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CONCLUSIONS L

Le genre Aristolochia contient beaucoup d'espèces médicinales. Ces médicaments constituent un groupe spécial intéressant dont l'étude d'ensemble mérite d’être faite.

Les Aristoloches médicinales se rencontrent surtout dans l'Amérique tropicale et dans la région méditerranéenne. Les États-Unis d'Amérique et l'Inde donnent quelques espèces importantes ; l'extrême Orient en possède seulement deux ou trois.

Les Aristoloches forment un ensemble très homogène par leurs caractères botaniques. Les caractères anatomiques sont aussi, avec des variations de détail, très semblables dans tout le genre. Les faisceaux ligneux ont d'ordinaire une structure en éventail et des vaisseaux à large ouverture. Les zones concentriques y sont exceptionnelles. L'écorce contient d'ordinaire des éléments scléreux, et, dans le parenchyme, de l’oléo-résine et de l’amidon. Les parties âgées sont le plus souvent subéreuses.

Les caractères organoleptiques sont à peu près les mêmes partout. Toutes les Aristoloches se reconnaissent à une saveur amère, souvent aromatique, spéciale, et à une odeur caractéristique.

L'homogénéité du genre se retrouve aussi pour les propriétés thérapeutiques qu’on leur attribue.

Les Aristoloches, après avoir eu longtemps une renommée universelle, sont tomhées aujourd’hui dans un oûbli presque complet. Leur action réelle, si souvent exagérée et déna-

turée autrefois, est par un excès contraire souvent niée complètement.

Ce sont des plantes actives, essentiellement stimulantes, diaphorétiques et toniques, pouvant rendre de grands services, et méritant en tout cas d’être scientifiquement expérimentées. Il ne faut pas voir en elles, comme autrefois, des alexitères souverains, mais elles peuvent être d’utiles adjuvants dans bien des cas.

La plupart des propriétés des Aristoloches peuvent être ramenées à leur action tonique et stimulante.

Beaucoup d'espèces pourraient être expérimentées en Europe, soit qu’elles y viennent spontanément, soit que la culture ou le transport en soit facile. Ce sont entre autres nos espèces indigènes, moins aromatiques que les autres, et aussi les À. anguicida, bilobata, bracteata, cymbifera, fragrantissima, grandiflora, Indica, odoratissima, reticulata, ringens, Serpentaria, Sipho, tomentosa, etc.

Les parties employées sont surtout les tiges et les racines, et secondairement les feuilles, les fruits et les graines.

On peut, d’après les organes souterrains, établir quelques oroupes parmi les drogues fournies par les Aristoloches et y distinguer les FIBREUSES, les LIGNEUSES, les TUBERCULEUses. Ces groupes peuvent être subdivisés.

Les FIBREUSES ont pour type principal les Serpentaires.

Les descriptions et dessins des ouvrages de matière médicale ont souvent confondu les diverses sortes de Serpentaires.

La distinction de la fausse Serpentaire et des deux formes de la vraie doit être faite par les caractères extérieurs des drogues. L’anatomie ne peut aider à cette distinction.

La fausse Serpentaire est la seule qui soit aujourd’hui vendue sur le marché trançais. Cette substitution a peu d’importance.

Le principal groupe de ligneuses est celui des Guacos.

Actuellement, les Guacos des pharmacies françaises sont des Mikhania.

Dans les droguiers et en Amérique, les Guacos sont en erande partie constitués par des Aristoloches ligneuses actives.

La distinction des Guacos, d'après les échantillons qu’on en possède, est fort difficile, et la détermination spécifique souvent impossible dans l’état actuel de nos ressources.

Le principal Guaco semble être l'A.cymbifera. Mais beaucoup d'espèces voisines n'en pourront être distinguées n1 par les caractères extérieurs ni par les caractères anatomiques; cet ensemble constitue le groupe des Mil-homens.

Un autre groupe de Guacos est bien caractérisé par l’aspect et la structure des tiges, racines et feuilles. L'attribution des drogues de ce groupe à l’A. maxima n’est que probable.

Bien des formes peu différentes doivent être rapprochées de ces deux types principaux de Guacos.

Le seul moyen d’arriver à une détermination exacte serait de recueillir en même temps les organes floraux et ceux qu'emploie la médecine.

70 espèces sont étudiées dans la 3° partie: mais le nombre des plantes employées dans leur pays d’origine est certainement plus considérable. Il est certain aussi que bien des espèces inusitées pourraient être utilisées. L'étude chimique de ce groupe homogène n’est point faite encore.

Vry

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