UNE LETTRE DE SILVESTRE
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dant comme il me parroist par vostre lettre, Monsieur, du 24 que Sa Majesté souhaitte estre informée si l'on me l’a fait espérer dans mon contract, je vous en envoyé un extrait. L’article à ce sujet est assez obscur, mais celuy qui est dans le premier projet, que l’on m’a d’abord présenté à Paris, et que je vous envoyé aussy, vous prouvera que je n’ay point compté avoir cette place sans émolumens, et que j’ay fait retrancher ce qui m’en ostoit l’espoir, comme j’ay fait aussy changer dans les articles 1 et 2 ce qui n’estoit pas à mon avantage; mais je vous le répète encore, Monsieur, c’est de la grâce seuje du Roy que j’espère avoir ce que je demande, et je la regarderay comme une récompance que Sa Majesté m’accorde après l’avoir servi dix ans de mon mieux et pour m’encourager à la servir encore dix autres années, mieux si je le puis.
Depuis que j’ay présenté mon mémoire personne ne m’a plus rien dit là dessus et je n’en ay rien dit à personne. Je me remets à vous, Monsieur, pour y donner la dernière main.
Je suis avec tout l’attachement et la considération possible, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur. — Sii.vestre.
A Dresden, ce pr décrc 1725.
Articles du premier projet de mon engagement.
11 mettra un prix raisonnable sur ses ouvrages de peinture, qu’il aura à faire pour le Roy, n’excédant pas en cecy le prix pour le quel d’autres en feroient de la mesme sorte et valeur.
Articles rectifiés dans mon contract.
Les ouvrages de peintures que Sa Majesté, ses ministres ou ses supérieurs luy ordonneront, luy seront payés à un prix raisonnable et selon leur valeur.
Ses ouvrages luy estant payés comme il est dit cy dessus il sera obligé de faire tous les ans deux tableaux de cabinet, selon les sujets qui luy seront donnés à cette fin san (sic) qu’il en prétende estre payé, mais en considération de tout ce que dessus, Sa Majesté luy donnera mille écus de gages par an.
Le directeur de l’Académie de peinture de Sa Majesté venant à manquer, il se chargera de la ditte direction, lorsque Sa Majesté le demandera, sans en prétendre aucune augmentation de gages.
Ses ouvrages luy estant payés comme il est dit cy dessus , le sr Silvestre s’oblige de faire tous les ans un tableau de cabinet en considération de la pension de mille écus que Sa Majesté luy a accordé, etc.
Le directeur de l’Accadémie de peinture de Sa Majesté venant à manquer, ledit s1' Silvestre se chargera de la ditte direction, lors que Sa Majesté le demandera.