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La New York Historical Society, ” fondée en 1804, s’était occupée depuis lors de recueillir et de conserver toutes les pièces pouvant inté-
‘ Appendice H.H. des journaux de la Chambre d'Assemblée pour 1844-45. Cf. « p. 315 des journaux pour réception de ce rapport.
* Journ. de la Ch. d'Assemblée, 1844-45, p. 44. * State Book D, p. 291.
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resser l’histoire des Etats-Unis. En 1814, elle fit, par l’entremise de son vice-président Clinton, un pressant appel à la législature de l'Etat pour l’engager à faire copier, dans les dépôts d'archives d'Europe, les documents relatifs à l'Amérique. Avant d'entreprendre ce travail, le gouvernement voulut d’abord s’assurer de ce qu’il possédait lui-même, et il fit adopter une loi ordonnant l’inventaire et le classement des documents déposés à Albany, capitale de l’Etat, et dont la plus grande partie provenait du fonds qui existait à New-York, avant la déclaration d’indépendance. L’ancienne colonie de New-York avait d’abord appartenu à la Hollande (1609-1664), et les plus anciens registres, les actes d'administration des gouverneurs Keift, Stuyvesant, Minuit et Van Tvwiller, étaient en langue hollandaise. On les fit traduire en anglais. Cette collection connue sous le nom de“ Albany Records” forme vingtsix volumes. L’on s’occupa aussi de recueillir et de classer les pièces relatives à l’administration anglaise, et quoique la correspondance politiquemanquât presque totalement—car les gouverneurs coloniaux avaient tous l’habitude de garder en leur possession les lettres reçues du ministère—on parvint à rassembler une très belle collection. Un mémoire préparé par le secrétaire d'Etat en 1820, nous fait savoir que l’on possédait alors à Albany 661 registres, 900 liasses et 324 cartes, tous relatifs à la colonie de New-York, et distribués en trois catégories bien distinctes: I.—Dutch Colonial Records; Il.—English Colonial Records; II1.—State Records.
Quelqu’importante que fut cette collection, l'enquête faite par les autorités avait donné la preuve qu’un grand nombre des dossiers relevés étaient incomplets, que beaucoup de documents étaient déjà disparus, et que l’on manquait surtout de la correspondance échangée entre la métropole et les autorités de la colonie. On regrettait encore la disparition des minutes des délibérations des commissaires des sauvages, de 1675 à 1751, en quatre volumes, que l’on supposait avoir été emportés par Sir John Johnson ou ses agents, lors de la Révolution.
La “New York Historical Society ” revint donc à la charge en 1838, et demanda à la législature un subside annuet afin de pouvoir faire copier en Europe les documents, qui pourraient compléter l’histoire manuscrite de la colonie. “Ces documents, disait-elle, dans son mémoire, sont du plus haut intérêt pour nous. Ils nous feront connaître les relations de la colonie avec la métropole, les sentiments que l’on éprouvait pour le peuple américain, les aspirations et les ressources de nos ancêtres. Ni les associations, ni les individus, ne peuvent avoir accès dans les dépôts d’archives d'Europe. C’est au gouvernement à entreprendre cette tâche patriotique. Déjà, l’état de Georgie a en Angleterre un agent qui poursuit des recherches historiques du même genre. Il est digne de l'Etat de New York, qu’il ait en sa possession, et qu’il puisse
contrôler tous les matériaux qui peuvent être utilisés pour nous faire connaître notre histoire.”
La législature, se rendant aux vœux si él quemment exprimés par la Société historique de New-York, adopta en 1839 une loi pourvoyant à la nomination d’un agent, qui fut chargé d’aller en Angleterre, en Hollande et en France, recueillir des documents affectant l’histoire coloniale de New-York,et une somme de quatre mille dol' - fut spécialement attribuée à cette fin.
Ce ne fut cependant que le 15 janvier 1S41, que le colonel John Romeyn Brodhead fut chargé de la mission en question. Après avoir reçu ses instructions du gouverneur, il examina d’abord soigneusement les archives déjà déposées à Albany, afin de ne point s’exposer à faire faire de la copie inutile, puis s’'embarqua pour l’Europe au mois de mai.
L'envoyé de l'Etat de New-York commença ses recherches en Hollande, où il avait déjà séjourné. Il y Constata à son grand regret que tous les documents relatifs aux compagnies des Indes orientales et occidentales, antérieurs à 1700, avaient été vendus aux enchères en 1821, par ordre du gouvernement des Pays-Bas. Il put cependant en avoir communication du particulier qui les avait achetés, mais il lui fallut payer une bonne rénumération pour satisfaire sa curiosité. Tout de même, Brodhead, grâce à l’obligeance des fonctionnaires hollandais, put faire bonne récolte en ce pays, puisqu'il y fit copicr seize volumes de documents, (1614-1678).
En Angleterre, où l’accès aux dépôts d'archives n’était pas alors aussi facile qu'aujourd'hui, Brodhead put aussi examiner les papiers du State Paper Ofice, du Privy Council et du British Museu m, de même que les collections Harleian, Lansdowne ct Cottonian, et il en rapporta quarante-sept volumes de copies.
La politique de la France touchant l'établissement de ses postes militaires sur la frontière américaine, ses négociations avec les tribus sauvages, sa longue lutte afin de maintenir son influence dans la partie nord du continent, voilà autant de questions qui intéressent le peuple de l'Etat de New-York. Aussi Brodhead ne manqua pas d’aller consulter les archives de France, afin d’en tirer des matériaux pour l’histoire de la colonie qu’il représentait.
L'administration du Canada français fut pendant longtemps confiée au ministère de la Marine, qui comprenait celui des colonies. Aussi, c’est par ce ministère que Brodhead commença ses recherches, dont l’entrée lui fut facilitée par le général Cass, ambassadeur des Etats- Unis en France. Les archives de la marine et des colunies sont très riches en documents relatifs au Canada, Mais lorsque Brodhead les compulse en 1843, elles étaient dans un état de confusion dépiorabie, et il prit un temps considérable à trier les matériaux dont il avait besoin
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dans cette masse de papiers, rangés au hasard sur les rayons. Voici comment ces archives étaient alors classées. Une première série consistait en volumes reliés commençant en 1663 et se terminant en 1737. Cette série comprenait 70 volumes ut contenait les dépêches du Roi et de ses ministres aux gouverneurs ct aux autres fonctionnaires de la colonie. La suite manquait, et Brodhead exprime ses plus vifs regrets de ne l’avoir pu voir. L'autre série, le dépôt le plus abondant, comprenait, une collection de cartons ou portefeuilles dans lesquels étaient placés pêle-mêle, sans aucun classement, une masse de pièces détachées, se rapportant toutes au Canada, depuis 1630, jusqu’au traité de Paris, le 10 février 1763. Il y avait plus de cent cartons, chacun desquels pouvant contenir assez de matières pour faire deux volumes reliés de format ordinaire. Poussiéreux, rongés par la vétusté, souvent sans date, une dépêche de 1670 à côté d’un document relatif à la défaite de Dreskau, une relation du siège de Québec incluse dans une lettre du gouverneur Dongan, l’expédition de 1690 mélangée avec les attaques sur les forts George, Frontenac et Duquesne, les Hurons et les Ottawas faisant ménage avec les Indiens de Manhattan—tel est le tableau noir que trace Brodhead de ces documents. Il est évident que cet état de choses devait être embarrassant au possible, une tâche ingrate; non-seulement cela augmentait le travail, mais souvent une pièce importante faisait défaut! Et cependant, dit Brodhead, les contenus de ces cartons forment en vérité les matériaux d’une brillante mosaïque historique, dont les richesses peuvent compenser la peine du patient chercheur. Il est étonnant qu’il ait pu tirer autant de ce fouillis, et si l’on trouve des manquements dans sa collection, certes, il ne faut pas lui en tenir compte, étant données les difficultés qu’il a surmontées. Grâce à l’aide de M. d’Avezac, alors directeur de ces archives, Brodhead put faire un bon travail.
Brodhead eut aussi sa libre entrée aux archives du ministère de la guerre, qui présentaient un grand contraste avec celles des colonies. Là tout était en volumes reliés, et par ordre chronologique, et l'examen de ces registres fut aussi agréable que la tâche avait été ardue aux colonies. Ce ne fut pas avant 1755, quand la guerre de sept ans éclata entre la France et l'Angleterre, que le ministère de la guerre commença à s'occuper des opérations militaires au Canada, sauf quelques dépêches en 1748, lors du premier siège de Louisbourg. Brodhead limita ses recherches dans ce dépôt, de 1755 à 1763, aux correspondances du ministère avec les officiers militaires.
Brodhead visita ensuite la bibliothèque Royale, mais aux archives étrangères le ministre Guizot fit réponse qu’il n’y avait rien se rapportant aux colonies.
Brodhead rapporta de France 17 volumes de copies—(6,C00 pages), 1631-1763, comprenant dépêches des ro:3, lettres des gouverneurs, etc,
Brodhead fut de retour à New-York, en juillet 1844. Il avait poursuivi ses travaux pendant trois ans consécutifs. Il mit ses papiers en ordre et fit rapport le 21 février 1845, au gouverneur. La mission avait coûté en tout 18,000 dollars, y compris le traitement de Brodhead, à 2,000 dollars par an. Le 5 mai 1845, le rapport fut déposé devant le Sénat à Albany.
En 1849,(. m -s),la législature de l'Etat de New-York adopta une loi pour pourvoir a la publication des documents colligés en Europe par Brodhead. C’est ce qui nous a valu les Documents relative to the colonial history of the State of New York, procured in Holland, England and France, plus connus sous le nom de “Collection Brodhead. ”
Les volumes III, IV, V, VI. VII ct IX furent publiés sous la direction du gouvernement à partir de 1853. Les documents français et hollandais furent traduits par le Dr. E.-B. O’Callaghan, qui surveilla l’impression des premiers volumes.' En 1856, une autre loi fut adoptée pour donner le soin de la publication des derniers volumes à l’Université. Brodhead fut chargé d’écrire une introduction que l’on trouve en tête du premier volume et dans laquelle il donne l'historique de sa mission. Elle est très intéressante à lire.
La collection Brodhead comprend 10 volumes en tout, qui furent publiés dans l’ordre suivant:
ler vol. Holland Documents. ......................... 1603-1656-1856 2ième vol. TR PR M Te ar tn ea 1657-1678-1858 3ième vol. London Documents . ...................... 1614-1692-1853 4ième vol. OA RM NN 0 S san 1693-1706-1855 5ième vol. RC Sn NE 1707-1733-1855 Gième vol. RE Te A nes ro 1734-1755-1855 7ième vol. SN ME RE re Rome UE à 1756-1767-1856 8ième vol. ADN AV CETTE ASE RE LP M 1768-1782-1857 9ième vol. Paris Documents .......................... 1631-1744-1855 10ième vol. CR tarde LIEU 1745-1774-1858
Un index général de ces ix volumes fut publié en 1861.
Les documents contenus dans les vols. IX et X de la collection Brodhead sont des copies des originaux conservés aux archives de la marine et des colonies et au ministère de la guerre. Il n’y en a qu’un cu deux de la bibliothèque Naticuale. Brodhead, malheureusement, n’a pas indiqué de quels volumes il avait extrait ces pièces —c'est tout au plus s’il indique par une simple mention, quels sont les documents tirés du ministère de la guerre. Les autres sont tous censés pris du
* Ii avait déjà compilé les archives de l'Etat de New-York, qu’on fit imprimer sous sa direction en 1848, en 4 volumes.
ti
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ministère de la marine, section des colonies. Un des manquements de cette collection se trouve encore peut-être dans le fait que les documents provenant des archives de la guerre sont mélangés avec ceux des colonies. Il existe aussi plusieurs doubles dans cette collection imprimée. Mais l'existence de doubles, venant de différentes sources, dans les collections publiques, est universelle, et souvent désirable, attendu que ces doubles servent à vérifier et à contrôler.
Lorsque la Société hisicrique de Québec se décida à faire copier un double de ces documents en 1845, il n’y en avait encore aucun d’imprimés.
L’exécution de ce travail exigeait une connaissance parfaite de la langue française et un homme entendu sur les choses de l’histoire, et la Société fit marché avec M. Glackmeyer, pour la copie de tous les documents rapportés de Paris par Brodhead, pour la somme de deux cents louis. Glackmeyer se rendit à Albany à la fin de novembre 1845, et le 30 mars 1846, il avait déjà transmis à Québec cinq volumes, comprenant environ 2,800 pages de manuscrits, contenant la correspondance des rois et ministres de France avec les officiers coloniaux, de 1631 à 1692. C'était à peu près un tiers de l’ouvrage, et l’on calculait alors qu’il faudrait encore douze mois pour le terminer. La somme promise à Glackemeyer dépassait de £74, la somme attribuée par le gouvernement, mais la société espérait que ce dernier n’hésiterait pas à voter un nouveau subside pour compléter l’:.vrage, et aussi pour se procurer les copies des documents provenant des archives de Londres, et se rapportant à l’histoire de la colonie avant et après la conquête de 1759.' Dans une lettre du 4 avril 1846, M. Faribault, écrivant au secrétaire de la province, M. Daly, ajoutait à ces renseignements que pour compléter la copie des 17 volumes des documents de Paris, et copier les 10 volumes des documents de Londres, faire une table analytique, relier le volumes, et imprimer ceux de ces documents jugés les plus importants, il faudrait au moins cinq cents louis.
La Chambre d'Assemblée en 1846, n’hésita pas à voter 300 louis, afin de permettre de compléter ce travczil important.? Pendant l'été de 1846, M. Glackemeyer alla donc continuer sa copie, et le 8 janvier 1847, le président de la Société historique pouvait annoncer dans son rapport qu’elle possédait sur les rayons de sa bibliothèque 17 volumes reliés, extraits des documents de Paris, provenant de la collection Brodhead. Quelques temps après, il fut reçu six volumes des documents de Londres. Il restait une balance sur la somme votée par la législature, et l’on se proposait de procéder de suite à la publication des quelques-uns de ces précieux documents.
! Mémoire du président John Charlton Fisher à Daly, 30 mars 1846; mémoirê semblable adressée au gouverneur, 31 mars.
2? Journal de la Ch. Ass. 1846, pp. 61,62, 66, 295.
Les 17 volumes in-folio, contenant particulièrement la correspondance officielle du gouvernement français relativement au Canada et autres colonies de la Nouvelle-France, tirée des archives du ministère de la marine, ainsi que celle du ministère de la guerre à Paris, se trouvent encore aujourd’hui déposés à la bibliothèque de la Société Littéraire et Historique de Québec. Le catalogue publié en 1858, par le Parlement du Canada, en donne une table et analyse sous le titre de “Première Série,” de page 1451 à page 149$. Il existe une deuxième copie de ces 17 volumes (1ère Série) au bureau du secrétaire de la province de Québec. Il en à été donné une analyse dans l’annexe 10 du rapport de cet officier publié à Québec en 1888, pp. 68-129. Enfin, une troisième copie faite en 1884 par M. A.-N. Montpetit, sur la copie déposée au secrétariat de Québec, se trouve à la section des manuscrits au bureau des archives à Ottawa.
Les volumes I à VIII de cette première série correspondent au volume IX, du texte anglais de l'édition de New-York. Les volumes IX à XVII, correspondent au volume X.'
Les documents de Londres, copiés à Albany de la collection Brodhead, et qui forment six volumes déposés à la Société de Québec, sont analysés aux pages 1622-1644, du catalogue du Parlement, publié en
MOIS Es de TE Te D en a 2 ra I SAGE 1613-1688 TE RC RE EEE EI 1688-1697 MORE nd
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RS mn M RU AN, OR CECI VIRE DIEU | 1727-1754 NÉS PAT RSS a ne Cr RATE NE ral ANR. 1754-1760 RE Te Do Dan LR CET Xe 1760-1779
Il y a aussi une table analytique de ces six volumes dans le rapport du secrétaire de la province de Québec pour 1886-S7 (imprimé en ISSS), pp. 235-263.
Le jour même où le Consuil exécutif avait voté deux cents loni, pour permettre à l'honorable M. Papineau de faire des recherches dans les archives de France, il prenait en considération l’adresse de l’Assemblée législative, qui recommandait d’instituer une enquête afin de s'assurer de l’état des vieilles archives de la province de Québec, dépo-
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! Une nate aceolée au catalogue du Parlement de 185$, qui se trouve à la bibliothèque des Archives, indique les différences entre la copie Montpetit et celle de Québec.
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sées dans l'évêché qui avait servi jusqu’lors d'Hôtel du Parlement. (28 avril 1845, State Book D., p. 293). Le secrétaire de la province, Daly, reçut instruction d’aller à Québec, pour donner effet à cette résolution, avec pouvoir d'employer l’aide nécessaire. S'il se trouve que quelques-unes de ces archives sont d’un caractère purement historique, il en dressera une liste détaillée afin que le Conseil puisse prendre des mesures ultérieures à ce sujet, ajoutait le décret ministériel.
M. Daly vint à Québec au mois de mai, et chargea M. Faribault, assistant greffier de la Chambre, de faire enquête. Il ne pouvait trouver un homme plus compétent.
Ainsi donc, pendant que Papineau poursuivait ses recherches en France, que Glackemeyer faisait sa copie à Albany, Faribault enquêtait à Québec. Les trois opérations marchaient de front.
Faribault fit rapport le 20 mai 1847.°
‘Au commencement de mai 1845, dit-il, je procédai à l'examen des anciennes archives françaises, consistant en livres reliés et registres, aussi bien qu’en papiers détachés, déposés dans les deux voûtes du Palais de l’Evêché à Québec, occupé comme bureau, depuis un grand nombre d'années, par les différents secrétaires de la province du Bas- Canada, jusqu’à ce que le siège du gouvernement fut transporté de Québec à Montréal.
‘Avant cependant d’entrer dans des détails au sujet de l’évat de ces archives ou sur les moyens à adopter pour leur conservation, il est peutêtre opportun de faire observer que la condition de toutes les archives du Canada en général, telles qu’elles existaient quelques temps après la conquête, a occupé l'attention du gouvernement exécutif aussi à bonne heure qu’en 1787, tel qu’il appert par un rapport et un journal des procédures du Conseil exécutif du 6 juillet 179i, que l’on peut trouver dans un petit volume imprimé in-quarto intitulé ‘“ Ancient French Archives” ou extraits des minutes du Conseil relatives aux Archives du Canada sous le gouvernement de France. ”
! Le 23 décembre 1844, le Conseil exécutif avait décidé d'entretenir les édifices parlementaires laissés inoccupés depuis l’Union, et d'en venir à une entente à ce sujet avec les maires de Québec et de Toronto. Diverses associations étaient logées dans ces bâtiments. Il fut décidé que dans ceux de Québec, on laisserait un local convenable pour les archives jusqu’à ce qu'il fut jugé à propos de les transporter ailleurs (Stute Book D. p. 63). Le 3 janvier 1845, afin d'effectuer une économie de £200 par an et s’exempter les dépenses .e chauffage, il fut décidé d’abolir la charge de garde des archives à Québec. Le nouveau traducteur le remplacera dit le décret en conseil. Il fut ordonné encore qu’aussitôt la navigation ouverte, les archives conservées jusqu'alors à Québec seraient transportées à Montréal, où on n’avait pas pu les loger auparavant, faute de place convenable, et qu’elles seraient là sous la garde du régistraire de la province. (State Book D., p. 80).
? L'original en anglais est dans les annexes de la correspondance du secrétaire d'Etat, dossier No. 1340, série S.
sec. 1, 1910, 7.
Par ce document imprimé il appert que le comité du Conseil exécutif a été occupé en différents temps de 1787 à 1791, à s’enquérir de la nature et de l'étendue de ces archives, qui alors, à ce qu’il semble, étaient dispersées en différents dépôts, sans distinction soit de bureaux ou de départements ou des juridictions respectives d’où elles relevaien:. Ceci peut, cependant, naturelle nent s’expliquer quand on songe à la confusion et aux dangers auxquels ces archives ont dû être exposés pendant les remarquables événements qui survinrent alors, savoir: le siège de Québec en 1759 et le siège de cette même ville en 1775-76.
‘En parcourant ce rapport du Conseil exécutif, il est évident que le comité a pris grande peine à s’assurer de la nature exacte et de la description de ces archives, une mesure qui devenait de toute nécessité avant d’en faire la distribution convenable, à cause des exigences de la nouvelle organisation de la province de Québec qui allait avoir lieu incessamment.
“En conséquence des instructions de ce comité il appert que la partie des archives contenant des matières d'Etat, ou des délibérations sur les affaires coloniales; celles contenant les commissions des gouverneurs et autres officiers supérieurs, les ordonnances des intendants de même que les importants registres dans lesquels sont enregistrés les nombreuses concessions ou octrois de seigneuries dans toutes les parties d1 Canada furent déposés chez le secrétaire de la province du Bas- Canada, sous la garde duquel elles ont continué de demeurer jusqu’à ce jour, et de qui des copies certifiées de ces documents peuvent être obtenues quand il est nécessaire. Les autres archives, c’est-à-dire celles relatives aux matières judiciaires, de même que les nombreuses études des notaires furent distribuées aux greffiers ou protonotaires des différents districts; celles relatives aux chemins aux différents grands voyers; et les importants documents et papiers concernant le domaine royale furent donnés en garde à l’Inspecteur du domaine du Roi et clerc des terriers.
“Il doit être observé ici que quoique le rapport en question dise que plusieurs de ces registres étaient alors dans un état de décadence ou autrement en mauvais ordre, cependant aucune mesure ne semble avoir été prise ni aucune recommandation adoptée par le comité pour remédier à cet état de choses, et l’on peut se former une idée de la condition de dilapidation dans laquelle plusieurs de ces documents ont dû être trouvés après avoir été laissés dans le même état pendant plus d’un demi-siècle.”
Faribault procède ensuite à décrire l’état où il trouva ces archives et les soins qu’il prit pour les faire restaurer. Peu de ces registres avaient des tables, et quand il en existait elles se trouvaient sur des feuilles détachées. Il fut procédé à indexer tous les registres, par ordre
sas,
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alphabétique ou chronologique. Voici les volumes qui furent alors mis en ordre:—
Registres des insinuations du Conseil Supérieur... ... 10 vol. Ne RPM NERS ENT RS Ste TE TE) Registres d'oebdanee. RTE AR PA NU ER RS ARTRET : Pi ER de Ce TE PC UT ET + EU UNS ui ORNE TT TE EPRRRE oi Ragiitre des Edits et AFTES. :.: 20 cris urviss e* Registre des Arrêts du Conseil d'Etat (originaux sur RO 5 RM de Von ENT: Ai Registres d'ordonnances des intendants.... 7 . Æù
Les registres d'ordonnances des intendants furent transférés à Montréal dans l’automne de 1845.
M. Faribault fait remarquer que das les registres des commissions, il y a souvent des lacunes qui s’étendent sur une période de plusieurs années. Il explique cela par l'incendie du Palais de l’Intendant en 1713 où plusieurs de ces titres furent détruits. Plusieurs propriétaires ne peuvent à cause de ces lacunes remonter à l’origine de leur propriété. Il n’y a pas de doute, ajoute-t-il, que besucoup de ces documents qui nous manquent sont en France car les intendants étaient obligés d’y verser une copie de tous les titres de propriété qu’ils octroyaient.
M. Faribault, afin de se conformer à ses instructions, fit transcrire plusieurs registres dont les pages tombaient de vétusté. Il en donne la liste. Quatre copistes furent continuellement employés à ce travail pendant l’été de 1845.
Parmi les anciennes archives, M. Faribault trouva en outre les registres qui suivent :—