‹ Les aristolochesChapitre 14 sur 36 · I. — GROUPE DU CYMBIFERA · texte numérisé non relu

I. — GROUPE DU CYMBIFERA

Je réunis sous cette dénomination tous les échantillons constitués par des racines ou des tiges d’Aristoloches, et qui m 'ontparu se rapporter à ceux que décrit Guibourtsous le n°] dans son mémoire sur les Guacos. Ce sont les Mil-homens appelés aussi Jarra où Jarrinha.

La détermination de Guibourt est incontestable; mais s’il est certain que l'A. cymbifera fournit des tiges et des racines de Mil-homens, il est certain aussi que plusieurs espèces voisines (Brasiliensis, ringens, labiosa, macroura, etc., etc.) sont très analogues par leurs organes végétatifs, et spécialement par les tiges et racines ; ces plantes habitent les mêmes régions ; les naturels et les voyageurs leur attribuent les mêmes propriétés; il est donc possible et même probable que ces tiges identiques sont recueillies et employées les unes pour les autres. En l'absence de tout organe caractéristique accompagnant l'échantillon, on attribuera les Mil-homens dont la description va suivre à un groupe de plantes dont l'A. cymbifera restera le type le plus net.

Les tiges de ces groupes sont de toutes les Aristoloches américaines les plus connues dans les droguiers (sauf, bien entendu, les Serpentaires). Du temps de Guibourt, elles formaient les trois-quarts du Guaco commercial. J'en ai trouvé de nombreux exemplaires surtout à l'École de pharmacie de Paris, dans les collections locales: les collections du Muséum en possèdent aussi plusieurs. Assez souvent ces échantillons étaient exactement nommés: beaucoup sans nom aucun. Ils provenaient toujours de l'Amérique tropicale, ordinairement

! La réapparition de la drogue sur le marché européen vient d'être signalée, il ya quelques années ( Wien. Chem. Zeitung, 1887, p. 379)

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