‹ Les aristolochesChapitre 17 sur 36 · CAL (: LP · texte numérisé non relu

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Le goût est piquant, aromatique, un peu amer et âcre à la gorge, plus accentué dans l'écorce.

STRUCTURE.— On y voit :

Du suber par places.

Un parenchyme épais avec un peu d’amidon et d'huile.

Une zone scléreuse interrompue avec quelques paquets de fibres.

Quelques sclérites dans le parenchyme sous-jacent.

Un liber en arcs. Rien de spécial pour l'axe ligneux.

L'échantillon du Muséum en diffère par queiques points mais on trouve parfois des différences dans les coupes faites sur le même fragment, et l’on peut maintenir pour le moment le rapprochement de ces deux échantillons.

En somme, on trouvera beaucoup de ressemblance entre cette plante et le cymbifera. L'aspect un peu spécial du suber, la couleur un peu plus foncée, l'odeur particulièrement forte et aromatique, sont des caractères assez secondaires ; peutêtre faut-il identifier les deux.

En tout cas, on ne peut les distinguer anatomiquement.

B) Boerarie.— Sous ce titre : « Tige d'une espèce d'Aris- » toloche, vulgairement Boerarie (aromatique, employée » contre les maladies pectorales), Guyane anglaise »; et, sous une autre étiquette analogue, j'ai vu au Muséum deux échantillons très semblables qui présentaient la plupart des caractères des Mil-homens,tout en différant par quelques points. L'un d’eux date de Exposition de 1855. Ces échantillons comprenaient seulement des fragments de tige, et l'absence complète non seulement des organes de reproduction, mais des racines et des feuilles, empêche toute détermination exacte.

Ces tiges ont de 15 à 50 ou 60 cent. de longueur, sur 9

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à 20 mm. de diamètre. Elles sont légères, un peu renflées en nœuds sur quelques points, recouvertes, mais non partout, d’un suber peu adhérent de couleur fauve, mou et souple peu abondant, offrant de longs sillons parallèles parfois un peu spiralés. Ces sillons sont moulés sur ceux de l'écorce sousjacente, noire, dont le principal caractère est d’être ainsi marquée de ces cannelures parallèles, très nettes, assez grosses, réculières, répondant aux faisceaux ligneux intérieurs, tandis que le fond des sillons correspond aux rayons médullaires. La couleur de l’écorce est d’un noir foncé. On croirait à première vue que la tige a été carbonisée. Quelques fissures transversales.

Sur la tranche, l’écorce un peu sinueuse a une couleur jaunâtre ou brunâtre différente suivant l'échantillon, et une adhérence au bois variée également. Mais partout le bois jaunâtre est percé de pores bien visibles, partout aussi il a la structure caractérisée des Mil-homens. Les rayons médullaires sont souvent remplacés par des fissures. \

Le goût est aussi le même, et indique une plante stimulante et probablement diaphorétique. Il est fortement aromatique, un peu camphré, mais très peu âcre L'odeur est très caractérisée. Il suflit de gratter l'échantillon pour la percevoir.

Les cannelures de cette tige la distinguent nettement des autres Mil-homens. Mais c’est là encore une espèce probable ment bien voisine du cymbifera.

STRUCTURE. — C'est encore ici celle des Mil-homens, mais il est intéressant de comparer les deux échantillons du petit groupe du Boerarie. Ces deux échantillons sont tout à fait semblables par les caractères extérieurs. Arrivés au Muséum sous le même nom, ils diffèrent des autres Mil-homens pardes caractères, il est vrai peu importants, mais qui se retrouvent chez tous les deux. On ne peut, en un mot, les séparer l’un de l’autre. Et pourtant il existe dans leur structure anatomique des différences aussi grandes qu'entre les diverses sortes du

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