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SERPENTAIRES

Sous le nom de SERPENTAIRES, il faut réunir la Serpentaire vraie (A. Serpentaria) et ses variétés, et l'A. reticulata ou fausse Serpentaire.

Les parties employées dans les Serpentaires sont les racines et le rhizome. |

Le RHIZOME est petit, mince, indéfini, formant, ainsi que l'a montré Schrenk, un sympode ‘. Chaque année les tiges tombent laissant une petite cicatrice, en sorte que la face supérieure du rhizome est formée par une série de tronçons recourbés vers le haut, vestiges des tiges des années précédentes. L'ensemble de ce rhizome est assez petit, tantôt horizontal, tantôt et plus souvent oblique, ou même presque vertical, assez noueux et contourné ou rectiligne de 1-3 mm. de diamètre sur une longueur variable de 1 à 5 centimètres.

Sur toute la surface, sauf sur la partie supérieure, s’insèrent des RACINES jaunàtres ou grisàtres, toujours serrées, fines, grêles, munies ordinairement d'un chevelu abondant, tantôt parallèles, tantôt au contraire plus ou moins emmêlées.

Des tiges et des feuilles, des fleurs et des fruits, accompa-

‘ American Druggist, 1887, no 4, p. 61, d’après le Jahresbericht der pharmacognosie, 1887, p. 45.

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gnent presque toujours l'échantillon et apportent à la distinction des formes ou à la reconnaissance des falsifications un élément souvent précieux.

Sur la section transversale du rhizome, on voit à l'œil nu une zone corticale blanchâtre farineuse et un corps ligneux rayonnant, jaune grisâtre, entourant une moelle souvent un peu excentrique vers le haut.

La saveur est caractéristique, surtout camphrée et térébenthinée, un peu amère, très aromatique, piquante, un peu valérianique, mais non très désagréable.

L'’odeur est analogue à la saveur, camphrée, aromatique, térébenthinée.

SrRUCTURE. — Les deux formes de Serpentaire vraie et la fausse Serpentaire (A. reliculata) ont une structure très semblable, le rhizome et les racines de cette dernière étant seulement un peu plus volumineux. On ne pourra donc pas établir sur l'anatomie de distinction entre les trois sortes.

a) Rhizome.— Sur une coupe transversale, le rhizome présente rarement une structure bien régulière, à cause du nombre de racines et de bases de tiges qui se détachent de tous les points de la circonférence. On y voit :

I. Une écorce relativement mince par rapport à l'axe ligneux et constituée par:

19 Un épiderme peu différencié, à parois minces mais colorés en jaune ou en brun, et souvent doublé par une assise de cellules subérifiées de même couleur ;

2° Un parenchyme cortical à cellules ovales arrondies, un peu sinueuses, à parois blanches assez épaisses, et compiètement remplies d'amidon à grains fins. Quelques cellules espacées, allongées aussi tangentiellement, plus grandes et vides semblent être des cellules à essence; mais l’essence n'est pas visible ;

30 Un endoderme peu distinct.

IT. Un cylindre central avec :

40 Un péricycle parenchymateux. Sur un seul exemplaire, il m'a présenté quelques fibres arrangées en cercle contre l’endoderme ;

5° Du liber mou en faisceaux opposés aux faisceaux du bois. Ce liber contient lui-même de fins granules d'amidon ;

6o L’axeligneux constitué par des faisceaux ligneux cunéiformes non dichotomisés, souventun peu sinueux, dont la pointe est formée de fibres fort épaisses, jaunes. Ces faisceaux sont constitués par des vaisseaux et des fibres, ces dernières un peu plus abondantes chez l'A. reticulata, plus abondantes aussi, à mesure qu'on se rapproche du centre. Les vaisseaux chez la Serpentaire vraie, surtout la première sorte, forment des zones concentriques assez visibles ;

7 Des rayons médullaires parfois très larges faisant communiquer la moelle et le parenchyme cortical; les cellules en sont ponctuées, épaisses, allongées radialement, si les rayons sont étroits, et passent insensiblement à celles de la moelle ;

80 La moelle, généralement portée vers le haut du rhizome, est large, formée de cellules polygonales, plus grandes au centre.

Toutes les cellules, sauf celles de l’épiderme et du bois, contiennent de l’amidon en abondance.

b) Racines. — On y voit:

1° Une assise épidermoïdale à grandes cellules vides, à parois minces et brunes, allongées radialement ;

2% Un parenchyme cortical, épais, gorgé d'amidon : Les cellules sont allongées suivant l'axe;

3° Un endoderme très net dont les cellules sont assez grandes, vides, à parois minces, sinueuses, brunes. Elles sont quelquefois aplaties par la dessiccation et dans ce cas moins visibles. L'absence d’amidon les fait se détacher nettement;

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