‹ Les archives historiques du département de l'AubeChapitre 195 sur 246 · AUTOGRAPHES DE PERSONNES ILLUSTRES · texte numérisé non relu

AUTOGRAPHES DE PERSONNES ILLUSTRES

P- 27. 1586. Requête du chapitre de Saint- Etienne, au gouverneur de la province, tendant à faire détruire un gibet indûment élevé sur leur terre.

« A Monseiqneur Monseigneur le duc de Guyse, gouverneur pour le roy en ses pays et comté de Champagne et Brye.

» Monseigneur, les doyen, chanoines el chapitre de l'église Monsieur Sainct Eslienne de Troyes, vous remonstrent très humblement que depuis quelque temps Messieurs de la justice faisant eslever par certains endroits de ceste ville, des potences et fourches patibulaires, auroient par inaduertance faict planter vn gibet à quatre fourches vis-à-vis la principale porte de leur église, par laquelle entrent et sortent ordinairement les processions, et en la place qui respond sur le grand chemin, en laquelle, au jour de la festedu sainct Sacrement, se dresse vn oratoire, où repose le précieux corps de Nostre Seigneur ; chose fort inaudite et qui

(a) Droit de présenter ses causes à un tribunal particulier.

seroit de niauuais exemple si lesdicts lieux ainsi sanctifiez esloient si vilement profanez. Joint aussi que c'est entre-

f)rendre sur les droicts desdits de chapitre, attendu que adicte potence est dressée sur leur terre et justice. Veu aussi qu'oultre les fourches patibulaires dudicl Troyes, y a deux places es inarrhez anciens, sçauoir le Afflrc/ié au bled et VEstappe au vin èsquels les exécutions de justice ont accoustume estre faictes et non en ladicte place, en laquelle iaroais gibet que cestuycy ne fut dressé.

»Ce considéré, Monseigneur, il vous plaise ordonner que ladicte potence sera oslée et deffenses estre faictes à qui il appartiendra de plus a l'aduenir en faire planter audict lieu, attendu ce que dessus et que cest entreprendre sur leur justice. — Et ils prieront Dieu, Monseigneur, pour la prospérité et santé du roy et la vostre.

y>DE LARIVET Scribe de Messieurs. »

« — Après auoir ouy les officiers du roy et bourgeois dudict Troyes, qui nous ont attesté navoir jamais veu fourches patibulaires ny potances en la place mentionnée en la présente requesle et qu'il y a autres lieux destinés aux exécutions de justice, mandons et enjoignons au me charpentier du roy transporter lad. potance et la dresser en VEstappe au vin dud. Troyes. Faict aud. Troyes ce xie septembre m. vc iiij"vj. Signé HENRY DE LORRAINE et plus ftasPerricard. »

Suit l'exploit de signification faite par huissier à M« Peschat charpentier du roi etc. — Appartient à la liasse 103.

P. S8. Sans date. Lettre autographe et originale de Claude de Choiseul Praslin, abbesse de N. D. aux Nonnains de Troyes (1618 = 1667), à son notaire.

Elle lui parle affaires. Sa lettre commence et finit comme il suit : « Monsieur Theuignon, le lieutenant général me fit dire hier par M. Duchemin qui (qu'il) m'enuôyeroit auiourdhuy des le matin ces moyens d'accommodement. Il est vne heure et ie n'ay encore rien veu. C'est un mocqueur qui

tasche de nous surprendre Je suis

y> CLAUDE DE CHOISEUL PRASLIN. » — L. 421.

P- 29. Sans date. (1688.) Lettre autographe et originale de madame de Lavallière (Louise de la Baume Leblanc, duchesse de), à madame Anne de Choiseul Praslin, abbesse de N. D. aux Nonnains de Troyes.

« Ce 13. may.

» lesus t Maria.

«Madame,

»Paix en lesus-Christ.

«Nous avons une extrerame consolation de celle ou vous

este, madame, de n'auolr plus d'affaires qui vous tlrenl de* saints exercices de la religion, ou vous este dun sy grand exemple. Si nous auions pu vous randre quelques petis seruices, nous laurions fait auec ioye, ayant pour vous, madame, vne très véritable estime et estant auec respect voslre très humble et très obéissante servante.

ûSœm LOUISE DE LÀ MISERICORDE Religieuse Carmélite indigne. »

Au dos est écrit :

a t A Madame— Madame labbesse deN. Dame.— A Trois. *

Sur le verso du premier feuillet laissé en blanc, suivant un usage épistolaire qui s'observait encore au dernier siècle, la sœur dépositaire de N.-D. a écrit cette cote : Madame de Lavaillère.

Cette lettre faisait partie d'un dossier de correspondance composé depièceschoisieselformédu lempsmême du monastère, et fut écrite à propos d'un procès que l'abbaye venait de gagner. Elle est accompagnéed'une autre, sur le même sujet, datée du même jour, fermée dans les mêmes plis et vraisemblablement écrite du même lieu, par «Sœur Agnes de Jésus Maria, religieuse Carmélite indigne, a Paris, ce 13^ may. »

— A côlé de ce nom de religion. Ja sœur secrétaire de N.-D. a écrit ces mots De Belfons. Il s'agit sans doute ici de Marie Armande Agnès Gigault de Bellefonds, fille de Bernardin, marquis de Bellefonds, maréchal de France sous Louis XIV.

P. 30. 1688. 15 août. « Procès verbal sur le

desjeuner des enfans de chœur. » (a)

« Lan mil six cent quatrevingt huict, le dimanche qiiinziesme aoust, jour de lassomption nostre dame, environ les dix heures du malin, après la grande messe célébrée en leglise abbatiallede Noslre Dame aux Xonnains de Troyes, Dous Jacques Thevignon et Nicolas Bourgeois, polaires royaux, garde uolles et tabellions à Troyes soussigncz, sur la requesie des dames abbesse, prieure et religieuses de ladicte abbaye Nostre Dame diidict Troyes, nous sommes transportez dans la sacristie de ladicle eijlise ou entte aultres estoient deux enfans de chœur de leglise St. -Pierre, qui auoient servy a laulel et dict le reports au graduel de ladicle grande messe célébrée en lad. eo[lise qui auroienl demande avec empressement qui (qu'il) leur fust donne par lesd. dames le desjeuné acoustumé, lequel desjeune aurolt esté fourny pour éviter a bruict sans tirer a conséquence, ny prejudicier aux protestations portées en noslre procès verbal de ce dict jour ce qui auroit este ainsy déclaré et du tout faict et dressé nostre présent procès verbal pour seruir aus

(a) Sur ce déjeuner, voy. ci-detsui L. 392, et ni-aprèi ma citujHièmt lettrt snr le» Arch. de l'Aube.

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dieles daiiip-* ce requeranles, elc, el a lad. dame Abbesse signé— a Aïs' NE DE CHOISEUL l'RÀSLAIN. attestée. Bourgeois. Thevignon. » Avec paraphes. — L. 392.

P. 3fl, 39. 169/». 20 janvier et 3 février. Deux lettres autographes et originales de Diane-Charlotte, fille de Roger, comte de Bussi Rabulin, auteur de l'histoire amoureuse des Gaules etc.

Toutes deux sont adressées o à ma très chère sœur en N. S, la mère Marie Claire Cornuat supérieure du monastère de la Visitation Sainte-Marie a Troyes. » Elles sont relatives aux intérêts temporels de celle maison. Celle du 20

janvier se termine ainsi « Je me sert de celte occasion

pour vous demander vu peu de part dans vos saintes prières a celle grande fesle de nostre saint patriarche (probablement St. -François de Salles) afin de moblenir son véritable esprit et de porter moins indignement la qualité de — vostre Ires humble et indigne sœur et servante E. N. S. [a)

, 5r S^e-THERESE DE RABVTIN.

P. 33- Sans date. (1719). Lettre autographe de Louise-Adélaïde d'Orléans, Mademoiselle de Chartres, fille du régent, née le 13 août 1698, abbesse de Chelles le 14 septembre 1719.

« Je vous suis Ires obligée madame de la part que vous prenez a ma doulheur qui est des plus vive el qui ne peut estre adoucie que par les sentimens ou jay vue M« de Berry (c), quelque lems avant que de mourir joray une éternel reconnoissance des prières que vous avez fait et tacherez de la marquer a votre communauté que je remercie aussy par tous les service que je pourray leur randre auprès! de M. le regenl qui est 1res bien intenlioné pour vous madame et pour votre maison a ce qui ma paru la dernière fois que je luy en ay parlé ainsy madame soyez persuadée que mon zèle égalera mon estime et mon amitié.

« 5r D'ORLEANS DE S<-' BATHILDE abbesse indigne. »

Au dos on lit :

« A Madame — Madame d'Arrest (d) abbesse de N. D. de Troyes. — A Troyes. »

(a) En Notre Seigneur.

(6) De la Visitation Si-'-Marie. Dieu soit béni.

(c) Marie-Louise-Elisabetli d'Orléans, ductiesse de Berry, née le 20 août 1695, sœur aînée de madame de Clielles, morte le 21 juillet

{d) Marie-Madeleine-Marguerite la Chaussée d'Eu d'Arrêt, abbesse de N.-D.-aux-Nonnains (1698 ^=v. 1756), descendait ou prétendait descendre d'une branche cadette de la mai<<on d'Orléans,

La lettre est scellée d'un cachet de cire noire présentant un écu en losange d'asur aux 3 fleurs de lys, brisé du lambel à 3 pendants d'argent, couronné d'une couronne princière de France. — L. 421.

P. 34. 1722. U novembre. Lettre d'envoi de D.

Paul Plouvié, accompagnée d'un linge miraculeux,

à Madame d'Arrêt, abbesse de JN.-D. aux IN'.

t « Madame, «Voila le linge de M. labbe de Rancé reformateur de la Trappe avec son véritable portrait et les cartes de visites {a) ou vous voirez sa vie en abrégé par M. l'éveque de Seez qui a esté un témoin autentique comme plusieurs autres eueques des miracles qui ont este opérez par le moien du mesrae linge que je vous envoie. Je souhaitte Madame que le Seigneur exauce vos vœux et ceux de vostre saincle communauté et quil vous rende une santé qui est si chère à touttes vos religieuses en particulier. Jespere madame que vous voudrez bien me faire rendre en main propre ces caries avec ce portrait qui est les seuls qui me restent. Je suis avec un profond respect «Madame «Vostre très humble et obéissant serviteur.

»D. Paul Plouvié »A Montirazet ce 4 novembre 1722. »

La lettre est accompagnée du linge en question. — L. 421 .

P. 35, 36. Lettres administratives, datées de Versailles, le 28 juin 1734, et le 28 février 1737, la première par André-Hercule Cardinal de F leury, premier ministre, et la seconde par Daguesseau, garde des sceaux, à l'abbesse de iS.-Dame.

Signatures. — La dernière de ces lettres est ainsi conçue : « L'événement (6) qui maltire de nouvelles marqué^ de vostre attention, Madame, ne sera jamais plus flatteur pour moi, que lorsquil me mettra plus à portée de rendre mes services à vostre abbaye, de mériter par là le secours de vos prières, et de vous témoigner que personne ne peut vous honorer, madame, plus parfaittement que je le fais.

*DAGIESSEAV. .

P. 3^. 1739. 5 mars. Lettre autographe de

(a) Sorte de procés-verbaux.

(6) Cet événement n'est autre sans donte que le réavènement del'illustre magistrat à la garde des sceaux de France.

Titon du Tillet, adressée à l'abbesse de N.-D. aux Nonnains.

Elle se lerniine par ce P. S. «... J'ai reçu il y a 6 jours une tabatière d'or du prince royal de Prusse avec une belle lettre en remerciment d'un livre du Parnasse, et d'une suite de 26 médaillons que je lui ai envoyés. » — L. 421.

P. 38. Sans date. Lettre autographe de J. -Joseph Languet de Gergy, archevêque de Sens. (1731

Adressée à la même abbesse et relative aux intérêts temporels de sa maison. — L. 421.

P. 39. Sans date. Lettre autographe de Mathias Poncet de la Rivière, évêque de Troyes (1762 = 1758.) ■

Même adresse, sujet analogue. — L. 421.

P. 40. 1766. 21 fév. Lettre autographe de Gilbert de Montmorin-St.-Herem, évêque-duc de Langres, pair de France, etc.

Elle est adressée à sa nièce, Madame Françoise-Lucie de Montmorin, dernière abbesse de N.-D. aux Nonnains. Il est question des revenus de St.-Geômes. (Voy. ci-dessus L. 406.) — L. 421.

P. 41. 1769. 15 octobre. Lettre autographe de Grosley, à M. Rouillé d'Orfeuil, intendant de Champagne.

« Monseigneur

» Il m'est arrivé un malheur qui sera sans remède, si vous n'avez la bonté de me prêter la main : j'ose l'espérer, pour l'honneur de la Champagne qui s'y trouve compromis.

»A mon passage à Naples, en 1758, le roi m'avoit, à la recommandation du cardinal Passionéi, du marquis Froggiani et du comte de Gazzola, gratiGé du l^"^ volume de l^Herculanum qui paraissoit alors, ce qui faisoit enfilade pour les volumes suivans. Le 2« et le 3^ m'ont été successivement expédiés, et ils sont arrivés ici aussi heureusement que je le pouvois désirer. M. le duc de la Rochefoucault a bien voulu, dans son voyage en Italie, demander pour moi les 2 volumes suivans : ils lui ont été remis, et malheureusement ils se sont perdus dans le retour, avec deux caisses pour le recouvrement desquelles on a fait de vaines perquisitions.

«J'ai lait agir à Naples pour réparer cette perte, mais on a répondu à tous mes agens, que les deux volumes avoienl été remis au duc D. L R f. et il ne m'a pas été possible de tirer autre réponse.

» A ma prière, M. le comte d'Argental a Interressé pour moi M. le vicomte de Choiseul qui a eu la bonté d'intercéder auprès du S^ ministre de Naples, et de m'apprendrepar vne lettre écrite de sa main, que le ministre étoit inexorable, il en avoit parlé au roi, et qu'en lui envoyant un certificat du duc D. L. R. f. sur la perle du 4« et 5« vol., tout pourroit s'arranger comme je le desirois.

» J'ai obtenu et envoyé ce certificat. Mais M. le vicomte étant alors revenu en France, la chose en est restée là, d'autant plus tristement pour moi qu'elle demaudoit à être suivie de près; et qu'ainsi interloqué pour les 4 et 5e vol. perdus, je me trouve privé des 6 et 7^ qui ont paru dans le cours de cet altercas.

» Je ne doute pas que, sur votre intercession, M. le vicomte ne veuille bien reprendre le fil de cette affaire; et s'il est impossible de prétendre aux 2 volumes perdus, me procurer au moins la suite pour laquelle je suis employé sur l'état laissé à Naples, par le roi d'Espagne actuel. J'ai même lieu d'espérer qu'au moyen du certificat que M. le comte d'Argental a fait passer à M. le vicomte par madame la vicomtesse, tous les malheurs seront heureusement réparés.

» Si vous voulez bien, Monseigneur, vous charger de cette négociatior, j'ai tout lieu d'en attendre le plus heureux succès, peut-être même pourrez- vous terminer directement par vous-même, ce qu'a entamé M. le vicomte.

» Je suis, avec l'attachement le plus respectueux, »Monseigneur,

»Votre très humble et très obéissant serviteur,

» Grosley.

*Troyes, 15 octobre 1769.

»Nous sommes menacés d'une troxiit^e d'opérateurs, c'est-àdire de comédiens qui n'ont dans leur répertoire que des opera-comiques : peut-être ne doit-on plus actuellement en attendre d'autres. » — (Voy. ci-dessus. Liasse 470. Dossieri.)

P. 4L2- 1782. iO mars. Consultation donnée â la requête du doyen de St.-Urbain, sur l'authenticité et la validité de plusieurs bulles.

Cette consultation, ou certificat, est signée en commun par M. Béjot, conservateur des manuscrits de la bibliothèque du roi, Bréquigny (L. G. Oudart Feudrixde); Dom Ph. L Lièble, bibliothécaire de St.-Germain-des-Pré», Dom Clémet)t, et D. Germain Poirier, religieux de la congrégation de Saint- Maur. — L. 126.

P. 43. j786. 16 novembre. Lettre autographe de Courtalon-Delaislrc, au chapitre de St.-Pierre, pour lui faire hommage d'un opuscule sur Claude de Taix, doyen de St.-Pierre au xvi" s.

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« Messieurs,

«Parmi les recherches qui occupent mes momens de loisir Je me suis appliqué à rassembler ce qui concerne M. de Taix, un de vos plus illustres doyens. Les anectodes de sa vie m'ont paru mériter l'attention des vrais patriotes. Mais comme elles peuvent vous intéresser encore plus particulièrement, j'ai cru devoir vous en offrir l'hommape (a). Puisse-t-il vous être agréable et vous donner une preuve des sentimens de respect et de vénération avec lesquels — je suis, — Messieurs,

»Votre très humble et très obéissant serviteur,

» COVRTÀLON, curé de Sainte-Savine.

* SaiDte-Savine, 16 novembre 1784. • ( — L. 39.)

paléographie étrangère.

Carton C.

P. 44. XIP s. Sans date. (1154=: 1189.) Privilège de Henri II, (Plantagenet) roi d'Angleterre, duc de Normandie, d'Aquitaine, et comte d'Anjou, en faveur du commerce de Clairvaux.

<f H. Dei gracia rex anglie et dux Norman, et Aquil. et comes andegav, omnibus justiciariis et vicariis et ministris suis Anglie et Normannie et portuum maris totius terre sue, salulem. Precipio quod omnes res monachorum monasierii clarevallis, quas emerint, vel vendiderint, vel ad opus suura reporlare fecerint, sint quiète de theloneo et passagio et ponlagio et omni consuetudine per totam terram roeara, tàm per terram qiiàm per aqiiam, qnas servientes sui assecurare poterunt suas esse proprias. Et prohibeo ne quis eos indè injuste dislurbel super forisfacturam meam. Testibus Rann. de Glanvill. et Hugone de Morwich, dapifero.Apud Léon.... » — Le sceau est mutilé. — L. 182.

P. 45. XIP s. Sans date. (1156 = 1195.) Privilège de Conrad de Souabe, comte Palatin du Khin. — Analogue au précédent.

« C. Dei gracia palalinus comes de Rheno, universis ei

bona volentibus salulem cum sincère dilectionis affectû

Data in Stanelegge, VII idus junii. » — Le sceau manque. L.

P. 46. Sans date. (1197 = 1220.) Lettres de

(a) L'œuvre dont il est ici question fut sans doute offerte manuscrite aux chanoines. Courtalon, ainsi qu'on en jugre par les volumineui autoo:rapties qui nous sont restés de lui, écrivait avec une patience égale à son liabilcté. Ce travail est probablement le même qui fut publié en 1786, dans VAlmanach de Troyes, sous ce titre : Elogt historique de Guillaume de Taix. doytn de l'église de Troyes.

protection et sauve-garde en faveur de Clairvaux

adressées à la république de Marseille par Frédéric,

roi des Romains, roi de Sicile et fils de l'empereur

Henri VI.

« F. Dei gracia Romanum rex et semper augustus et rex Sicilie (sic), villico et universis burgensibus Marsallariensibus graciam suam et omne bonum. Signifîcamus vobis quod nos, ecclesiam Clarevallis cum omnibus bonis et possessionibus suis que ipsa habet ublcumque in iraperio nostro , sub specialem majestatisnostrerecipimus protectionem. Et de merâ gracia nostrâ hec ei indulsimus ut bona illa que ipsa habet in imperio nostro libéra sint et soluta ab orani indebitâ exactione. Cum itaque ipsa Clarevallensis ecclesia bona quedam habeat apud vos, mandamus vobis et regiâ precipimus auctorilate ut vos, sicut graciam nostram diligitis, nullam de cetero faciatis in bonis ipsius exactionem, et eam ampliùs non gravetis imponendo ei in rébus ipsius onera quelibet servitutis, et si quam imposuistis, omninô rémittentes. Injurias enim et inquietationes suas nobis assumpsimus ulciscendas. » Le sceau manque, — 182.

P. 47. 1288. Charte d'Eric VI, roi de Danemark, en faveur des visiteurs de Clairvaux.

« E. Dei gracia Danorum Sclavorumque rex. Omnibus hoc scriptum cernentibus salutemin domino sempilernura. Notum facimus presentibus et futuris quod nos viris religiosis dileclis in Christo fratribus nostris de Claravalie, ordinis Cisterciensis et maxime ipsorum fratribus qui, gracia visitandi, ab abbate dicti loci ad fîlias suas, in regno nostro vel Swecie constitutas, fréquenter transmittunlur, vestigiis progenitorum nostrorum inherendo, talom ducimus graciam concedendam quod in regno nostro libéré et absque omni theloneo eis emereetdeducere liceat extra regnum eûtes et ceram quantum ad usum domils sue videbitur expedire. Hanc etiam libertatem eisdem fratribus et eorum nunciis vel visilatoribus antedictis concessimus quod à solucione thelonei pro equis suis et puerorum suorum et pro rébus aliis quas secum duxerint ubicumque et quolienscuraque ad passagia in regno nostro et de lerrâ in tcrram devenerint, sint liberi et exempli, prohibentes dislriclè sub obtentu gracie nostre, ne quis advocatorum nostrorum vel eorumdem ofûcialium, seu quisqunque alius, ipsos fratres super promissis emunitatibus , liberalibus et graciis et contra tenorem prcsenciura, présumât aliquatenus impedire seu indebitè molcstare, sicut regiani voluerit evilare ulcionem. Si quis eciam ipsos, contra présentera paginam, tcmerè infestare presumpserit , ad omnes expensas vel dampna quas sepcdicti fralres occasione hujus modi impedinienli vel moleslic feccrint vel incurrerint, de proprio refundendas se Doverit obligatura. Ut autcm hujus hbertatis beneficium me-

rooralis fratribus coUatum pietatis inliiitu, ralum etslabile perseveret, présentes lilteras ipsis contulimus sigilli nostri munimine roboratas. Datum apud Helsingburgh, anno domini mo ccolxxx" oclavo, pridiè kaleiidas marcii.» — L.182.

P. 48. lliOh, 15 juin. Privilège en langue espagnole de Ferdinand et Isabelle , roi et reine d'Espagne, en faveur de Clairvaux. Le roi et la reine, confirmant les privilèges accordés par leurs prédécesseurs, exemptent l'abbé de Clairvaux ou ses visiteurs, de certains droits de passage à leur entrée et à leur sortie, lorsqu'ils viennent dans le royaume visiter les filles de l'ordre.

Signé : YO EL REY. YO LA REYNA. — L. 182.

P. 49. 1513. 1^ mars. Indulgences accordées à l'abbaye de Sellières pour sa reconstruction et l'entretien de l'édifice, données à Rome, par douze cardinaux.

Encadrées de vignettes à miniatures. (Armes de Léon X.) Les sceaux, qui étaient au nombre de 12, manquent — L. 341.

P. 50. 1601. mars. Lettres d'association (de

prières) entre l'abbaye de l'Olive en Prusse et

Clairvaux.

Elles sont nominativement adressées à Denys Largentier, 44e abbé de Clairvaux, par David Konarski, abbé de l'Olive, datées de l'abbaye d'Olive, et signées de l'abbé et de tous les officiers, religieux et convers du couvent. Ecriture gothique-allemande flamboyante. Cbef-d'œuvre de calligraphie. Avec les sceaux très-bien conservés de l'abbé et de l'abbaye (a). — L. 181.

Carton D. — Bulles papales (b).

P. 5 S. 1136. 45 des kalend. de juillet, 17 juin. Bulle-pancaste d'Innocent II, en faveur du Parafa) J'ai retrouvé à Troyes ces deux sceaux remarquables qui avaient été enlevés des archives et que l'on y a réintégrés.

{b) « Le caractère de nos jours, dans nos bulles, loin d'être une

continuation de celui de ce temps-là (10e siècle), n'a nul raport avec lui. Il étoit alors ordinairement Lombardiqne. Avant le milieu du xik siècle, il céda la place, dans les rcscrits des papes, à l'écriture françoise. [Minuscule capétienne.) Celte dernière y persévéra jusqu'à la

clet. Il met labbaye sous la protection du saintsiège, confirme ses possessions et leur assure diverses immunités.

Elle est adressée à Héloïse, et commence ainsi. « Innocenlius episcopus, servus servorum Dei, diiectis in Chrislo filiabus, Ueioyse abbatisse, céleris quesororibusin oratorio Sancle Trinilalis quod in pago Trecensi, in parochiâ Quinceii, suprà fluvium Arduçonem silura est, divino famulalui mancipalis, tara presenlifiiis quamfuluris, in perpetuum.... Amen. Amen. Amen. » — Cercle du pape. Devise. Signature. — « Innocentius catholice ecclesie episcopus subscripsi. — Monogramme du bene valete. Signatures de neuf cardinaux. Cordelette de soie. La bulle manque. — Appartient à la liasse

P. 5«. 1175. 7 des ides d'avril (7 avril.) Pancarte d'Alexandre III, en faveur de l'abbaye de Beaulieu, diocèse de Troyes.

Celle magnifique pièce n'a pas moins de 62 centimètres de largeur sur 85 de hauteur sans le repli. Signature d'Alexandre (dans le cercle) et de quinze cardinaux. Cordelette de soie. Le sceau manque. — L. 170.

P. 53. 12^5. 3 des nones de février (3 février.) Grande-bulle d'Innocent IV, en faveur de l'abbaye de N.-D. des Près.

Une main du xv^ siècle, probablement celle d'une sœur secrétaire, a écrit au dos cette épigraphe naïve : « La confirmation etprevileges de la maison et biens de céans, donnés par pape Inocent quart; qui est ung trésor! » Ecriture du plus beau caractère; parfaite conservation. Cordelette de soie jaune et rouge avec la bulle. — L. 426.

P. 54. 1308. Bulle de Clément V, adressée à tous les couvents de Citeaux. Il confirme en faveur de l'ordre les privilèges et immunités qui lui ont

renaissance des lettres, en dégénérant toujours un peu. Elle étoit déjà devenue fort potliique, il y a ôOO ans. On a depuis afecté de la retenir, dans les bulles, et non dans les brefs, et de la rendre à la longue encore plus goth que, que n'a jamais été le gothique le plus afreux. » Nouveau Traité de Diplomatique, par D. D. Tassin et Toustain, 1755. t. II. p. 414 ) — Le but de cette série est d'exposer aux yeux, par des exemples remarquables, l'histoire des modifications que l'exécution matérielle des bulles a subies, sous le rapport graphique et artistique, à travers les siècles, en dépit de cette volonté iHmmutaMUé, que le passage ci-dessus des Bénédictins signale en d»^ termes si caricnx.

été précédemment accordés par ses prédécesseurs ou par les souverains laïques. Cordelette de soie jaune et rouge; bulle. — L. 176.

P. 55. 1383. Bulle de Clément VII (Robert de Genève, antipape reconnu en France). En considération des perles considérables qu'avait éprouvées Clairvaux par suite des guerres et calamités, il fait remise pour 25 ans d'une partie du tribut annuel de trois mille florins d'or que le monastère payait à Rome pour les services communs de la chambre apostolique et du collège des cardinaux. Cordelette de soie jaune et rouge; la bulle manque. — L. 176.

P. 56. lZi59. Bulle de Pie II, portant indulgences en faveur du chapitre de Traînel, dont l'église, ainsi que toute la seigneurie de ce nom, avait été ruinée et dévastée par les guerres.

Accordée à la requête de Guillaume Juvenal des Ursins, chancelier de France, et baron de Traînel. Les lettres qui composent la première ligne sont chargées d'ornements calligraphiques, parmi lesquels on remarque le blason de Pie II (Piccolomini), et celui du chancelier. Le sceau manque. — L. 3.

P. 5ir. iklk. La veille des calend.de septembre (31 août.) Mare magnum ou recueil de privilèges, donné par Sixte IV, en faveur de l'ordre des frères mineurs.

En un cahier composé de 5 feuilles doubles : 10 feuillets et 20 pages, de parchemin vélin. Chef-d'œuvre de calligraphie romaine. La première page, dont les 3 premières lignes sont d'écriture allongée, est toute brodée d'ornements exquis. Cordelette de soie jaune et rouge; la huile manque. — L.

P. 58. 1488. Nones de juin (5 juin.) Bulle d'Innocent VIII, portant union en faveur de Clairvaux, du monastère du Val-des- Vignes, de l'ordre de Citeaux, diocèse de Langres.

Cordelette de soie jaune et rouge; bulle d'Innocent VIII, — l. 176.

P. 59. 1503. des Ides de janvier (8 janvier). Bulle de Jules II. Il accorde des indulgences à ceux qui visiteront l'église de St.-François, lors du chapitre général des frères mineurs qui se tiendra à Troyes, à la Pentecôte suivante, ou qui contribueront de leurs deniers aux frais de la session.

Cordelette de soie jaune et rouge; bulle d'un beau travail. — L. 358.

P. €0. i6'26.FormaJuramentiou formule de serment (fl), prêté par Anne-Chrysanlhe de Gondrin, abbesse de IN.-D. des Prés.

Cordelette de chanvre; bulle d'Alexandre VII. — L. 426.

P. 61. 16/i8. Bulle de provision pour le prieuré de N.-Dame, au diocèse de Soissons, en faveur de Pierre Bouchu, fils de Jean Bouchu, premier président au parlement de Dijon, et depuis abbé de Clairvaux.

Cordelette jaune et rouge; la bulle manque. — L. 178.

P. 62. 1697. Bulle de provision pour l'abbaye de rs.-D. des Prés, en faveur de madame Thérèze Arnoul, religieuse de l'ordre de Citeaux. Cordelette de chanvre; bulle d'Innocent XII. — L. 426.

P. 63. 1722. Bulle d'institution canonique en faveur de Marie- Jeanne de Courceulles du Rouvray, comme coadjutrice, avec future succession, de l'abbaye de IN.-D.-des-Prés.

Cordelette de soie; la bulle manque. — L. 426.

P. 64. 1761. Bulle de provision pour l'abbaye de N.-D.-des-Prés, en faveur de Marie Arnoul de Rochegude.

Cordelette de chanvre; bulle de Clément XIII. — L. 420.

(o) Cette pièce, expédiée de Rorao avec le mandement d'institution, faisait partie de ce que l'on appelait les bulles d'un prélat ou d'un bénéficier. Elle s'expédie encore de nos jours pour les provisions de ^iéjfes.

P. 65. 1777. Bulle de provision pour l'abbaye de [\.-D.-des-Prés, en faveur d'Angélique- Yictoire Saulger.

Cordelette de chanvre; la bulle manque. — L. 426.

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