document plutôt que de tel autre. La partie moderne, depuis l'année 1 550 environ, y a été extrêmement négligée, et nous sommes d'avis que les Commemoriali ne peuvent être sérieusement utiles que pour les informateurs sur certaines choses du quatorzième et du quinzième siècle. C'est

une série dont il faut particulièrement consulter les

Indici pour se rendre compte de ce qu'il convient d*v chercher, car il serait difficile, même à celui qui a consulté chaque registre, de dire qu'on doit s'attendre à y trouver telle chose plutôt que telle autre.

Neuf registres comprennent le quatorzième siècle r I à IX, 1299-1407;

Huit, le quinzième, XàXVHI, 1407-1500;

Huit, le seizième, XVHI-XXVI, 1500-1604;

Trois, le dix-septième, XXVII-XXIX, 1604-1696;

Quatre, le dix-huitième, XXX-XXXIV, 1703-1787.

Des textes relatifs à des faits particuliers au royaume de France, ou à des Français en relation d'intérêts soit mercantiles, soit autres, avec des Vénitiens, s'y rencontrent aux années 1300, 1304 et 1307, pour la partie la plus ancienne. L'annexe au volume II a de l'intérêt, et se rapporte aux années 1307, 1311, 1317, 1322. Nous y voyons affirmés les rapports établis entre Venise et le royaume par Charles d'Alençon , comte d'Anjou , troisième fils de Philippe le Bel. Des quittances échangées pour des fournitures d'armes ont cette particularité d'y être transcrites en langue française, cas fort rare en ces archives. Les nouvelles ambassades échangées entre les deux puissances , après celle qui fut accomplie et racontée avec tant de naturel et de grâce en ses Mémoires par Villehardouin , maréchal de Champagne, y sont signalées, et des lettres de souverains y sont reproduites, entre autres de Philippe VI de Valois (1329, 1332), de Jean (1362), de Charles le Sage (1368, 1369, 1376, 1377), de Charles VI (1395, 1396 et 1407). Sous le règne de Charles VII, en 1428, le volume XII contient

RECUEIL DES COMMEMOR l A Ll.

Capitula terrœ Franciœ cursu territorii; de même pour 1441. Telle est un peu la part du moyen âge dans les Commemoriali pour la partie de France. Quant aux documents modernes, c'est-à-dire depuis l'avènement de Louis XI, et surtout depuis le traité d'alliance qu'il signa en 1478 avec Venise, leur intérêt perd dans ces registres tout parfum de curiosité, étant choses diverses fois reproduites en d'autres séries manuscrites, non moins officielles que celles des Commemoriali.

Nous devons ajouter que cette collection se complète par quatre registres ainsi désignés : « Mémoires anciens qui sont importants et qui peuvent suppléer en partie aux lacunes des Commemoriali; Relations de Castille, maisons régnantes , forteresses , préséances et choses historiques des royaumes l.

» La progression chronologique de chaque volume est la suivante jusqu'au seizième siècle :

Nous avons dit que les documents les plus variés s'y pouvaient rencontrer. Citons à titre de preuves : Privitegium civitatis Thadei de Pepolis en 1337; Cardinales creati sous Benoit XII et Clément VI; Exemplum litterarum D. Phitippi Régis Francorum pro Guielmo P ' inchar eilo de Pimano et lo de Cruce de Montepesulano Jidelibus suis, 1329 ; Responsum legati Papœ Joannis XXII super subsidio potentatum contra Turcos, 1334; C'onjessio receptionis pecuniarum datai um Vene-

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DELIBERAZIOM DEL SENATO BEGISTRI MISTI.

Définition de cette série. — Les textes des quatorze premiers Registres (1293-1331) manquent , mai* les répertoire» (indici) ont été conservés. — Importance de ces documents comme preuves officielles pour l'histoire des relations extérieures de la République. — Indication des matières relatives aux affaires étrangères d'après l'Index original des trente-deux premiers Registres, c'est-à-dire de 1293 à 1368. — K numération de documents concernant la France depuis 1331 jusqu'en 14*0.

Ces Registres ainsi désignés contiennent les différentes délibérations du Sénat sur toutes sortes de questions aussi bien administratives que politiques, et concernant à la fois certaines affaires intérieures et les

fiw ex parte Caroli fratris Régis Francité, pro arnesiis , sartiis, armis, trombis argenteis, 1311; Quietatio lingua gallica exarata quatuor tubarum et unius tubetœ argenteœ consignatarum commisso gallico per nuntiot Yenetos , idem (addition au vol. II); Memoria instrumentant m coilocat. in procuratia Sancti Afarci per Canceltarium Venetiarum , 1400; Mtttatio gubernationis Genutt in reges Francia? et submissio, 1396; Litterœ patentes Aloysii Régis Francorum in auibus, etc., 1477; Pax cum Christianisa simo Francorum Régi celebrata , 1478; Quietatio Christ. Régit Francité, 1516; Consignatio jocalium Augustino Ghisi, 1511; Indici di libri proibiti , 1506; L<6ro degli dispacci del ambasciator Diedo al Soldano del Cairo ritrovato nel 1609, Lettera délia Sultan a madré portata dal Ambasciator, 1605; Condotta di Giovanni di Medici, idem, etc., etc....

L'érudit qui à Venise s'est le plus particulièrement occupé de l'étude des documents contenus dans les Commemoriali est le professeur A. S. Minotto. Il en a préparé un regesto, c'est-à-dire un sommaire développé dans l'ordre des matières et avec l'indication des volumes et des pages : travail de grande patience dont il faut souhaiter la prompte publication.

négociations étrangères. L'incendie de 1574 ou de 1577 a sans doute détruit les quatorze premiers, qui comprenaient les huit dernières années du treizième siècle et les trente et une premières du quatorzième (1293-1331). Cette antique période n'est plus représentée dans les Archives que par les Indici ou Répertoires. La série régulière des textes ne commence donc qu'avec l'année 1332, et s'arrête à l'année 1440. Elle forme aujourd'hui un ensemble de trente-neuf volumes in-folio sur parchemin. L'importance des documents qu'ils renferment mérite la plus particulière mention : ils ouvrent d'une façon non interrompue pendant près d'un siècle la série des pièces officielles relatives aux affaires étrangères traitées dans les contrées et avec les nations les plus diverses. Il suffit de regarder dans les Rubricariî des Deliberazioni Miste la partie désignée sous le titre (J'/lmbaxatorcs et Tractatores, et celle des Commissiones (Instructions), pour se rendre aussitôt compte de quel intérêt peut être cette source de textes propres à réformer les mille et une erreurs des Chroniques écrites fort souvent un peu à l'aventure et sans preuves déterminées. Un grand nombre de dates faussement assignées à certains faits peuvent être rétablies. Les Rubricarii des soixante volumes jadis rangés dans la Chancellerie, et dont quarante-six sont demeurés intacts , comprennent quatre volumes ainsi répartis :

Le tome premier : Index de trente-deux registres, 1 293-1368 ; » deuxième: » neuf registres, 1368- 1389; h troisième: » neuf registres, 1389-1413; n quatrième: » dix registres, 1413-1440.

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Les matières principales relatives aux affaires étrangères qui y sont indiquées, et sur lesquelles on peut effectuer les recherches en se reportant aux numéros de renvoi , sont ainsi enregistrées :

Achaiae despotus (Dyrrachium, Rodum et Romani a .

/Emonia.

Alemania.

Alexandriae galee.

Ambaxatores et Tractatores.

Anconitana Marchia.

Anglia.

Apulia.

Aquileia patriarca et Forum Juliuin.

Aragon ia.

Ariminium.

Armenia? galce.

Anserum et Chersum.

Bohcmiae Rex et Lombardia.

Bononia.

Carolus dorai nus et fratres.

Chroatiae barones.

Constantinopolis, Trapezunta, Mare raajus.

Credentiarura officia les.

Cremona.

Creta.

Culphi custodia.

Cumae.

Cypri galee.

Dalmatia.

Fcrraria.

Flandria.

Florentia et Tuscia.

Porticum Teotonicorura.

Forenses.

Francia.

Goritii comités.

Hispania.

Hunçaria.

Janua et Sagona.

Imperator Romanorum.

Insula.

Justinopolis.

Levantis officium.

Ligna missa extra pro arduis factis.

Lombard ia.

Lombardorum tabula? vicedomini.

Maiorica.

Mantua.

Mare majus.

Mediolanura.

Mutina.

Navigandi on! i nés.

Navigationis officium.

Nigropons.

Papae Legati et Prclati.

Parma.

Plaeentia.

Ragusium.

Rex Robertus.

Roduin.

Romand iola.

Romania.

Sardinia.

Sclavonia.

Sicilia.

Syriae galee. • Trapczunta.

Tiinisium.

Turcs.

Verona et domini délia Seala.

Ystria1.

» C'est-à-dire : l'Achaïc, l'Emonie, l'Allemagne, les galères d'Alexandrie, le* Ambassadeurs et les Négociateurs, la Marche d'Ancône, l'An-

Le relevé que nous avons fait des choses de France dans les Indici de 1293 à 1368 atteste des négociations engagées entre les Vénitiens et le Roi de France, soit pour les traités d'alliance, soit pour des contrats, soit pour des intérêts privés de quelques nationaux, dans le cours des années 1302, 1317, 1324, 1325, 1330, 1331, 1332, 1343, 1344, 1345, 1350, 1354, 1357, 1359 et 1366 Notre examen de la période de 1368 à 1389 établit l'ambassade en France de Pietro Bragadin en 1368*

glelerre, l'Apulîe, le Patriarche d'Aquilée et le Frioul, l'Aragon, Himini, les galères d'Arménie, la Chersonèse, le Roi de Bohème, Bologne, les barons «le Croatie, Conslantinople, Lettres de créance, Crémone, la Crète, la surveillance du Golfe, Cumes, les Galères, de Chypre, la Dalinatie, Ferrare, la Flandre, Florence et Toscane, l'entrepôt des Allemands, les Etrangers, la France, les Comtes de Goritz, l'Espagne, la Hongrie, Gênes et Savone, l'Empereur des Romains, rOfhee du Levant, les Navires envoyés en des circonstances extraordinaires, la Lomhardic, Majorque, Manloue, Milan, Modène, Ordres d'expédition maritime, Négrepont, Légats du Pape et Prélats, Parme, Plaisance, Raguse, Rhodes, la Sardaigne, l'Esclavonie, la Sicile, les Galères de Syrie, Trcliizonde , Tunis, les Turcs, Vérone et les seigneurs de la Scala, l'Istrîe.

1 Ainsi: Registre XIV, année 1331 : Sapientes eleeti super litteri* Régis Francorum, super facto passagii. Cursores dont i ni Régis. Sapientes videbunt super committenda ituris. Hespondeatur domino Régi Francorum ad suas litteras. Mittatur Amba.xator ad Regem Francorum. (Texte de l'Index pour le volume XIV, dernier des Misli , qui ont été détruit', par l'incendie de 1574 ou de 1577.) Registre XV, 1332, p. 2 : Strribatur Régi Francorum. Recisii n XVI, 1332 : Ad preces Régis Francorum mittatur Ambaxalor ad Marchionem Ferrariœ. Reg. XXII, l'V» V : Responsio farta Ambaxatori senescalchi domini Régis Francité. Registre XXIV, 1345 : Yalarcxso missus ad potentes Franciœ. Reg. XXVI , 1354 : Pelrus de Composteilis , notarius dominorum de Xocte , missus ad potentes Flundriœ et Franciœ pro aptatione stratere. Recistr i XXV II, 1350 : Consulcs nostri Rruges et Parisiis audiuntur... Rec. XXVIII, 1357 : MÎSSO ad do m in uni Delphino Viennensi et locumtenenti in Parisiis. Registre XXIX, 1361, l>e litteris fendis Ducissœ Borboniœ.

et le passage par Venise des envoyés du Roi de France à leur retour de Hongrie en 1372, puis l'ambassade de Contai ini à Paris en 1375, quelques rapports échangés en 1383 et en 1384, où Pierre de Craon jouait un rôle. La Bourgogne y a sa part en 1386 et 13891. « Des ambassadeurs arrivèrent de Venise au mois de juillet, écrit le Religieux de Saint-Denis en sa Chronique; ils annoncèrent que le Roi des Turcs avait péri dans une bataille. » C'est l'ambassade rapportée dans la troisième partie des Rubricarii (1389-1413), à la date de 1393, « Ambaxata solemnis ad dominum Regem Francise, » et pour la première fois nous avons un texte précis d'Instructions à un envoyé de Venise en France. « Forma commissionis datte viro N. J. Alberto ambaxatori ad Regem Francorum* . Avec le quinzième siècle, l'intérêt

1 Ainsi : Deliberazioni del Senato. Rqpstri Misti. Recistre XXXIV, 137 2-1375 : Possint scribi literœ domino Régi Franciœ in favore Muret i tjovari et Jacobelli de la Turre , p. 16; Factum pignore Francité cui suspensio expirât, p. 29; Ambaxatores Regni Francité euntes in Hungaria conducantur eu m ligno ripiœ , p. 144; Ambaxatores redeuntes de Hungaria leventur, p. 154. Registre XXX V, 1375-1377 : Per rtpresalia Raymundi Valéry mittatur unus Ambaxator ad Regem Francité, p. 128; Comissum Contaient» Ambaxatori ad Regem Franciœ, p. 130. Registre XXXVIII, 1362-1384 : Responsio Jienda Ambaxatori Régis Franciœ de mittendu virum nuntium, p. 118; Responsio facta domino Andegavensi, p. 120. Registre XXXIX, 1384-1386 : Responsiones facta' Ambaxatoribus domini Régis Franciœ, p. 12, 13 et 15; Petto passagium usque Segnia Ambttxatori Régis Franciœ, p. 66; Responsio facta Ambaxiatori Régis Franciœ per transitant domini Régis Lodovici in causa gui veniat Venetiis, p. 109. Registre XL, 1386-1389 : Quid script uni fuit domino Ducis Burgundiœ , p. 92. Vol. XLI , 1389 : Responsio facta domino Duci Burgundiœ , p. 113.

- Deliberazioni del Senato. Registri Misti. Registre XLI II, 1394- 1397 : Quid scriptum fuit domino Régi Franciœ super facta relaxationis per, etc., p. 36; Quid commissum fuit Laurentio, p. 49; Ambaxata

se développe , le rôle du duché de Bourgogne fait sentir sa politique envahissante, et de 1402 à 1411, les registres des Misti contiennent de plus importants détails relatifs aux princes de cette maison. Entre 1413 et 1460, dernière série de ces manuscrits, les testes politiques sont peu fréquents , surtout si Ton considère qu'à cette époque le mouvement dans les affaires extérieures s'était beaucoup prononcé; mais il n'y a pas lieu de s'étonner de la rareté des documents diplomatiques dans la quatrième partie des Misti del Senato1, puisque depuis l'année 1401, une autre série a été formée qui les contient presque tous, sous le titre spécial de « Sécréta del Senato. »

soient ni s ad dominum Regem Franciœ (2 septembre 1395 et 23 septembre); Forma commissionis , p. 72, 78, 79, 86, 89.

1 Deliberazioni del Senato. Reftistri Misti. Registre XLV, 1400- 1402 : Pro represaliis nostris Régi et baronibus Francité, p. 123. Registre XL VI, 1402-1405 : Captum de mittere unum notai itim ad potentes Franciœ pro domino Duci Burgundiœ , p. 104; Commissio circumspecti viri Pétri de Gualfudinis tnissi ad dominum Ducem Burgundiœ, p. 109-110; Quœdam tittera scripta domino Régi Franciœ , p. 111. Registre XLVII, 1405-1408 : Quid scriptum fuit domina- Ducissœ Burgundiœ pro novitatibus quœ sunt in Bruges, p. 2; Quid scriptum domino Francisco Contareno , Ambaxatori itu Franc ia , p. 8; Mittalur una pcrsona sufficicns ad potentes Franciœ per liberationem viri Francisci Contareni capti, p. 28. Recistre XLVIII, 1408-1411 : Libertas praticandi cum ambaxatoribus Ducis Bwgundiœ , p. 101; Mittatur ad Ducem Burgundiœ, p. 107; Scribatur oratori ad Ducem Burgundiœ , p. 117. Registre LU, 1417-1419 : Quid scriptum Régi Franciœ (3 mai 1417), p. 113. Recistre LV, 1424-1426 : Libertas data collegio mittendi consuli Bruges executione concordii facti cum ambaxatoribus Ducis Burgundiœ et mittendi ad solvendum ipsi duci ducat, vu m., p. 112, 160. Registre LVI, 1426-1428 : Dux Burgundiœ, p. 92. Registre LVIII, 1430-1433 : Dux Burgundiœ et Sabaudiœ , galerœ per viagium sancti Sepulkri , p. 108.

DELIBER AZIOM DEL SENATO REGISTRI SKCRETI.

Délibérations secrètes du SÉkat. — Recueil de cent trente-cinq registres, et la plus importante série qui puisse être consultée relativement aux affaires étrangères. — Dix volumes de sommaires on Jtubricarii servent de répertoire à toute la collection. — Indication chronologique progressive de ces volumes. — Relevé des matières qui y sont traitées d'après l'un des originaux. — Jusqu'à l'avénemcnt de Louis XI au trône de France, les documents concernant le royaume sont rares et ne se rencontrent qu'à des intervalles plus ou moins prolongés. — Sous Louis XI , les rapprochements internationaux entretenus par la diplomatie produisent des textes pins fréquents. — Avec les entreprises de Charles VIII , de Louis XII et de François Ier, ils deviennent innombrables. — Indication particulière des principaux documents depuis les commencements du Recueil jusqu'à l'époque des entreprises sur l'Italie.

Cent trente-cinq registres sur parchemin, commençant en 1401 et finissant en 1630, forment la série des Deliberazioni Secrète du Sénat. En 1630, ce recueil prend un autre titre, que nous expliquerons ci-après. A vrai dire, on devrait en porter le nombre à cent trente-neuf, puisque quatre registres antérieurs à l'année 1401 , et marqués par les majuscules A , B , E , sont désignés Sécréta consilii Rogatorum, et comprennent quelques périodes du quatorzième siècle, telles que 1345-1350, 1388-1397; mais en réalité l'ordre n'est régulièrement établi que depuis 1401. Il y a, de plus, cent qua-

rante-trois liasses communément appelées filzey datées de 1510 à 1630. Ces filze, qui sont une réunion de feuilles volantes, peuvent être considérées comme étant les pièces justificatives des délibérations enregistrées dans les volumes sur parchemin. H importe toujours de les consulter, car elles renferment souvent des explications et des commentaires que l'on ne doit pas s'attendre à rencontrer dans les recueils reliés. La collection des Secreti del Senato est d'une valeur inappréciable pour l'historien : c'est l'histoire politique de la République des Vénitiens officiellement prouvée sans interruption. Elle est comme le rendez-vous de toutes les phases des négociations entamées avec les puissances étrangères. Là sont les Commissions et les Instructions pour les ambassadeurs, les capitaines de guerre, les provéditeurs généraux ; là sont les réponses que le corps politique du Sénat a approuvées, et dont le plus souvent il a discuté les termes. Il est permis de dire qu'aucune page ayant pour objet l'histoire internationale des Vénitiens ne peut être écrite dans des conditions authentiques sans la consultation la plus minutieuse des registres sur parchemin de cet abondant et précieux répertoire. Dix volumes composant le Rubricario générale des Secreti del Senato aident particulièrement à la rencontre des informations. En voici l'indication progressive :

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