CLASSIFICATION
Le genre Aristolochia est extrêmement vaste et nécessite des subdivisions. Pour quelques auteurs, ces divisions ont la valeur de genres; pour d'autres, ce ne sont que des sections. Pour lasimplicité de l'exposition, nous adopterons ici l’arrangement que M. le professeur P. Duchartre a suivi dans l’excellente monographie des Aristolochiées publiée par lui dans le Prodrome.
Le genre est scindé d’abord en deux divisions, d’après le style à 3 ou à 6 (ou 5) lobes, et d’après les étamines qui sont réunies par paires ou séparées.
La première division comprend trois sections :
1° Asterolytes, formée uniquement des A. serpentaria et reticulata des États-Unis;
2° Siphisia, contenant les A. Sipho, tomentosa et tripteris des États-Unis, saccata, platanifolia, etc. de l'Inde, et trois ou quatre autres espèces.
3° Hexodon avec deux espèces japonaises, dont l'A. Kaempferi et une espèce du Guatemala (sericea).
La deuxième division comprend également trois sections :
1° Gymnolobus. C’est la plus importante de toutes et elle peut être subdivisée plusieurs fois. C’est là que sont la plupart des espèces intéressantes de l'Amérique tropicale.
2° Diplolobus avec les espèces méditerranéennes et indiennes ;
3° Acerostylis, qui ne contient que la seule A. rigida.
Je ne donneici ni lasynonymie de Rafinesque ou de Klotzsch, ni le détail des subdivisions. Il suffit d'indiquer les lignes générales qui seront suivies plus tard dans la description des espèces. La classification de M. Duchartre à le grand avan-
NOUS tage de répondre à peu près à la distribution géographique des espèces, en même temps qu’elle repose sur des caractères botaniques importants.