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portraite historiques unique dans son genre et des
albums une grande valeur. Pour toutes ces coliections,
il s’est imposé et s'impose encore des sacrifices pécuiaires considérables, il s’est voué à un travail pénible.
Lorsqu’en 1873, le gouvernement fédéral décidait de s'occuper des archives, il faisait une excellente démarchs en chargeant une personne aussi compétente d’aller faire des recherches dans les archives de l'Europe. Le rapport de M. Verreau prouve que le choix a été ban.
Après avoir dit un mot des collections intitulées : Bouquet, Haldimand et Dorchester Papers, et des autres documents du British Museum et de ia Société Royale, M. Verreau donne la liste des pièces qu’il a examinées au Public Becorä office sous le titre de Colonial Correspondance, Quebec. Cette masse de documents «d’une grande valeur historique et dont il serait difficile de faire un choix, » comprend la période de 1759 à 1778, et forme avec les collections Haldimand et Derchester qui en sont la suite, les sources historiques de cette époque si obscure et que nos historiens n’ont fait qu'ébaucher.
Il y a deux ans, je commençais moi-même sur cette époque une étude dont une partie, celle de la guerre de l'Indépendance, a été publiée avec pièces justiticatives. J’ai été frappé du petit nombre de ressources mises à notre disposition, malgré les documents publiés récemment par l’abbé Verreau et par les scciétés historiques. Le rapport de M. Verreau et celui de M. Brymner ont été une révélation pour moi, et m'ont contraint d’arrèter mes travaux jusqu à ce qu’il me soit permis de consulter les documents de Londres. Impossible, sans cela, d’étudier et d'approfondir l’histoire de &3s temps.
M. Verreau a ensuite visité les archives nationales de Paris, celles de la Bibliothèque Nationale et du Minisière des affaires étrangères. Partout il a noté un certain nombre de documents historiqu s du Canada et de l'Amérique, ignorés ou peu connus.
C’est surtout au Ministère de la marine que se trouvent les archives les plus importantes pour l’histoire da la Nouvelle France. C’est de là qu’on à tiré les collections de la bibliothèque du Parlement d'Ottawa et de la Societé Littéraire et Historique. M. Verreau, constate
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“pier, et il a étendu ses recherches sur ce qui n'avait pas été analysé.
4 M. Verreau termine son rapport en nous parlanc “des autres documents répandus en différents endroits de la France et de ceux de la Bibliothèque Impériale de St. Pétersbourg.
“ Il regrette de n'avoir eu que quelques mois pour faire ces recherches. « Ce sont des années, dit-il, qu’il faudrait ‘employer à un semblable travail, mais je puis espérer Que plusieurs accompliront ce qu'un seul n’a pu faire.» * Même sans aller à l'étranger, nous avons ici un travail Amn.ense à faire pour connaître toutes nos sources historiques. Depuis eur naissance les communautés et les institutions ont conservé pieusement leurs régistres et “leurs correspondances.
% Notons en particulier les archives de i’Archévêché de Québec qui sont importantes non seulement pour l’histoire religieuse au pays mais même pour l’histoire civile êt politique. L'occasion m'a été offerte d’en parcourir plusieurs volumes, et j'ai jugé quelques documents si im-
ortants, que j'ai demandé la permission de les copier
Léa
4 Au Séminaire de Québec sc trouvent une trentaine de drtons de manuscrits, dont plusieurs ont une grande vaur historique et sont consultés par nos écrivains. On est occupé, depuis deux ans, à faire un catalogue qui, une fois terminé, sera d’une grande utilité pour les recherches, # Mentionnons en passant les manuscrits des Ursulines, l’Hôpital-Général, de l’Hôtel-Dieu de Québec, et ceux æ la Société Littéraire et Historique dont nous déjà parlé assez largement.
* Le principal dépôt d'archives à Québec se trouvent au bureau du Régistaire, à l'Hôtel du Gouvernement. Les documents se rapportant à la domination française for-
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Ment un grand nombre de volumes, entre autres les réistres du conseil supérieur, les régistres d’intendance, es édits, arrêts et déclarations.
“Tous sont d'importance si grande que nous devrions »h avoir une deuxième copie qui serait mise dans un tre dépôt, dans la crainte que le feu ne détruise un Our cette unique coilection.
Le magnifique travail de M. Lareau sur les archives” nous donne d’amples détails sur ces pièces et sur celles” du règne militaire. On peut consulter le même travail relativement aux archives déposées au Palais de Justice! de Montréal, et qui remontent à la fondation de cette” ville, et à celles qui concernent le règne militaire.
La Société Historique de Montréal poscède, comme je, l'ai dit, des manuscrits précieux, entre autres des copies ir tirées de la collection Haldimand. Les archives du Sé-# minaire de Saint-Sulpice et des Dames de la Congréga.\} tion sont importantes à plus d’un titre. +
Le dépôt des archives d'Ottawa est aussi considérable. %Æ A part les manuscrits déjà cités de la bibliothèque du # Parlement, il y a les régistres du Conseil Privé, ceux du” Secrctariat d'Etat, du bureau de l’Agriculture, etc. 1
Depuis 1872, à la demande‘de personnes influentes, u dépôt d'archives a été établi au bureau d'Agriculture etl des statistiques. Ce département contient déjà 40,000% lettres et pièces originales au nombre desquelles sont# des documents relatifs au gouvernement civil et militaire! jusque-là déposés à Halifax, et de précieuses relations an‘f térieures à la déclarscion de l'Indépendance. Ces pa-# piers ont été classés et mis en ordre par M. Brymne/# dans des chambres à l'épreuve du feu. M. Brymna@ chargé d'aller examiner les archives des provinces ma ét i ritimes et celles de Londres, avant ia mission de MA Verreau, a fait des rapports intéressants sur ces docu ments. A
Outre cela combien de manuscrits importants se trou‘ vent dans nos principales familles; par exemple, la cor? resnondance de nos hommes d’Etat, de nos dignitaires ecclésiastiques et civils, dont copie pourrait être obtenue et placée dans nos dépôts d'archives ou dans les bibliothèm
ques des Législatures.
Voilà un résumé de ce que nous possédons en file d’annales historiques et des travaux exécutés jusqu’à co8 jour. Mais avant de tirer des conclusions, citons quel ques exemples de ce qui a été fait à l'étranger dans but de faciliter les recherches historiques. 0 En France quels soins le gouvernement, les commub# nautés et les sociétés savantes n'ont-ils pas donnés à l#6s. conservation des archives ? On a fait er 1782 une listésu des dépôts qui existaient alors au nombre de 1225.
r les archives” y et sur celles.
) même travail ilais de Justice’
On avait antérieurement (1763) examiné ces dépôts t copié plus de 50,000 pièces manuscrites qui forent une des plus belles collections de la Bibliothèque “Nationale, Non content de cela, on étendit les recherches lation de cetteW& l'étranger et l’on se procura 120 volumes in-folio de nilitaire. Mocuments en Angleterre ; 50 volumes de lettres des Pacède, comme je es relatives à l’histoire de France; 220 volumes furent tres des copies firés des archives des Pays-Bas. archives du Sé-/# Et qui ne connaît la masse énorme des Documents > la Congréga-WHnédits de l’histoire de France, collection de plus de 60 Molumes in 4-ito publiée par le ministre de l'Instruction si considérable. Bublique ?
ibliothèque du En Belgique, le gouvernement a pris un intérêt tout
Privé, ceux du Barticulier à la conservation des archives. De 1834 à ture, etc. 2862, il a publié 5 gros volumns in-4"° des inventaires s influentes, unl@es diverses collections ; il fait aussi paraître chaque Agriculture etfännée plusieurs volumes de coutumes des diverses nt déjà 40,000MBarties du pays.
desquelles sont®#Æ En Angleterre, on a réuni dans un vaste éuifice érigé ivil et militaire ans Londres, ies archives publiques dispersées dans une ses relations an*fbuie d’endroits différents. Le Public record Office, conlance. Ces pa’struit à l'épreuve du feu, reçoit les documents qui ont jus de vingt ans d'existence. Des fonctionnaires spéaux sont chargés de leur garde et de leur classification, s provinces m4 @f ils publient chaque année plusieurs volumes de cata-
mission de MIôgue ou table analytique (Calendar.)
s sur ces docu-# Aux Etats-Unis, on a fait des efforts immenses pour Augmenter les collections de documentshistoriques. Les iméricains semblent mettre plus de soins que nous à se ocurer des manuscrits qui concernent spécialement le anada. En effet, la Législature de l'Etat de New-York ait être obtenuëa-t-elle pas traduit et imprimé des documents dent ns les bibliothè mous avons des copies originales depuis vingt ans, fait Qui n’est pas à notre honneur et que je regrette de nstater ? L'exemple de l’état de New-York a été suivi r plusieurs autres états. Chaque gouvernement a mis s, citons quelles archives sous la garde du biblicthécaire de l'Etat, hi, pour cela. reçoit une forte rémunération Cet Micier les classe et en imprime un catalogue.
SA Washington, chaque département a aussi ses archiès. Mais les documents d’un intérêt général sont sous æsurveillance du président lui-mème, qui accorde la
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1782 une list > de 1225.
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permission de les consulter et d’en prendre des copies.* Le gouvernement fédéral a publié, sous le titre 4e Ame-h rican archieves, une masse de documents historiques, qui” comprennent 9 volumes in-folio. ñ
Mais il n’est pas nécessaire d'aller bien loin pour cnercher des précédents. La Nouvelle-Ecosse nous enl# offre un digne à imiter. En 1857, la législature, sur motion de M. Howe, décida de faire une collection des annales historiques de cette province, et le resultat a 4 été la réunion, en 1864, de 200 volumes de manuscrits # que l’on 1 classés et catalogués, et d’un volume imprimé,” qui contient les pièces les plus précieuses. Ce volume. a paru en 1869.
Maintenant, grâce à la mission de M. Verreau, aux recherches et aux travaux de MM. Brymmer, Lareau, Miles et autres, nous sommes suffisamment renseignés sur la nature et l’importance des manuscrits historiques que récellent les archives du Canada et de l’Europe.
Il ne reste plus qu’à prendre des mesures pour nous mettre sur un pied d'égalité avec les autres pays.
I. La première démarche serait de faire copier sans délai par des personnes compétentes toutes les pièces # qui nous manquent. Pour cela le gouvernement fédéral ot le gouvernement de Québec pourraient se partager l'ouvrage. Le premier obtiendrait la correspondance des gouverneurs anglais, les collections du Public Record office, les Haldimand, Dorchester Papers et les autres # manuscrits de Londres qui sont d’une absolue nécessités pour l’histoire après la conquête. |
IT Le gouvernement de Québec se chargerait des documents de Paris qui n’ont pas encore éte copiés et les déposerait à Québec qui est déjà le dépot principal des archives françaises. Québec comme ville historique et française, avec ses vieilles institutions et ses biblio: thèques, devrait posséder de préférence cette collection, et de pius avoir une copie de tous les autres document qui se rattachent à la domination française et à la Pro vince de Québec. Le dépot pourrait rester au Bureau di Régistraire de la Province qui possède déjà la plus grandi collection des anciennes archives.
III. Un dépot général d'archives serait établi à Ottaws pour y recevoir tous les documents épars dans les dive
re des copies. 4 e titre de Ame.
istoriques, qui
inistères fédéraux du Conseil Privé, du secrétaire d'Etat, u Bureau d'Agriculture, etc. Il serait très important d'y voir aussi une copie de certaines séries précieuses de ; k “nos manuscrits originaux, par exemple, des Régistres du ien loin pour Conseil Supérieur, de crainte que le feu ne détruise un CoS8e nous enour l'unique copie que nous possédons à Québec. Le gislature, sur Le fédéral pourrait rester au Rureau d'Agriculture et collection des des statistiques que le gouvernement a spécialement ; le résultat a Ghargé de réunir les documents épars du Canada.
de manuscrits} IV. Un employé serait chargé de faire un inventaire lume imprimé, M@u catalogue des documents déposés dans les départes. Ce volume ments publics, les institutions littéraires et les commu- “bautés. Cet inventdire serait imprimé, contiendrait Verreau, auxn resumé de chaque nièce et indiquerait l'endroit où mmer, Lareau Melle est déposee.
ont renseigné V. Les législatures entreprendraient la publication de its historiques M
e l’Europe. Wpondance officielle des gouverneurs français, que l'Etat res pour nous ëde New-York a fait en partie traduire et imprimer, la es pays. “Correspondance des premiers gouverneurs anglais et les
re Copier sais collections Haldimand, Dorchester, etc.
tes les pièces M VI On encouragerait d’une raunière encore plus ement érai bé lo les sociétés littéraires disposées à publier des t se partager es et des manuscrits. Chaqu société a parmi ses orrespondaC@Mimembres des hommes dévoués qui se chargent volontiers Public Recordide ce travail, et cela sans rémunération. En même temps et les autres #cette aide permettrait aux sociétés d'augmenter leurs olue nécessitéWbibliothèques et de former des musées d’antiquités canadiennes et d'histoire naturelle, et, par conséquent, aïde-
rait beaucoup au développement de la littérature et des
hargerait des éte copiés etMsciences.
épot principal# VII. On favoriserait spécialement ceux qui ont la force ille historique A’entreprendre de grandes publications historiques, dans et ses biblio-Mile genre des Relations des Jésuites, du Journal des Jésuites, tte collection des documents sur la guerre américaine de l’abbé Verres document/#reau, du Dictionnaire généalogique de l'abbé Tanguay, e et à la ProMdes grandes histoires du Canada, ete. Le gouvernement au Bureau d'Machetterait un certain nombre d’exemolaires de ces la plus grandéMouvra es si importants et les mettrait à la disposition | “des bibliothécaires des Législatures, pour être échangés tabli à Ottawélavec les bibliothèques des pays étrangers ; ceci, loin d’être une charge au public, serait d’un grand bénéfice,
lans les diver