‹ Les Aristoloches: Étude de Matière MédicaleChapitre 8 sur 33 · LEE · texte numérisé non relu

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tant l'habitat est quelquelois différent : ainsi en Algérie on trouve PA. alfissima dans les haies, le longa dans les prairies, le glauca sur les rochers. Dans notre pays, l'A. Clemalitis est une plante des vignes ou des champs cultivés, tandis que le rotunda se montre assez indifférent au milieu, que le longa se cache dans les talus herbeux des bords des champs, et que le Pistolochia se plaît au contraire souvent dans leslieux stériles, entre les rochers de nos garrigues. La même diversité se rencontre, semblet il, pour les espèces exotiques: ainsi l'A. caudata est indiqué à St-Domingue dans les lieux arides, le cymbifera dans les haies ombragées du Brésil. La plupart des espèces semblent demander pourtant à la fois la chaleur et ’humidité.

Quelques espèces s'élèvent un peu en altitude : le saccata du Bengale orientale et du Népaul croît entre 650 et 1,000 mètres, le platanifolia de l'Inde atteint de 1,000 à 1,250 mètres ; le fætida du Mexique se rencontre à 1,950 mètres, etc.

La plupart ne sont pas spéciales à tel ou tel terrain. Cependant quelques-unes recherchent les sols calcaires, comme notre rotunda, le bilabiata de St-Domingue, etc.

Quelques Aristoloches sont fréquemment cultivées dans les serres chaudes ou tempérées des jardins botaniques, où elles réussissent d'ordinaire assez bien, et fleurisent même sans exiger des soins spéciaux. Parmi les plus brillantes, on peut citer les saccata, grandiflora, labiosa, cymbifera, ornithocephala, gigantea, trilobala, elegans, etc., etc. On leur donne en général un sol assez riche en humus et frais, pendant la végétation. La multiplication se fait par boutures ou marcottes, suivant les espèces.

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