A LA DUCHESSE DE PARME
La biographie du célèbre miniaturiste dom Giulio Clovio a été dans les derniers temps l’objet de recherches assidues, tant dans la Croatie, son pays natal, qu’en Italie. M. Ivan Kukuljevié Sakcinski, d’une part*, MM. Ronchini, directeur des Archives de Parme2, et Bertolotti, directeur des Archives de Mantoue3, de l’autre, n’ont rien négligé pour élucider ou compléter l’histoire de sa vie et de ses travaux. M. Ronchini a fait connaître par de nouveaux documents les relations de l’artiste avec la cour de Parme, avec ces Farnèse,dans le palais desquels il mourut. M. Bertolotti, de son côté, a produit son testament et l’inventaire des miniatures trouvées dans son domicile après sa mort, en 1 578.
C’est aux recherches de M. Ronchini que se rattache le document dont on trouvera plus loin le texte. La dernière lettre, jusqu’ici connue, de Clovio aux Farnèse porte la date du 7 juillet t5y3; la mienne lui fait suite, avec cette différence qu’elle est adressée à la fameuse Marguerite d’Autriche, duchesse de Parme, épouse d’Octave Farnèse. L’artiste lui annonce l’envoi d’une peinture à l’huile, représentant la Vierge avec l’Enfant Jésus et Siméon; il l’entretient en même temps de sa santé, qui est fort mauvaise.
Giulio Clovio était alors âgé de soixante-quinze ans ; il vécut encore cinq ans.