LES RECETTES DE L’ACADÉMIE DE PEINTURE
/ Académie , pendant l’année mil sept cent quatre vingt neuf , ainsi que des payements aussi faits par lui pendant la ditte annee au S> A je, imprimeur , pour frais d'impression des dites estampes.
33 Susanne . . .
iqS
7 Suites des 7 Sacremens . .
3 Suites des 7 Œuvres de misé-
ricorde ....
3 Suites de la Battaille et du
Triomphe de Constantin. .
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57 Estampes diverses
2 Estampes. .
1 1 Estampes diverses
76 Estampes diverses
98 Estampes diverses
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3 Estampes diverses
12 Estampes diverses
53 Estampes diverses ....
2 Estampes diverses
16 Estampes diverses
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4 Estampes diverses
49 Estampes diverses . ...
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5G Grands portraits . . .
72 Petits portraits. . . .
2 Portraits Marigny
[9 Livrets des Salons
IO
2 Estampes
Total. .
Sur quoi il a été déduit 27 I. 12 s. 6 d. à quoi monte la remise accordée au Sr Barny de 5 0/0 sur
552 1. 14 s. d’Estampes qu’il a achetées faisant partie de la vente
énoncée ci-dessus, cy 27 12 6
Partant, reste net. . . >-444 17 »
Laquelle somme de quatorze cent quarante quatre livres dix-sept sols le Sr Phlipault a payé cejourd’hui à Monsieur Pajou, suivant quittance portée sur le registre de vente. Savoir :
i° La somme de 285 liv. 5 s. en deux mémoires quittancés du Sr Aze, imprimeur, pour frais d’impression
d’estampes.
Le premier de 82 livres » sols \
Le deuxième de 200 — 5 —
Et pour ports de planches \ 285 5 »
chez l’imprimeur et pour i
boire au garçon 3 — » — J
20 en argent 1. 1 5q 1 2 »
Total égal à celui de la vente. . . ' -444 >7 “
Certifié le présent extrait véritable et conforme à mon Registre de vente, à Paris ce 26 avril 1790.
Phlipault.
LETTRES DE MILLIN A NIBBY 169
LE;TTRES DE MILLIN A NIBBY
Les noms de ces deux archéologues sont assez célèbres pour qu’il soit inutile de retracer leur biographie; il suffit de rappeler ici qu’Aubin-Louis Millin naquit en 1759 et mourut en 1818, tandis qu’Antonio Nibby, né en 1792, mourut en 1839. Les lettres reproduites ci-dessous proviennent de la collection Frullani, à Florence.
Milan, 2 novembre 1 8 1 3.
J’etois affligé, mon cher ami, de ne point avoir de vos nouvelles. Vos lettres des 23 septembre et 7 octobre, qui me sont parvenues icy, m’ont fait un très grand plaisir.
Je vous sais mauvais gré de me dire, pour exciter mon interet, que votre situation actuelle vous oblige à désirer un avancement : vous n’avez pas besoin de ce moyen. Je sais le contraire, et que M. votre père, sans être très riche, avoit une fortune très honnete. Je ne parlerai donc point de cela. La place que vous désirez est faite pour le mérite et non pour sauver de la gêne ; à ce titre, vous y avez des droits que j’aime à faire valoir. Vous y ajouterez le reste si vous le voulez, mais cette manière n’est pas la mienne. Apprenez, d’ailleurs, de votre ami que, dans le monde, on ne donne qu’aux riches, et que, plus on se fait pauvre, moins on obtient. *
J’avois le Ficoroni, mais il sera bon pour ma collection d’estampes. Trouvez-moi donc le Mamachi, 5 vol. 40; j'ai celui en 3 8°.
Je serai toujours content quand je pourrai vous donner des témoignages de mon amitié.
A Monsieur Nibby, à Rome.
A. L. Mili.in.
Paris, le 3i janvier 1814.
Votre lettre, mon cher ami, m’a fait beaucoup de plaisir. Il y avait long-temps que vous ne m'aviez donné de vos nouvelles. Je suis bien aise que vous ayez été mis à la place d’écrivain grec dans la Vaticane ; ce titre vous convient mieux qu’un autre. J’espère qu’en fouillant dans ce riche dépôt, vous trouverez quelques morceaux intéressans à publier. Je vous remercie des livres que vous avez eu la bonté de m’acheter. J’ai déjà répondu relativement à l’histoire de Viterbe, dont j’ai déjà deux exemplaires. J’ai aussi celui d’Erra sur Santa Maria in Portico, Millino, <i<?/ Oratorio di S. Loren^o, e Bicci, délia Famiglia Bonapaduli. Que ferai-je de ces ouvrages doubles, dont le port me coûtera autant que leur acquisition? Je suis étonné qu’ils ne soient pas sur votre liste, car ils sont du nombre des ouvrages que j’ai acquis pendant mon premier séjour à Rome. Il me semble qu’il ne vous sera pas difficile de les rendre avec une petite perte (à mon compte pour chacun).
Depuis que je vous ai quitté, j’ai fait des acquisitions de livres à Florence, d’où j’ai expédié quatre caisses, à Venise, d’où j’en ai envoyé deux, et à Milan, d’où j’en ai expédié une. Vous voyez que j’ai du acquérir ainsi beaucoup d’ouvrages relatifs aux États Romains, comme aux autres parties de l’Italie. Il est donc bien difficile de pouvoir présumer qui sont ceux que je possède et ceux qui me manquent. Ne serait-il pas possible de prendre les ouvrages sous condition de les rendre, si j’écris que je les possède déjà. Les libraires à qui vous les achèterez sont le vôtre, et aussi ceux du Cours* qui me connoissent bien, principalement celui qui