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sinueux, sont remplis de fécule. Le parenchyme cortical est d'ordinaire très réduit.

A. bracteata. — Ici ce n’est point la racine ou la tige qui constituent la drogue, mais la pousse feuillée et fructifère. La plante étant ligneuse, nous l’étudierons à côté de l'Indica.

Le meilleur échantillon que j'en aie vu provenait du droguier de la Faculté de médecine de Lyon. La üge n'avait guère plus de ? mm. de diamètre, mais ce chiffre peut être doublé certainement ; elle était striée longitudinalement de lignes parallèles, nettes mais peu nombreuses, et portait des nœuds assez serrés, peu renflés, avec une feuille sur chacun et un fruit à l’aisselle de chaque feuille. La couleur de cette tige est d'un jaune blanchâtre ; parfois plus foncé dans d'autres échantillons (droguier de Guibourt). Sur la tranche nette on voit une écorce peu épaisse, blanc verdàtre, entourant un corps ligneux jaunâtre, avec une moelle centrale. Sur les souches plus grosses que contient l'échantillon de Guibourt, la loupe montre une structure rayonnée mais non en éventail, avec des pores peu visibles à l’œil nu, et des rayons médullaires assez nombreux.

Les feuilles portées sur les nœuds assez rapprochés ont un pétiole assez long, parfois décurrent, contourné, ridé. Limbe palminerve étalé, ressemblant assez à celui de l'A. Clematitis, mais plus petit avec les bords légèrement ondulés, crispés, la base un peu auriculée, obtuse, arrondie, cordiforme, à sinus largement ouvert; la face supérieure de cette feuille est ordinairement d’un gris noirâtre, tandis que la face inférieure est gris verdâtre où même blanchâtre, glauque. Elles sont presque aussi larges que longues et parfois même plus. Environ 3 à 4 cent. Le pétiole porte une bractée réniforme.

Les fruits, qui sont une partie importante de la drogue, sont

généralement nombreux sur la tige, portés au sommet d’un pédoncule courbe, assez long. Ces fruits sont petits (à peine ? cent. de long sur 13 à 14 mm. de diamètre), formés de six feuilles carpellaires, d’une couleur vert olive très clair, de forme allongée, cylindrique, aplatie et même légèrement ombiliquée en haut. Les deux extrémités sont d’ailleurs très semblables et se distinguent seulement par l'insertion du pédoncule. Douze lignes méridiennes marquent ce fruit: celles qui correspondent aux nervures médianes des carpelles sont simples, celles des cloisons sont doubles, et un peu si-

nueuses. Chez quelques-unes, la déhiscence septicide commence à se faire vers la base. :

Les graines dont les piles remplissent les six loges du fruit sontaplaties, triangulaires, avec une face plus foncée, marquée de tubercules fins, irréguliers, et l’autre plus lisse, mais avec deux grosses saillies proéminentes.

L'odeur de la drogue est faible, sensible cependant. Le goût plus accentué, piquant, aromatique, puis un peu âcre et amer, mais point nauséeux comme on le dit.

STRUCTURE. — Les tiges jeunes que j'ai pu examiner présentent une écorce mince, formée d'un collenchyme extérieur et d’une zone continue de fibres tout à fait analogue à celle du Sipho jeune. Les faisceaux ligneux, encore petits, sont rangés autour d’une moelle volumineuse.

A. altissima. — M. Battandier à eu l’obligeance de m'adresser un échantillon de la souche de cette plante. Cette souche est de couleur gris brun, et atteint de 4 à 5 cent. d'épaisseur. Elle est ramifiée au sommet en quatre ou cinq branches de diamètre différent. L'ensemble est un peu

irrégulier et noueux dur, ligneux. Sur une section transversale, la couleur générale est blanc jaunâtre.

L’écorce est relativement assez épaisse, plus jaune que le bois et continue avec les rayons médullaires. Le bois a une structure rayonnée nette, visible à l'œil nu, surtout sur les branches moyennes, et les faisceaux ligneux se rejoignent au centre : il n’y a donc pas de moelle.

L’odeur et le goût sont accentués, surtout pour l'écorce.

Je n'ai vu nulle part que la plante eût un usage médical quelconque, mais certainement elle doit être active.

STRUCTURE. — Très peu de suber. Parenchyme cortical à parois cellulaires assez épaisses. Il contient de nombreux îlots de sclérites plus ou moins volumineux, mais disséminés sans ordre. On retrouve ces mêmes amas au-dessous d’une ligne brunâtre, dont les cellules sont peu distinctes, mais qui répond à l’endoderme et qui sépare nettement la région corticale du cylindre central, même dans des branches de 1 cent. de diamètre. Le suber et le bois n’ont rien de spécial. Amidon en petits grains.

A. ?.— Racine d'Epouramouly.— Sous ce nom j'ai vu au Muséum une drogue qui très certainement est une Aristoloche, mais qui présente des caractères spéciaux.

L’échantillon consiste en fragments de 43 à 14 cent. au plus, quelques-uns tout à fait dépourvus d’écorce. Celle-ci est très mince, souvent à peine adhérente, recouverte d’un suber très peu développé. La couleur en est assez variée du jaunâtre au brun.

Le bois est dur, très caractérisé par son aspect et sa structure. La couleur en est fauve. Entre les faisceaux ligneux sont de fines fibres anastomotiques. Sur la section les pores sont visibles à la loupe.

Certains fragments semblent provenir de tiges, d’autres de racines.

Le goût n'en est pas très fort, sensible seulement.

L’odeur à la section est bien celle d’une Aristoloche.

Je ne sais ni d'où vient cet échantillon ni à quelle plante le rapporter. Il est spécial, et semblerait plutôt voisin de l’Indica.

STRUCTURE. — L'écorce est mince et presque entièrement scléreuse. Le suber est peu développé, et le parenchyme cortical assez réduit a des cellules à parois brunes.

A .?.— J'ai vu à l’École de pharmaciede Paris un très curieux échantillon étiqueté sous le nom évidemment fantaisiste d'A. Clematitis, et que je ne puis rapprocher d’aucune des espèces étudiées. En voici la description :

C’est un gros fragment de liane, de 55 cent. de long sur 22 mm. de diamètre, contourné, tortueux, bifurqué, et couvert de traces de branches, les unes grosses, les autres plus fines, souvent par groupes. La surface en est lisse, polie même souvent par le frottement sur les points saillants, et complètement dépourvue de suber apparent. On y voit quelques petites crêtes transversales fines. La couleur est d’un brun chocolat foncé.

Sur la tranche, l'aspect est rayonné, mais moins nettement que dans beaucoup d’autres espèces. La zone externe, jaune, brun clair, a 1/2 à 2 mm. de diamètre. Elle est adhérente au bois dont la couleur est plus claire, et dont les pores ne se voient à l'œil nu qu'avec difficulté, à la loupe, ces pores sont petits, réguliers, égaux. Les rayons médullaires sont assez irréguliers, ordinairement minces, de la couleur de l'écorce. Quelques-uns se rejoignent au centre pour former une petite moelle de ? mm. de diam. assez peu nette.

L’odeur presque nulle se développe fortementpar le râclage ou la section.

Le goût est fort, piquant, très caractérisé.

STRUCTURE. — Le suber n’est représenté que par quelques cellules éparses cà et là. Au-dessous est un épais parenchyme très fortement amylacé, présentant dans sa partie externe quelques ilots allongés de fibres polygonales peu épaissies. Le liber contient aussi de l’amidon. Le bois a la structure typique: les faisceaux ligneux sont longs et étroits. Quelques cellules huileuses dans les rayons médullaires, mais fort peu. .

A. Kaempferi.— La drogue est ici uniquement constituée par les fruits et les graines.

Les fruits, d'après l'échantillon de l’École de pharmacie de Paris (Collection de Chine), ont environ ? 1/2 à 5 cent. de long sur un diamètre de 2? cent. 1/2. Ces fruits sont très légers, fragiles, papyracés, globuleux ou ovoïdes, de couleur brun-rougeâtre, ou jaune-clair, souvent café-au-lait. La nervure médiane de chaque carpelle est constituée par une ligne fine, sinueuse, à sinuosités serrées, quoique un peu irrégulières. Les carpelles séparés offrent des cloisons plus claires, blanchâtres comme aussi la face interne de tout le carpelle, marquées de stries transversales un peu courbes. La limite entre la partie dorsale et la partie septale des carpelles séparés est indiquée par une arèête vive. L’odeur est nulle. Le goût à peu près nul, sauf un peu d'âcreté à la fin.

Les graines sont vaguement trapézoïdales, grâce à une aile large qui entoure l’amande plus arrondie. Elles sont très aplaties. L'une des faces est brun foncé, l’autre plus claire, recouverte d’une fine membrane. Près du hile, la transparence est assez grande. Ces graines ont environ 1 cent. dans la

hauteur, 1 cent. aussi pour la base la plus large du trapèze, 6 mm. pour la petite. Les graines de la collection de Lyon sont plus irrégulières et beaucoup plus petites. Elles semblent provenir d’une autre espèce ; 7 mm. sur # 1/2.

YIT

TUBERCULEUSES

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