CHAPITRE VI
IflUSEE PAIiEOCRAPUIQUE (b), PALÉOGRAPHIE IVATIOÎMALE.
Carton A. — Première série. Ecriture des diplômes ou publique (c)j depuis la seconde race Jusqu'à l'époque de Louis XFl. — Contient :
Pièce 1. 854. VII des calendes de mai (26
(a) Les émaux de ces armoiries sont indiqués en camaïeu. — J'ai reproduit ce tableau à l'aquarelle en y joignant diverses notes et additions héraldiques, coniplémentaires. Cette aquarelle se trouve actuellement dans la galerie de nos archives historiques. (i) Nous avons réuni sous ce titre, pour en former une série séparée, un certain nombre de pièces recueillies dans tous les fonds du dépôt et qui se recommandent spécialement par leur haute curiosité ou leur perfection calligraphique. — Ces pièces sont destinées à être exposées à la vue dans une montre vitrée.
(c) Tous les exemples de celte série sont composés de pièces originales.
mars). Diplôme de Charles-le-Chauve, fils de Louis-le-Uébonnaire, roi de France, et plus tard empereur d'Allemagne (875), en faveur de l'abbaye de Montieramey.
Le roi approuve et confirme la concession faite à Arremare, sous le comte de Troyes Aledramn, d'un terrain, pour le défricher et y construire un monastère. Il prescrit en outre que, pour l'avenir, il soit pourvu à la succession des abbés parle mode d'élection et en suivant la règle de St.- Benoit. (Appartient à la liasse 298. Pièce A. Voy. ci-dessus.)
P- 2. 871. XIII des calendes de mai (20 mars). Donation de Charles-le-Chauve en faveur de Montieramey.
Il lui confère le domaine de Thennelières. (Voy. L. 302.)
P. 3. 884. X des calendes de février ( 23 janvier). — Diplôme de Rarloman, fils de Louis-le- Bégue, roi de France, en faveur de Montieramey.
Le roi confirme les privilèges accordés aux moines de Monlieramey par son père et son aïeul (Gharles-le-Chauve). — L. 298. Pièce B.
P. 4. 892. II des calendes d'octobre (30 septembre). — Diplôme d'Eudes, fils de Robert-le- Fort, roi de France, au sujet de l'abbaye de Montieramey.
Il adjuge à Erkingerins ou Erkinger, l'abbaye de Montieramey, conformément au jugement des prélats et aux constitutions de ses prédécesseurs. — L 298. Pièce D.
P. 5. 1074. VII des calendes de mai (25 avril). Diplôme de Henri I", roi de France.
A la prière d'un nommé Bernard, jadis abbé de Montier-la- Celle, il confirme la donation faite par Hugues, évêque de Troyes, à ce monastère, de l'église de St. -André, située à peu de distance. — L. 319.
P- 6. 1120. Charte notice sans nom d'auteur, en faveur de l'abbaye de Montieramey.
Sachent tous qu'en l'an HOO, le comte de Troyes Hugues adonné à Montieramey toute sa justice et droits analogues dans iRville (villa) de St. -Martin, près de Troyes, et que en l'an 1120, Rainaud, vicomte de la cité de Troyes, a donné à son tour à la même abbaye sa part de justice et tous ses
droits analogues dans la même localité. Sceau en placard, conservé, mais en ruines. — L. 315.
P- 7. 1136. Charte de Thibaud-le-Grand, comte de Champagne et de Blois, en laveur de St.-Martinès-Aires.
Gautier, abbé de Monlieraraey, avait appelé au comte, de Guillaume, abbé de St. -Martin, au sujet de certains moulins et d'un cours d'eau nommé les liains-du-Comte. Thibaud assigne à jour certain les parties à son plaid, pour entendre leurs dires et prononcer. Les adversaires se présentent et chacun fait valoir ses droits. Le comte, gyant entendu les allégations respectives, allait ordonner de porter la sentence, lorsque Gautier « .se méfiant de sa propre cause, » se relira du plaid, sans rien attendre. Ce que voyant, le comte au nom de Dieu, de son droit et de la justice, adjugea la possession des biens susdits à l'abbaye de St.-Martin, comme en étant (a) le seigneur légitime.
Henri-le-Libéral, fils de Thibaud, qui était présent, loua et approuva cette sentence, et en témoignage de cette participation, il imprima de sa propre main le signe de la croix, qui se distingue vers la fin de l'acte. L'encre qui a servi à tracer ce signe a été rafraîchie de siècle en siècle par la main des moines. — L. 292. A.
P- 8. 1162. Chirographe ou charte paricle entre l'abbaye de St.-Jacques et celle du Paraclet, au sujet des dîmes de Cucharmoy. [Cucliarmetum.)
La légende chirographaire est chirographum inter ec-
CLESIAM SA>CT1 JACOBI ET PARACLITANAM. — L. 436.
P. 9. 1221. août. Fondation faite par une abbesse de N.-D.-aux-Nonnains dans sa propre église. Alix de Vendeuvre (Aaliz de Vendopera), abbesse (ministra) de N. D. aux Nounaius, donne à perpétuité aux quatre chanoines cerlains biens, à charge par ceux-ci de célébrer perpétuellement une messe, qui sera dite dans le charnier, en faveur du père et de feu d'heureuse mémoire la vicomtesse de Sens, mère de ladite abbesse. — L. 389.
P. lO. 1236. mars. Charte de Robert, évêque
de Langres.
Il notifie que Hugues de Wignorry, de Wangionis rivo, chevalier, et Hugues, damoiseau {domicelhis), ont vendu à Clairvaux certains biens sis à Cortru. — Belle écriture, pièce très-saine et très-fraîche, très-beau parchemin. Le sceau bieu conservé. — L. 195.
(a) Elle, l'abbaye.
P. «t. 1265. Acte de vente.
Maître André, doyen de la chrétienté (St.-Maclou) de Barsur-Aiibe, et Jean Chrétien, prévcM de Bar, font savoir que Colart de Vilarehe, chantre de l'église N. 1). de Villemaur, a vendu à Clairvanx Hambre de Gillencourl, dit Du Puits, avec sa femme, ses enfants et leurs femmes, ainsi que ses autres hommes et femmes de Gillencourt, avec toute leur justice (a), vingt journaux de terre labourable, et autres biens. — Mêmes observations que pour la précédente, sauf les sceaux, qui manquent. — L. 195.
P. 12. 1290. juillet. Charte de Robert, duc de
Bourgogne. Confirmation d'un accord entre Erard,
seigneur bourgignon, et Clairvaux, touchant la
justice et propriété de Fontarce.
a Nous Robers, duc de Bourgongne faison savoir atouz ciaus qui ces présentes verront et orront que par devant nous est venus Erars Darcies [b], chevaliers, nos hom etrequenut que courae contens ic) fust meus entre lui dune part et reJigiouses persones labbe et le couvent de Clerevaus, de l'ordre de Cytiaus, dautre part, en lecourt de très excellent prince, Philippe (f/), par le grâce de Dieu Roi de France, seurce que lidis Erars disoit et proposoit que le grange de Fontarce, séansu(p) finaigede Vilri, etîi apendis et lesapartenancesde la dite grange, estoient de sa garde, les dis religieus disant le contraire (f) que la dite garde {//) et les apartenances estoient de la garde de Charapaigne, aie parfin, du gré et de lassentementdii dit Erart et parle conseil de bonne gent, et par legré et l'accort de frère Bertran, raoigne de leglise de Clervaus, procureur litteraument establi (h) des devant dis religieus labbé et le couvent de Clervaus, aiant à ce faire especial et gênerai coumandement, sicoume, par procuration souffisant, seelée du seel des dis religieus labbe et le couvent de Clervaus dessus dis, sacorderent et pacefierent entre ledit Erart dune part, et les dis religieus dautre part, en la fourme qui sensieut. C'est à savoir que la dite grange et li apendis et les apartenances sont et seront de la justice haute et basse du dit Erart, et demourra la justice haute et basse perpétuellement au dit Erart et à ses hoirs, laquelle jus-
(a) C'est-à-dire, tout droit de justice sor enx. {b) Seigneur de Cliacenay.
(c) Dél)at, contentio.
(d) IV. le-Bel.
(c) Prononcez ou, qui signifie au.
(/■) Au contraire.
{g) Suppléez ; grange.
(h) Etabli par acte.
lice.... il lient de nous en fié etenhoumage et ladite grange cl lis apendis et toutes les apaiienances.... sont et seront et demouerront perpetuelnient eu la garde de 1res excellent prince Philippe par le grâce de Dieu Roy de France pour le raison de la conté de Champaigne desus dite, etc.... Ce fu fait lan de grâce rail deucens quatreins et dis ou mois de juignet. » Diplôme sur velin d'une grande dimension. Ecriture d'une beauté et d'une simplicité remarquables; le sceau très-pur et des mieux conservés. Magnifique pièce de chancellerie.
P. 13. 1315. Amortissement, en faveur de N.- D.-aux-Nonnains, par Louis X, le. Hutin, roi de France et de Navarre, et scellant comme comte de Champagne. — L. 394.
P. 14. 1Z»02. 17 octobre. Arrêt des grands-jours de Troyes en faveur du couvent de la Trinité. Avec le sceau des grands-jours. — Mutilé. L. 376.
P. 15. i486, juin. Lettres de garde gardienne en faveur de l'abbaye de N.-D.-aux-Nonnains, données par Louis XII; scellée. — L. 394.
P. 16. 1526. février. Idem. De François I". Id.
— Ibidem.
P. 17. 1611. 14 novembre. Brevet de Henri III,
roi de France et de Pologne.
Permission à Clairvaux de fortifier une de ses fermes nommée Corvet. — L. 183.
P. 18. 1586. 1" août. Lettres-patentes de Marie Stuart, reine d'Ecosse, douairière de France, comtesse de Chaumont en Bassigny, portant nomination d'un notaire pour le ressort de la prévôté de Bar-sur-Aube.
Conlre-scel de cire rouge aux armes d'Ecosse et de France. Le sceau manque. — L. 183.
P. 19- 1599. janvier. Lettres-patentes de Henri IV, qui confirment à Clairvaux la possession de ses privilèges. — L. 183.
P. 20. 1650. 12 avril. Lettres de sauve-garde
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données par Louis XIV en faveur d(3 l'abbaye de Clairvaux. — L. 183.
P SI. 1700. septembre. Lettres- patentes sur arrêt données par Louis XIV, portant confirnnation du privilège de coimnitt'imus (a) aux requêtes du palais, en faveur de N.-D.-aux-Nonnains. Scel et conlrescel. — L. 394.
P. 22. Brevet de confirmation d'élection à l'abbave de Clairvaux, donné par Louis XV, en faveur de'Dom F. Lebloy. — L. 183.
P. 23. 1777. avril. Lettres -patentes de Louis XIV, portant union de trois prieurés, désignés dans l'acte, à lamanse conventuelle de Monlier-la-Gelle. — L. 312.
Carton B. — Deuxième série. Ecriture privée.
P. 24, 25, 2©. XIP = XIIP s. Fragments de musique notée d'après le système de Guido d'Arrezzo.