GROUPES VOISINS DES MIL-HOMENS
À) Aristoloche à odeur de rue. — Mil-homens de Cayenne. — La drogue dont il est ici question a été apportée de Cayenne par M. Leprieur. C’est également cette sorte qui existe au Muséum sous la simple étiquette: « Guyane, M. Étienne, 1817.» Elle est en fragments de 10 à 15 centim. sur 15 à 18 mm. de diamètre, recouverte d'un épais suber mou, fauve, qui manque sur beaucoup de points. Il semble disposé en bandes longitudinales, inégalement épaisses. Sur certains points, les couches successives, visibles les unes sous les autres, donnent à ce suber un aspect moiré.
L'écorce sous-jacente est noire en dehors, marquée de sillons longitudinaux peu profonds.
Sur une section transversale, on voit au-dessous du suber une écorce d’un brun noirâtre de 1/2 à 1 mm. d'épaisseur.
Le bois, d'un blanc jaunâtre, percillé de pores bien visibles, occupe une large surface.
Quelques rayons médullaires minces, de couleur brun noirâtre, viennent se rejoindre au centre : entre eux se trouvent des rayons de 2° et de 3° ordre. Quelques fissures parfois. L'ensemble est assez compact, l'écorce adhérente au bois.
L'’odeur est plus forte dans l'échantillon du Muséum, de date plus récente. Elle se développe en tout cas à la section. C’est l'odeur d’Aristoloche, mais un peu rutacée en effet, aromatique et térébenthinée, moins désagréable que beaucoup d’autres, quoique forte.