‹ Les archives de Venise Histoire de la chancellerie secrèteChapitre 78 sur 199 · DES COMMUNICATIONS FAITES AU SÉNAT · texte numérisé non relu

DES COMMUNICATIONS FAITES AU SÉNAT

de l'ordre des Servîtes; puis Lonigo, Tosetti, Scipione Fefamosca , Ludovico Raitelli , Bortolotti , Emo , Treo , Bertoldi, Valsecchi, Sabini , Celotti , Tanzio, Montagnacco, Wrachien, Brizzi , Délie Caste l.

En cette classe toute particulière des papiers variés du Sénat, nous parait devoir être aussi répartie la trèsintéressante collection des pièces politiques dites Communicate dei Consiglio dei Dieci al Senato, c'est-à-dire les lettres et les documents d'Etat dont le Conseil des Dix ne croyait pas devoir garder pour lui l'absolu secret et dont la communication à l'assemblée du Sénat lui semblait utile dans l'intérêt du Gouvernement. Ces pièces, du reste, avant même d'arriver à la connaissance de cette assemblée, étaient d'abord soumises à celle des membres du Cabinet. Aussi la formule ordinaire de leur envoi était-elle la suivante :

Que par un secrétaire du Conseil, après recommandation faite du secret exigé, les pièces ci-jointes soient communiquées aux Sages du Collège (cabinet des ministres) et au Sénat, pour qu'ils en connaissent et pour qu'ensuite ils puissent décider ce qu'ils estimeront nécessaire de faire «.

1 Giovanni Rossi, dans le premier volume manuscrit de ses Leggi, s'exprime ainsi : * Imrnensi studiosi lavori si veggono ammns>ati negli scritti. Nè volumi residui di tal génère, giacchè alcuni ne mancano ridunda il «apure délia scienza, e curiosissimi aneddoti si presentano. Vi si collocarono appresso diciotto volumi d'un consultore Chioccarini. Costuî perô non fu già allo stipendio délia Rcpubblica, ma i suoi lavori ivi giacciono , perché vennero spediti al Senato in copia dal segretario Veneziano Gobhi, da Napoli l'anno 1771. L'opère, non moite, d'altri consultori si veggono, de quali il nome ignoriamo, ma probabilmente, usando diligenza, potrebbero invesligarsi utilmente. - (Bibliothèque de Saint-Marc, manuscrits.)

2 1617, 28 juin. (Is Cossiclio dei X.)

Ou encore :

Que par un secrétaire de ce Conseil, la plus entière discrétion recommandée y après avoir prêté serment sur les Évangiles , et pris en note les noms des personnes présentes , soient communiquées aux Sages du Collège (ministres du cabinet), puis, si bon leur semble, au Sénat, les particularités qui sont arrivées à la connaissance de nos Inquisiteurs d'Etat, par l'entremise d'un confident, auquel nous pouvons accorder la plus entière confiance

Ou encore, et cette fois à l'adresse directe du Sénat :

Que le présent exposé qui va être lu, fait hier matin en l 'audience secrète des Ministres, par t Ambassadeur de France, soit communiqué au Sénat, après lui avoir recommandé la pltts absolue discrétion sous les peines les plus graves, qui sont de la compétence de ce Conseil, c'est-à-dire celles des biens et de la vie. Que serment soit prêté par chacun sur les missels; le nom de chacun aussi pris en note; tous étant pareillement tenus sous la foi du serment, et sous lesdites peines, de ne pas même laisser savoir qu'ils ont dû prêter ledit serment *.

Les volumes cartonnés renfermant les curieuses communications du Conseil des Dix au Sénat (Scritture communicatc del Consiglio dei Dieci al Senato) sont au nombre de vingt-six. Le soin que nous aurons de traiter plus au long des matières réunies et conservées sous ce titre, dans la quatrième partie de ce livre entièrement consacrée aux prérogatives du Conseil des Dix et à la nature d<» ses Archives dans leurs rapports avec la politique extérieure, nous dispense ici de tous autres détails. Il nous a paru plus naturel de rattacher à un chapitre spécial à

1 16 V5, 10 février. (Caim del Coxsiglio oki X ed Inquisitûri.)

2 1583, 19 avril. (Iîi Coksiolio dei Dieci.)

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