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groupe cymbifera. Ainsi chez l’un, la zone scléreuse est bien plus régulière; chez l’autre, les sclérites du parenchyme sousjacent, presque absents chez le premier, sont extrèmement abondants et peu épaissis. Chacun d’eux ressemble moins à l'autre qu’à tel ou tel type de cymbifera. La conclusion est que pour le groupe des Mil-homens, l'anatomie indique une parenté générale, mais ne peut fournir les éléments d’une distinction nette entre les sortes admises.
C) Guaco blanc. — Guaco mince. — Guaco long (Armenia). — Guaco grand (Guazapa).
Ces échantillons proviennent du Salvador, qui les exposait sous les noms ci-dessus en 1889. Ils sont évidemment dûs à la même plante, et l’on peut les décrire ensemble.
Ce sont des racines parfois mêlées de quelques fragments de tiges, et partant quelquefois de souches plus ou moins irréculières, d’autres fois isolées. Elles ont d'ordinaire de 5 à 9 millimètres de diamètre sur une longueur indéterminée. La surface de ces racines est recouverte d’un suber d’un brun clair, fauve, un peu terreux, doux et comme onctueux au toucher, s’effritant facilement etse détachant sous forme de poussière. Au-dessous est l'écorce dure, brune, ou quelquefois un peu jaunâtre.
Dans certains échantillons cette écorce se détache souvent du bois qui reste à découvert, mais la section transversale ne montre aucun hiatus entre l’écorce et le bois.
Sur cette section, l'écorce apparaît de couleur brun jaunätre, jaunâtre ou jaune orangé, assez épaisse; sur les tiges (?) la zone corticale est très mince, blanchâtre, et les pores du bois sont très visibles. Ils le sont aussi d’ailleurs dans les racines, bien qu'un peu moins. Le bois est de couleur jaune. Les rayons médullaires, très fins, nombreux, parfois fissurés,
Lane sont souvent peu visibles et demandent la loupe. Pas de moelle.
De nombreuses racines, naissent sur les grosses.
L'’odeur est assez nette à la section, mais faible.
Le goût est plus accentué de beaucoup dans les racines que dans les tiges.
Dans l’un des spécimens se trouvait une toute petite feuille sur une brindille. Cette feuille est cordiforme, relativement large, de? cent. sur ?, arrondie en avant, à sinus assez profond en arrière, pédalinerviée nettement, avec un réseau à la face inférieure. Pétiole assez long.
STRUCTURE.— Les quatre échantillons appartiennent probablement à la même espèce, et l'anatomie confirme ce rapprochement. La structure générale de la tige les écarte du groupe maxima et les rapproche, au contraire, beaucoup. des Milhomens. Au-dessous du suber, en effet, est un parenchyme d'épaisseur assez variable, puis une zone scléreuse, tantôt continue, tantôt interrompue par places et constitué par des cellules scléreuses et des fibres en amas alternants. Quelquefois la zone est formée presque uniquement de sclérites. Le parenchyme sous-jacent peut contenir quelques sclérites rares, jamais autantque dans certains Mil-homens vrais. L’amidon et l’huile y sont en abondance variable.
Le bois est un bois de Mil-homens.
Quant aux racines plus nombreuses que les tiges dans nos quatre échantillons, elles ont une écorce complètement dépourvue d'éléments scléreux, sauf rarement quelques petits amas situés dans la profondeur. Le parenchyme est épais, généralement très riche en oléo-résine et vorgé d’amidon.
Les échantillons de Mil-homens pris comme type ne contenaient que très peu de racines et la structure n’en était pas caractérisée. En général elles ressemblent aux vices anatomi-
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de
RENE ment. Aussi ne peut-on rien affirmer : mais il est difficile de ne pas faire de ces 4 Guacos un groupe voisin du cymbifera.
D) Sous le nom d’ « Aristolochia cymbifera, Milhomens » le droguier Guibourt contient deux échantillons qui me semblent différer par quelques caractères et qui proviennent peut-être d'une espèce voisine.
Dans ces échantillons, on remarque que les parties sont presque complètement dissociées : l'écorce fragile et mince est presque partout séparée du bois, dont les secteurs euxmêmes sont isolés les uns des autres. Dans les flacons où elles sont contenues, ces tiges longues sont arrangées en spirale, et il est impossible d'en retirer un fragment sans le briser plusieurs fois ; le plus souvent on n’amène à soi que l’axe ligneux.
L'écorce est recouverte d’un suber, peu abondant il est vrai, non disposé en crêtes, comme dans la plupart des Milhomens. Ce suber est de couleur claire, jaunâtre ou fauve; il manque sur beaucoup de points. L’écorce est mince, légèrement striée en long par la saillie des faisceaux du bois, très fréquemment détachée de l'axe et formant des lambeaux reliés au bois par quelques fibres. Ces lambeaux sont euxmêmes fornrés de deux couches, l’une interne jaunâtre, l'autre externe grise, extrêèmement fragile. ”
Le bois est d'aspect noirâtre ou fauve; il est constitué par des faisceaux plus ou moins séparés les uns des autres, ou réunis par groupes: sur les faces latérales sont les traces
des rayons médullaires. Sur la section on voit bien les pores.
Les tiges semblent un peu aplaties. Elles ont environ 10 à 18 mm. de diamètre, lorsqu'elles sont entières. L’odeur, d’après l'étiquette de l’un des flacons, était fétide
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et repoussante. Elle existe encore même sans qu’on touche à l'échantillon: elle se développe, si on le froisse. La saveur est forte, piquante, et amène une constriction et une âcreté très vives à la gorge.
La drogue semble provenir d'une plante active; depuis longtemps conservée en droguier, elle a perdu sans doute beaucoup de ses qualités. Je ne pense pas que ce soit le vrai cymbifera, mais seulement une plante voisine.
STRUCTURE. — La structure de l’écorce est assez nette. C'est un Mil-homens à écorce très mince, formée de quelques couches subéreuses, puis d’un parenchyme cortical à cinq ou six assises au plus, avec quelques cellules à huile, suivi d’une zone à peu près continue de cellules scléreuses peu nombreuses, alternant avec des paquets de fibres assez oros. Ni le liber ni le bois n’ont rien de spécial. L'ensemble, foncé, presque noir, nécessite l’action de la potasse pour s'éclaircir. Les fibres sont longues, les plus internes à lumière de plus en plus large.
E) A. fragile. — Guibourt a rapporté avec doute la drogue qu'il a décrite sous ce nom à l'Aristolochia antihysterica de Martius. Je n’ai vu d’autres échantillons de cette espèce qui ceux de Guibourt (classés sous le n° V bis). Ils offrent des caractères assez spéciaux qui les distinguent des au-
.tres Aristoloches, mais je ne vois pas quels sont ceux qui les ont fait rapprocher de l’antihysterica plutôt que de beaucoup d’autres espèces. Ils ne ressemblent guère en tout cas à l’antihysterica décrit ci-après. Le mieux est donc de conserver le nom d’Aristoloche fragile qui répond à l’un des principaux caractères de la drogue.
L’Aristoloche fragile est en fragments de 4 à 10 mm. de diamètre, sur une longueur variable parfois très grande.
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L'ensemble a une couleur brun chocolat plus ou moins foncée, ou même presque noire, une extrême légèreté et une fragilité caractérisque. Les tiges sont recouvertes par un suber relativement épais et d'ordinaire disposé en hautes et longues crêtes longitudinales ; d’autres, probablement plus jeunes, ont la surface presque lisse et luisante. Le suber fait corps avec l'écorce sous-jacente qui au contraire est fort peu unieau bois et s’en sépare très facilement sous forme de fragments ou de cylindres creux. Cette écorce est très fine et très cassante, de couleur brune, souvent luisante, plus claire en dedans.
Le bois ainsi mis à nu se montre formé de secteurs qui se rejoignent au centre et que la disparition des rayons médullaires rend très distincts et sépare en longues bandelettes. La couleur de cet axe ligneux est souvent plus claireque le reste.
Sur la section transversale on voit:
1° Le suber très foncé, limité en dedans par une ligne dure ;
90 La zone corticale d’une minceur extrême, blanchâtre ;
3 L’axe ligneux dont les rayons peu nombreux, tantôt séparés tout à fait, tantôt unis encore au centre, autour d’une petite moelle, sont percés de pores très fins, peu visibles à l'œil nu, très nets à la loupe. Les rayons médullaires soni fins et étroits, souvent remplacés par une fente.
L'odeur est nulle partout.
Le goût est à peu près nul : un peu âpre parfois à cause du suber.
Je n’ai point vu de feuilles.
STRUCTURE. — L’anatomie y montre: un suber souvent fort épais ; une écorce extrême mince, fine, et composée à peu près exclusivement par la zone scléreuseassez large. Celle-ci est formée de sclérites peu nombreux, ponctués, alternant avec des paquets volumineux de cellules allongées et épaissies
et à lumière très large. Le liber se voit seulement par places. Le bois n’a rien de particulier. Il a la structure typique du groupe.
F) À. antihysterica. — L’échantillon que décrit Guibourt lui a été envoyé par Théodore Martius, frère du célèbre botaniste voyageur qui a décrit l’espèce. Il faut donc le considérer comme authentique, d'autant plus qu'il répond à peu près à la description de Wittstein. Il est formé de fragments de racines de diamètre variable, ne dépassant pas 2? cent.
Extérieurement, un suber d’un brun assez foncé recouvre une écorce fort dure, également de couleur sombre. Ce suber manque sur bien des points : il est assez mince et forme des lignes longitudinales peu visibles. Des fissures transversales irrégulières, comprenant une partie seulement de la circonférence, mais profondes et atteignant le bois, se montrent de loin en loin. L'ensemble est d’une couleur assez noirâtre foncée.
Sur la section transversale on voit :
a) Une zone extérieure foncée, avec du suber mat, et la partie extérieure de l’écorce luisante, dure, formant une deuxième ligne plus foncée que celle du suber.
b) Une ligne blanche circulaire très dure, fine.
c) Une zone brune plus claire que la première, dans laquelle viennent se jeter les rayons 'médullaires.
Cette écorce, très dure, est relativement assez épaisse, surtout dans les petits échantillons; mais chez ceux-ci les zones corticales énumérées ne sont pas distinctes. La région corticale est très intimement liée au bois.
Le cylindre ligneux estformé d'une dizaine de coins, séparés par des rayons médullaires, bruns ou parfois blanchâtres et non toujours très réguliers, qui se rejoignent souvent au
re centre. Les coins ligneux, séparés aux extrémités brisées, sont de couleur jaunâtre, percés de pores visibles.
L’odeur, nulle d’abord, se développe à la section.
Le goût est fort, aromatique et piquant : c'est le goût d’Aristoloch®, désagréable, mais moins âcre que dans d’autres espèces.
Comme l'avait pensé Guibourt, la feuille qui accompagne son échantillon n’en fait pas partie.
Wittstein ‘ a donné de cette racine une description qui concorde assez bien avec celle qui précède. Les fragments qu'il a vus étaient plus gros (jusqu’à 3 centimètres de diamètre), plus longs etramifiés, l'écorce séparable du bois, etc. ; mais les différences sont, en somme, peu importantes.
STRUCTURE. — C’est celle d’un Mil-homens, et je crois la distinction très difficile avec le groupe cymbifera. Ici encore on trouve des variations de structure dans le même échantillon. La zone scléreuse est continue dans certaines coupes; elle est absente dans d’autres. Il n'existe alors que de nombreuses cellules plus ou moins épaissies , éparses ou en paquets dans le parenchyme assez épais. Très peu d’amidon, beaucoup d'oléo-résine. Les rayons médullaires se rejoignent au céntre. Ils contiennent assez d'huile.
L’anatomie ne peut différencier cet échantillon des autres Mil-homens.
G) A. fragrantissima ? — J'ai eu sous le nom de cette espèce ou sous celui de Liane de l'Étoile (qui en est le nom vulgaire) des échantillons différents dont aucun ne répond absolument à la description de Ruiz. Je ne puis qu’en donner la description et l’origine.
1 Buchners, Repertor. f. die pharm , 1836, p. 145-166,
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I. — L'un d'eux était à l'École de pharmacie de Paris et provenait du Salvador (Verapaz), Exposition de 1889, sous le nom de «Racine de l'Etoile.» Cet échantillon ressemble beaucoup à un autre que l'École possède aussi sous le nom de
« Guaco (Guatemala). » L’A. fragrantissima est une plante
surtout péruvienne ; mais on l’a souvent citée au Mexique et elle existe aussi dans l'Amérique centrale.
Ce n'est pas une racine, mais une tige, cylindrique ou légèrement aplatie dont les fragments ont 30 à 40 cent. de long sur 10 à 20 mm. de diamètre. Extérieurement, la couleur est d'un fauve grisâtre. Le suber existe, mais peu développé. Des cannelures se montrent à la surface, longitudinales, peu profondes, mais longues, parallèles et nettes. On voit aussi quelques fissures transversales, mais surtout de petites crêtes fines, annulaires, en cercle incomplet, irrégulièrement distantes. L’écorce adhère au bois, sauf les points où les branches ont été tordues. Au-dessous du suber, l'écorce est dure, de couleur brune assez foncée.
Sur la section transversale, on voit: Une ligne subéreuse mince;
Une zone blanchâtre mince, continue avec les rayons médullaires ;
Des arcs libériens correspondant aux faisceaux ligneux et placés entre les rayons médullaires. Ils sont plus foncés que ces rayons, et ceux-ci moins clairs que le bois dont les secteurs sont d'un blanc jaunätre, percés de pores bien visibles. Pas de moelle.
Les rayons du bois sont régulièrement rangés autour du centre, mais l'aspect n’est ni plus ni moins étoilé que celui des autres Aristoloches du même groupe.
L'échantillon venu du Guatemala sous la simple dénomination de Guaco ne peut être séparé du premier, mais ilcontient
2 S0 des branches plus jeunes, où le suber plus épais est disposé en crêtes longitudinales ; le sommet de ces crêtes porte encore souvent les restes de l’épiderme luisant.
L'odeur, quand on coupe l'échantillon ou qu’on en frotte la surface, est très aromatique.
Le goût est un peu âcre, mais surtout aromatique, non trop désagréable.
Malgré quelques différences que l’on pourra constater en comparant cette description à celle de la drogue fraiche, faite par Ruiz, et résumée dans la troisième partie de ce travail (voy. À. fragrantissima ), il se peut que ce soit là la tige de la Liane de l'Étoile. Mais l'affirmation est impossible. En tout cas, c’est une drogue proche voisine des Mil-homens.
STRUCTURE. — C’est tout à fait celle des Mil-homens ; mais, ainsi qu'on l’a vu pour d’autres groupes, les coupes dans le même échantillon ne sont pas identiques. En général, c'est le type à zone scléreuse continue, avec quelques paquèts de fibres et d'assez nombreux amas de sclérites pénétrant jusque dans les rayons médullaires. L’abondance de ces éléments est plus ou moins grande. Ici encore, je crois la distinction d'avec certains échantillons de cymbifera tout à fait impossible.
Il. — L'« A. fragrantissima du Mexique » que j'ai eu de M. Bocquillon-Limousin, par l'intermédiaire de M. G. Planchon, a des caractères extérieurs qui ne permettent pas de le distinguer des Mil-homens. Ce sont de petits fragments d’une liane de 7 à 8 mm. de diamètre, à crêtes subéreuses, à écorce brune, dure et mince, à bois poreux, jaune pâle, à odeur très forte. La zone corticale est limitée en dehors par une ligne noire fine, contre le suber. Les rayons médullaires sont bien visibles dans l’écorce, surtout quand on mouille la surface de section, et donnent alors un aspect vaguement étoilé, Cette
Op drogue est assez différente de la précédente et se rapproche
beaucoup plus des Mil-homens vrais, dont il est impossible de la distinguer à première vue.
STRUGTURE.— Elle semble assez particulière. Au-dessous du suber, tout le parenchyme, sans présenter de zone scléreuse nette, est rempli de cellules sclérifiées assez grandes et 1rréculières, tandis que ia région péricyclique contient une foule d'éléments épaissis, jaunes, arrondis sur la section, allongés suivant l’axe, moitié fibres et moitié cellules scléreuses, avec de grosses ponctuations.
Les cellules scléreuses de l'écorce pénètrent jusque dans la région externe des rayons médullaires, et ceux-ci montrent sur toute leurlongueur des sclérites épars et des cellules oléorésineuses.
Je doute fort que la détermination de M Bocquillon-Limousin soit exacte. En tout cas, ce n’est pas la même plante que celle du Salvador.
H) A.? — Sous le nom d’« À. geminiflora, vulg. bejucocarare ‘. Triana, Nouvelle-Grenade», il existe au Muséum un échantillon qui ne se rapporte pas à l’A. geminiflora décrit par Guibourt et dont il est question un peu plus loin. C'est une Aristoloche à structure typique nette : elle se présente en fragments de 8-14 cent. de long sur 1 à 3 1/2 de large.
Extérieurement, l'écorce est souvent luisante et vernissée, fendillée simplement en long, craquelée, même dans des exemplaires assez gros. Les fentes s’accentuent et s’allongent avec l’âge, et des crêtes subéreuses se montrent, couronnées
1 11 faut faire observer que le nom de Bejuco carare s'applique non seulement
à l'A. geminiflora, mais à d'autres espèces, entre autres à l'A. ringens.
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encore par la couche épidermique vernissée qui ne disparaît que plus tard. Le suber entoure complètement la tige : il est de couleur chocolat et parcouru par des fissures peu profondes, un peu sinueuses.
La section transversale montre :
Un suber à plusieurs couches, foncé ;
Une écorce blanchätre ou rarement foncée, en continuité avec les rayons médullaires ; entre les rayons, des îlots libériens noirâtres ;
Un bois rayonné, jaune, à pores très visibles, très gros ;
Des rayons médullaires nets et durs.
Odeur etsaveur assez aromatiques.
STRUCTURE.— Les caractères anatomiques sont ceux d’un Mil-homens ; la zone scléreuse est à peu près continue et les paquets de fibres plus rares et placés généralement au-dessous, avec leur aspect ordinaire. Dans le parenchyme sous-jacent (et aussi en dehors de la zone scléreuse), on trouve de nombreux sclérites plus ou moins abondants, isolés ou d'ordinaire en groupes, à éléments quadrangulaires ou polyédriques, et pénétrant parfois dans les rayons médullaires. Très peu de cellules oléifères. Suber à zones nettes.
1) À. Brasiliensis ? — J'ai eu sous le nom d’A. Brasiliensis quelques fragments consistant en :
1° Trois tiges fortement odorantes à la section et jeunes encore, recouvertes d’un épiderme brun chocolat déjà crevassé par le développement du suber. Sur la section, la zone corticale forme une petite ligne blanche fine. Le bois poreux central
est formé de secteurs cunéiformes et ne diffère en rien des
autres bois jeunes de ce groupe ; 2% Des feuilles fort détéricrées, mais dont la forme était
MOB EE probablement arrondie réniforme; blanchâtres au dessous, ressemblant en effet à celles de tout le groupe dont le Brasiliensis fait partie;
3° Des feuilles tout à fait étrangères à la drogue, et nommées dans l'échantillon « bractées » ;
4° Des fruits d’Aristoloche, dont deux mal venus, noirâtres et peu reconnaissables, le troisième de 3 cent. 1/2 de long sur 2 cent. de large (ce qui est peu pour un fruit de cette espèce) et qui n'est pas de la forme qu'indique Duchartre.
Il n’est pas certain du tout que ce soit l'A. Brasiliensis, mais c'est une plante du groupe. L’échantillon provient de M. Bocquillon-Limousin qui dans son livre n'a décrit que les racines et dont la description ne permet pas de caractériser spécifi-
quement la drogue .
STRUCTURE. — Suber épais. Parenchyme cortical à 7-8 rangs de cellules irrégulières, quelques-unes pleines d’oléorésine, avec peu ou pas d’amidon. Zone scléreuse très nette, formée alternativement de cellules scléreuses ponctuées et de gros faisceaux de fibres avec Paspect qu’elles ont d'ordinaire dans cette région. Les fibres sont proportionnellement plus nombreuses que dans beaucoup d’autres, et font saillie dans le parenchyme sous-jacent. C’est un bon exemple du type alternant. Les rayons médullaires contiennent de l’oléo-résine dans les cellules, et beaucoup d’amidon. L'épiderme luisant existe encore sur le sommet des crêtes subéreuses.
J) A. grandiflora ?.—J'ai reçu sous ce nom de M. Bocquillon-Limousin, parl'intermédiaire de M. G. Planchon, depetits fragments d’une Aristoloche dont voici les principaux caractères : tronçons de 3 ou 4 cent. de long, épais de 16 à 28
! Bocquillon-Limousin, Les plantes alexilères de l'Amérique. Paris, 1891, p. 19.
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recouverts extérieurement d’un suber en crêtes larges et assez épaisses, mou, de couleur brune. La surface de l'écorce est également brune et dure, un peu striée. La surface de section montre, au-dessous du suber, une écorce épaisse de 4 à 5 mm., de couleur jaune blanchâtre. Le corps ligneux est formé de rayons en éventail dont les pores sont peu nombreux mais visibles à l’œil nu. Les rayons ligneux de couleur brun verdâtre se détachent nettement sur des rayons médullaires inégaux mais souvent larges, de la couleur de l'écorce.
L'’odeur est peu aromatique, assez désagréable, aristolochique, mais non excessive. Goût âcre, d’abord légèrement poivré.
STRUCTURE.— Sous le suber se trouve, après quatre ou cinq rangées de cellules minces, la zone scléreuse mince et interrompue de loin en loin; puis un parenchyme épais très riche en amidon et en oléo-résine ; mêmes caractères dans les rayons médullaires. En somme, rien de spécial que l'épaisseur de
l’écorce et des rayons.
Est-ce là le grandiflora de Swartz ? Je n’ai trouvé nulle part de bonne description des tiges et des racines de cette espèce. M. Bocquillon-Limousin, de qui provient l'échantillon, a d’ailleurs confondu, dans sa description du cymbifera, le grandiflora de Swartz, le grandiflora de Vahl et le grandiflora de Gomez, en sorte que je ne sais trop à quoi il Pattribue lui-même.
K) A. ? — L'’échantillon étiqueté dans le droguier Guibourt, « Aristoloche à grandes fleurs, Radix Mil-homens de l’Aristolochia grandiflora, — Radix Mil-homens Aristolochiæ ringentis vel grandifloræ », ne semble pas se rapporter à l'espèce. Il comprend : {° des tiges souvent aplaties et sil-