‹ Les aristolochesChapitre 10 sur 36 · ERA · texte numérisé non relu

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4° Un péricycle à ? assises cellulaires, parenchymateuses, amylifères ;

5° Des faisceaux de liber mou, ordinairement bien séparés ;

6° Un axe ligneux formé d’un nombre très variable de faisceaux, de 3 à 6 d'ordinaire, quelquefois plus ; séparés d’abord, ces faisceaux se rejoignent au centre et se fusionnent en une masse centrale, tantôt arrondie, tantôt anguleuse, ou plus rarement étoilée. Le bois est formé de fibres ligneuses et de vaisseaux rayés et ponctués. |

L’'amidon est assez gros, quelquefois en grains composés, avec un hile punctiforme.

A. Serpentaria. — RACINE DE SERPENTAIRE VRAIE. — Sur les 3 formes de vraie Serpentaire, il en est une, la forme hastala, que je n'ai jamais eu l’occasion de rencontrer. Je n’en puis donc pas parler ici. Je rappellerai seulement que Guibourt lui attribue une tige droite, une racine composée de radicules assez fortes, droites et perpendiculaires, comme à la 2° sorte.

Les deux autres, tout en répondant aux caractères g'énéraux déjà donnés, ont cependant leur aspect spécial qu’il faut maintenant Indiquer.

1"e Sorte. — J'en ai eu trois échantillons: L'un était celui de Guibourt‘, un autre était dans un bocal de l'École de pharmacie de Paris sous le nom faux d’A. reticulata ?. Le troisième provient d’une très ancienne pharmacie de Montpellier où la Serpentaire de Virginie n’avait pas été renouvelée depuis nombre d'années. |

Cette drogue est formée de touffes, parfois très menues,

1 Étiqueté : Véritable Serpentaire de Virginie officinale, — Aristolochia Serpentaria latifolia — Aristoloche Serpentaire de Woodville,

= (res de couleur fauve, grisâtre, souvent assez foncée. On y distingue :

1° Le rhizome. — Les dimensions en sont difficiles à évaluer. Au maximum 3 mm. de diamètre et 2 1/2 à 3 centimètres de long. Lorsqu'il est développé, il présente souvent une partie inférieure plus où moins contournée sur laquelle s’attachent la plupart des racines, et qui porte en haut les traces d'anciennes tiges assez courtes, moins marquées que dans d’autres sortes. La partie supérieure du rhizome, continuant la 1e, mais plus verticale, donne naissance aux tiges actuelles.

Les petites toufles, très nombreuses, ont souvent un petit rhizome très réduit, court, pelotonné, caché plus ou moins par les racines.

2° Les racines. — Elles sont ici importantes : toujours très fines, de diamètre égal, en général 1/2 mm. au plus; très fragiles ; le fond des bocaux est toujours jonché de fragments et certaines souches sont presque dépourvues de racines. Elles sont ordinairement emmèêlées en effet, et c’esc un bon caractère à retenir, mais 1l faut se rappeler que souvent les radicelles sont simplement enroulées autour de la souche en une sorte de peloton et parfois pas emmêlées du tout. Elles émettent fréquemment dans la 2% moitié de leur longueur un chevelu assez abondant qui peut manquer. La longueur de ces racines peut atteindre 7 à 10 centimètres.

3 Les tiges dont on n’a guère que la partie inférieure sont souvent aplaties par la dessication, striées, parfois nettement géniculées, d'autres fois moins. Elles atteignent 2? mm. de diamètre ;

4 — Les feuilles. Relativement rares, elles sont toujours très minces, presque transparentes, tout à fait papyracées, de couleur vert brunâtre, ou bien jaunes, entièrement ou par places, sur les points où la chlorophylle à disparu. Il convient de ne tirer de leur forme que des enseignements de

El valeur secondaire. Dans l'échantillon de Guibourt, elles sont en effet assez larges, de 3 112 à 4 c. de long sur 3 de large, cordées et auriculées à la base, acuminées au sommet. Mais dans l'échantillon de Montpellier, j'en ai déployé de formes très diverses, les unes peu cordées, d’autres au contraire profondément;les unes acuminées, d’autres non; l’une même complètementarrondie; les unes très semblables au type décrit et dessiné par Guibourt, les autres absolument pareilles à la seconde sorte.

Cet échantillon, très caractérisé comme l'° sorte et ne pouvant faire doute par ses racines et ses tiges, prouve à lui seul que la forme des feuilles est un caractère de peu de valeur. Dimensions depuis jusqu’à =. — Le pétiole est très long et atteint 6 centimètres.

% Les fleurs ont fait défaut dans tous les échantillons.

6° Les fruits. — Ils sont petits, à 6 côtes très saillantes, un peu aplatis verticalement, de 8 à 9 millimètres en tous sens. Ils ne sont pas caractéristiques.

L’odeur est faible, mais se développe, quand on brise les racines. Elle est aromatique et camphrée. Il faut remarquer que tous les échantillons que j'ai vus étaient de date fort ancienne, |

Le goût est aromatique, d’abord piquant et camphré, puis assez âcre et amer, mais sans excès et peu durable.

Les substances étrangères y sont rares. Quelques racines noirâtres seulement, qu'on distingue facilement.

2° SorTE. — L'échantillon type est contenu dans le droguier de Guibourt sous l'étiquette: Serpentaire de Virginie apportée pour la 1'° fois en 1816, Aristolochia serpentaria auriculata ou acuminata, Aristolochia serpentaria de Bigelow. Il est probable, ainsi qu’on le verra, que cette synonymie est inexacte, car la plante de Bigelow est plutôt la 1"e sorte. Sous le titre de Serpentaire de Virginie vraie on

en trouve un ?° échantillon qui diffère très légèrement du 4°. Enfin c’est cette même forme que M. Schneck m'a envoyée fraiche de Mont-Carmel (Illinois) à la demande de M. le professeur Trelease. Cette drogue se présente en paquets assez serrés de plantules généralement entières, avec leurs tiges et leurs feuilles d'un vert foncé, tandis que le reste est jaune fauve clair, ou un peu grisätre. Ces plantules, une fois séparées les unes des autres, sont constituées par:

1° Une souche fine et petite, quelquefois assez longue (15 millimètres), d’autres fois très courte, assez irrégulière, portant à la face supérieure des traces nombreuses d'anciennes tiges bien évidentes, une tige de l’année ramifiée ou non, en avant, et sur les côtés et en dessous de nombreuses racines;

2 Des racines, en nombre variable depuis 7-8, jusqu’à 25 ou 30, cylindriques, longues de grosseur moyenne (sauf chez les jeunes pieds où elles sont très fines), atteignant 1 millimètre de diamètre, et conservant cette dimension sur toute leur longueur. Beaucoup d’entre elles d’ailleurs ne sont pas manifestement plus grosses que celles de la Serpentaire n° {. D'ordinaire, elles ont de5 à 7 centimètres de long, 8 au plus. Sur l'échantillon frais, elles étaient plus longues etatteignaient 15 centimètres. Sur le sec, les extrémités sont presque toujours brisées. Ces racines sont sinueuses, mais restent ordinairement parallèles et ne sont pas emmêlées, sauf exception. Elles ont souvent un fin chevelu, assez abondant, surtout dans la deuxième moitié de leur longueur, très abondant sur le frais: d’autres fois les radicelles (qui ne manquent jamais complètement) sont courtes et plus rares. La couleur de ces racines est claire. Chaque souche avec ses racines forme un petit paquet allongé et effilé;

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3° Des tiges toujours extrêmement fines, fragiles (comme d’ailleurs tout le reste de la drogue). On n’en trouve qu'une seule en avant du rhizome. Il semble souvent qu'il y en

ait plusieurs, ce qui provient, soit de la bifurcation d’une seule, soit, chose fréquente, de l’intrication de plusieurs rhizomes entre eux. Avec un peu d'attention, on peut toujours séparer les souches ainsi réunies en paquet. La base cylindrique et dure est tout à fait semblable à celles des années précédentes qui hérissent la partie supérieure du rhizome. Au contraire, dans leur partie aérienne ces tiges sont aplaties par la dessiccation, ou du moins très ridées. Leur diamètre, qui ne dépasse pas celui des plus grosses racines, est toujours bien moindre que dans la 1" sorte. Leur longueur ne dépasse pas 14 ou 16 cent. Elles sont parfois rameuses (2 où 3 branches). Dans les droguiers, elles sont d'ordinaire repliées contre les racines ;

4 Des feuilles qu’on développe facilement dans l’eau; peu nombreuses sur les tiges, de 1 à 3 seulement, généralement ovales, lancéolées, plus ou moins cordées ; les plus grandes ont 6 cent. et demi de long sur 4 de largeur, les plus petites 3 cent. sur 2. Le sommet est plus ou moins longuement acuminé, souvent prolongé en longue pointe. Moins larges en général que celles de la première sorte, elles sont comme elles, entières, fines, délicates, presque transparentes ; trinerves à la base, la nervure médiane assez marquée en dessous, les autres moins. La couleur varie du vert un peu Jjaunâtre au brun. Le pétiole est fin. Beaucoup de ces feuilles, mises à côté de certaines autres appartenant à la première sorte, ne pourraient en être distinguées.

Je n'ai pu trouver nulle part ni fleurs ni fruits.

Toutes ces plantes sont à peu près de même taille. Elles sont bien plus petites que la figure de Nees ne l'indique.

L'ensemble de la drogue a une odeur assez forte, camphrée, plutôt aromatique et non désagréable, aristolochique cependant.

Le goût de la racine est fort, aromatique, térébenthiné,

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mais lui aussi supportable : un peu âcre à la gorge, il ne saisit pas désagréablement, comme chez la plupart des Aristoloches, à moins qu'on ne prolonge l'essai. Cette saveur passe assez vite et laisse à la bouche une sensation de chaleur légère.

En somme, l'aspect général ne permet pas de confondre cette sorte avec la première. Ce paquet allongé et effilé, de couleur claire, formé de racines parallèles, sinueuses, légèrement chevelues, peu emmèêlées, est bien différent de la petite pelote grise de la première sorte. La fine tige attachée à chaque souche est aussi un caractère net, meilleur à coup sûr que ceux que l’on tire des feuilles. Mais ce sont là deux formes très voisines d’une espèce unique.

A. reticulata. — RACINE DE FAUSSE SERPENTAIRE. — A. reticulata de Nuttal. Comme c’est la seule que l’on trouve aujourd'hui dans les drogueries et pharmacies de France, les échantillons ne manquent pas pour la décrire. Le type est toujours l'échantillon du droguier Guibourtétiqueté : « Fausse serpentaire de Virginie, Aristolochia pseudo-Serpentaria Guibourt, Aristolochia Serpentaria de Jacquin.» D'ailleurs tous les échantillons se ressemblent: ceux que j'ai vus provenant de la Faculté de médecine de Lyon, de la collection spéciale des États-Unis de l'École de pharmacie de Paris, de la pharmacie centrale et de chez plusieurs droguistes et pharmaciens, sont absolument identiques : on les décrit tous en en décrivant un.

Comme pour la vraie Serpentaire de Virginie, on peut y étudier :

1° Le rhizome. — Relativement volumineux, allongé horizontalement ou plus ou moins oblique, d’un brun parfois assez foncé, assez souvent jaunâtre ; il a jusqu’à 5 centimètres de long, et quelquefois un peu plus, et atteint 3 à 5 millimètres d'épaisseur. Très rarement contourné ou tortueux, il s’al-

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longe dans le même plan et le faisceau de racines est dans ce cas aplati. La face supérieure de ce rhizome porte aussi les bases nombreuses des anciennes tiges. En avant, il devient vertical et souvent ramifié, terminé par les tices de l’année. La section transversale permet de voir vaguement sur la surface jaune un cercle ligneux sans aucun pore visible, rayonnant autour d’une petite moelle ;

% Les racines. — Elles sont très différentes de celles des vraies Serpentaires. Plus grosses, plus longues souvent, de 1 à 1 1/2 "" de diamètre sur toute leur longueur, de 10 cent. de longueur environ, souvent moins, quelquefois plus, elles sont parfois un peu sinueuses, parallèles, ou rarement un peu repliées sur elle-mêmes, jamais réellement emmêlées. Elles sont à peu près complètement dépourvues de radicelles. Certains échantillons semblent avoir une sorte de chevelu : mais, en y regardant de près, on voit que cet aspect est en grande partie dû à de fines racines étrangères, souvent blanchâtres, que l’on peut séparer facilement. Les racines sont cylindriques, toutes du même diamètre ou à peu près, tandis que, dans les vraies Serpentaires, de petites racines s’insèrent entre les grosses. Leur nombre, variable, est aussi relativement, moindre. Elles sont moins serrées. L'ensemble de la souche avec les racines est plus large, plus aplati, en un mot facile à distinguer. Ces racines sont très cassantes et laissent voir une section farineuse blanchâtre avec un point brun au centre ;

3° Les tiges. — Elles manquent souvent dans la drogue. Lorsqu'elles existent, on en trouve fréquemment plusieurs par souche. Ces tiges un peu ridées, mais peu aplaties généralement, ressemblent en somme assez à celles de la première sorte de Serpentaire, et différent par conséquent de celles de la seconde, plus fines et plus longues. Elles ont environ 9m® de diamètre et 10 cent. de long. Généralement, elles

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Ep Ee semblent peu coudées. Quelques-unes portent de petites feuilles ;

4° Les feuilles. — La drogue en contient presque toujours et elles suffiraient à elles seules et à première vue à la distinction des Serpentaires vraies et fausses. Il faut faire remarquer ici que Guibourt a donné comme représentant la Serpentaire fausse un dessin de Nees d'Esenbeck, qui figure en réalité la vraie (première sorte), ainsi que cela sera démontré plus loin. Ces feuilles sont donc différentes du dessin de Guibourt. :

La plante jeune a parfois des feuilles cordiformes ou lancéolées; mais les grandes feuilles sont toutes ovales lancéolées, cordées à la base, à sinus étroit et à lobes rapprochés, à pointe plutôt mousse, jamais acuminée, portée sur un pétiole extrêmement court, aplati, assez large. Elles sont épaisses, rudes au toucher, avec des poils raides, courts et rares, même en dessous, de couleur jaunâtre ou verdâtre, les nervures sont saillantes en dessous, formant un réseau très évident, résistantes, et subsistant lorsque le parenchyme tend ; à disparaître par places. Le pétiole et les tiges jeunes portent des poils plus longs que ceux des feuilles ; ;

5° Les fleurs sont rares et peu caractéristiques. Elles sont tomenteuses, surtout sur l’utricule couvert de poils d’un blanc jaunâtre ; l'ouverture est bilabiée; j

6° Les fruits plus fréquents, ressemblent irop à’ ceux de la Serpentaire vraie pour qu'on en puisse tirer un élément de distinction, rendu d’ailleurs inutile par les caractères si nets des racines et des feuilles.

L'odeur de la drogue ne se développe guère que quand on frotte ou qu’on fragmente les racines. C’est celle des Serpentaires vraies, aromatique et térébenthinée.

La saveur est aromatique, chaude, piquante, camphrée, un peu poivrée, ensuite assez âcre et désagréable à la gorge.

De: Res On considère souvent la fausse Serpentaire comme inférieure à la vraie, mais si l'on en juge par les caractères organoleptiques, elle doit être aussi active. L’odeur et la saveur sont, il est vrai, moins fines, mais aussi accentuées, quelquefois plus. Il faut dire que je n’ai eu de la vraie que des échantillons très vieux (sauf un seul dont l'odeur était forte), tandis que l'A. reticulata était toujours bien plus récent. Mais Bridges dit la même chose.

La plante a si bien pris dans le commerce la place de la vraie, que beaucoup d'auteurs l'ont décrite et dessinéecomme VA. Serpentaria (voy. À. reticulata).

Ilest assez rare que des racines étrangères y soient mêlées, sauf les petites radicelles qui simulent parlois un chevelu. Deux fois seulement j'ai rencontré des rhizomes assez volumineux qui ne pouvaient être confondus avec la Serpentaire et qui n'appartenaient pas à une Aristoloche.

À. Pistolochia. — A l’état frais, les racines, qui partent au nombre d'une quinzaine d’une toute petite souche, sont jaunâtres, un peu tortueuses et portent un assez grand nombre de radicelles ; elles sont longues de 15 à 20 cent., charnues. Sur une section transversale, elles présenten une surface blanche avec un petit point central brun; elles ont environ 2"" de diamètre. A l'état sec, la drogue est formée par un petit rhizome brun, rugueux, marqué de lignes saillantes transversales, sinueuses, rapprochées, et portant des radicelles très ridées en long et aplaties par la dessiccation. Le rhizome atteint 3-4 cent. de long sur 5-7" de diamètre. ë

Structure. — La racine du Pistolochia à une structure primaire très nette. On y voit sur une coupe transversale:

1° Une assise épidermoïdale à parois minces, à cellules un peu allongées radialement ;

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2% Un parenchyme cortical très épais, à cellules arrondies, à parois assez épaisses, avec des méats très nets. Les cellules en sont pleines d'amidon;

3° Un endoderme à parois minces et sinueuses fines, un peu écrasé quelquefois, mais bien visible ;

4e Un péricycle mou;

5° Des faisceaux libériens séparés ;

6° Des faisceaux ligneux souvent bien distincts, avec parfois quelques vaisseaux erratiques entre les branches de l'étoile ;

7° Une petite moelle au centre; dans d’autres racines les faisceaux se fusionnent au centre et la moelle disparaît.

La drogue n'existe plus dans les pharmacies. Le seul échantillon que j'en aie vu dans les collections était très abimé et extrêmement fragile. Il tombait en poussière au moindre contact.

A. Clematitis. — Les parties souterraines de cette plante se présentent sous forme de rhizomes allongés, de plusieurs décimètres de longueur et d’un diamètre de 3 à 10 ou 12m", dressés, assez souvent sinueux, d’une couleur extérieure jaune brunâtre sur le frais, et devenant peu à peu noirâtre par la dessiccation;, les tiges qui en partent sont sillonnées en long, plus grêles d’abord que le rhizome, mais le diamètre augmente plus haut; jaunâtres dans leur partie souterraine, vertes hors du sol, avec de petits bourgeons que l'on rencontre aussi sur les rhizomes ; d'assez nombreuses racines jaunâtres, longues, fines, ramifiées, un peu chevelues même, sont portées en plus ou moins grand nombre, surtout aux nœuds qui sont très inégalement râpprochés.

Sur une section transversale, le rhizome présente une écorce mince, brunâtre, et un gros axe formé de quelques volumineux secteurs de bois, cunéiformes, en éventail, séparés par de fins rayons médullaires blanchâtres. Ce bois a

la structure typique des Aristoloches. Les pores n’en sont pas nettement visibles, même à la loupe.

STRUCTURE. — 1° Quelques assises subéreuses toujours peu nombreuses ;

2° Un parenchyme cortical épais, à cellules à parois assez minces, avec quelques fibres en cercle interrompu par de grands intervalles ; des cellules plus grandes que les autres, tantôt vides, tantôt contenant de l'huile de couleur jaune ou rougeâtre ; très peu d’amidon;

3° Le liber forme des cônes placés au dehors des faisceaux ligneux ;

4 Le boisen faisceaux souvent dichotomisés, souvent aussi flanqués de faisceaux accessoires plus petits et simples ;

9° Les rayons médullaires larges se rejoignent au centre pour former une petite moelle.

A. glauca. — L'échantillon que j'ai vu m’a été envoyé par M. Doumergue (d'Oran). Les parties souterraines sont des rhizomes dressés, qui se ramifient plus ou moins abondamment au niveau du sol. Le diamètre varie de 2 à 5°". La plupart présentent des nœuds assez rapprochés d’où partent des racines adventives. La surface est quelquefois légèrement sillonnée en long. Le diamètre augmente d’ordinaire de bas en haut.

Les tiges aériennes sont assez fines, striées, portant des feuilles cordées, d’un vert glauque.

Par ses organes végétatifs souterrains, cette plante se rapproche du Clemaltitis.

Sur la section, l'écorce est brune, relativement épaisse, un peu subéreuse, le bois jaune clair.

STRUCTURE.— Suber assez épais; parenchyme cortical avec de lamidon abondant, une zone de fibres en cercle, interrom-

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pues par de grands espaces, mais longues, très nettes, polyé-

driques avec une lumière punctiforme. Le liber forme des arcs bien limités en dehors des vaisseaux du bois assez gros, cunéiformes et peu dichotomisés. Rayons médullaires larges, se rejoignant au centre, souvent gorgés d’amidon.

Les tiges jeunes, hexagonales, ont sous l’épiderme un faisceau de collenchyme aux six angles, et une zone de fibres ininterrompue entourant complètement le cylindre central. Celui-ci offre autour de la moelle 6 faisceaux libéro-ligneux bien séparés, 3 gros et 3 petits en alternance.

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