‹ Les archives des artsChapitre 37 sur 63 · DE LOUIS DE S1LVESTRE · texte numérisé non relu

DE LOUIS DE S1LVESTRE

Parmi les artistes que l’étranger réussit à nous enlever dans le cours du xvme siècle, Louis de Silvestre, fils d’Israël Silvestre et membre de l’Académie royale de Peinture et de Sculpture, mérite un des premiers rangs. Le Musée et les palais de Dresde conservent encore de nombreux témoignages de l’habileté de ce maître, dont les portraits surtout se distinguent par leur vigueur. M. Dussieux a rapporté, dans ses Artistes français à l’étranger (3e édit., p. 227), les principaux événements d’une carrière longue et féconde. Une lettre que j’ai copiée dans les Archives de Dresde nous fait connaître les clauses principales du contrat conclu avec Silvestre par la cour de Saxe.

« Monsieur, c’est sur la grâce et la bonté du Roy que j’ay fondé la demande que j’ay faite à Sa Majesté, et c’est toujours de là que j’attends qu’elle me soit accordée. Cepen-

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