CONTE
A. Turbacensis Bonpland, in H. B. K., Voy. ; — Nov. gen. et spec., Il, p. 149; — Duch., Prodr., XV, p. 497.
Vulgairement Capitana de Corazon.
Pour Duchartre cette espèce est insuffisamment connue. La tige en est grimpante, les feuilles cordées, ovales ou subréniformes, réticulées en dessous. Près de Turbaco.
La souche est employée par les Mexicains contre la morsure des serpents venimeux. On la donne en décoction.
A. arborescens. L.. Spec., éd. IT, t. 2, p. 1362, — Duch., Prod., XV:;-p."498.
Peu de chose à dire sur cette plante, dont Duchartre n’a pu indiquer exactement ni la place, nila synonymie. Pour certains auteurs, il faut la rapporter à l'A. grandiflora. En tout cas Descourtilz donne sous le nom d'arborescens un dessin et une description qui se rapportent au grandiflora.
C'est une plante américaine à tige dressée, à racine emménagooue et dont le suc serait, dit-on, toxique.
Linné ‘ la rapporte, avec doute, à l'A. polyrhizos auriculatis foliis, virginiana de Plukenet, c'est-à-dire à la troisième sorte de Serpentaire de Virginie. On ne peut s'expliquer ce rapprochement, que le seul nom d'arborescens rend tout à fait inadmissible.
A. fastidiosa. — Espèce indiquée dans le Dictionnaire de d'Almeida, sous le nom vulgaire de Capivara. Mais les pro= priétés n’en sont pas indiquées. L'aspect en est étrange, diton. Plante brésilienne.
A. Paraensis. — D'’Almeida * parle sous ce nom d’une
Linné, Spec. plant., éd It D M6:
2 Diccionn., p. 380.
Era Le
plante grimpante à feuilles trilobées cordiformes, à fleur ressemblant à une petite jarre, et à fruit formant une capsule octosone (?). [l lui donne le nom vulgaire de Raiz do sol. Je ne sais quelle est cette plante, dont le nom latin indique l’origine, mais qui est donnée sans nom d’auteur, el qu'on ne trouve guère citée ailleurs.
A. Goldieana J. D. Hooker, Trans. Linn. soc.,vol. XXV, p. 185, t. XIV (ex Flore des Serres) ; —Flore des Serres, t. 17, pass |
L'espèce appartient à l'Afrique occidentale. Thomson l'a découverte aux sources de la rivière Calabar ; elle a été retrouvée à Sierra-Leone et à Fernando-Po.
Je ne cite l'espèce que pour la grandeur énorme de ses fleurs nauséabondes et à cause de la rareté des Aristoloches à grandes fleurs en Afrique. Mais elle n’a,que je sache, aucun usage. Elle est cultivée dans les serres et y fleurit. Le nombre de ses étamines (24) la rend intéressante au point de vue botanique.
C’est un arbrisseau grimpant. Comme il est parfois cultivé, il serait possible et intéressant d'en étudier les propriétés, comparativement aux autres espèces américaines.