‹ Les aristolochesChapitre 5 sur 36 · RAS · texte numérisé non relu

RAS

micromiophiles ‘ dont l'ouverture est petite, et l'odeur cadavérique chez les sapromiophiles, visitées par les mouches plus grosses. Quant aux couleurs, elles rappellent aussi les matières décomposées, les chairs putréfiées ; le périgone est, en effet, livide, luride, noir pourpré, noir vineux, rouge de sang, noir bleuâtre, tigré, maculé, strié, etc. Les insectes sont donc attirés à la fois par la vue et par l’odorat.

L’étude.anatomique des organes végétatifs employés sera faite avec détails dans la seconde partie. Je n’étudierai d’ailleurs que l'anatomie de drogues et je renvoie pour l’étude histologique des plantes fraiches aux traités spéciaux ou aux divers travaux de Decaisne, Duchartre, Janczewski, Strassburger, Hérail, etc., ete., qui ont surtout pris comme type les A. Clematitis et Sipho.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIOUE

Les Aristoloches sont répandues à la fois dans la zone

tropicale et dans les régions tempérées des deux mondes. :

Mais elles ne remontent jamais bien haut vers le Nord. Notre A. Clematitis que l’on rencontre encore en Angleterre, l'A. contorta du nord de la Chine, sont des exceptions à cette règle.

Le pays par excellence des Aristoloches est l'AMÉRIQUE TROPICALE depuis le Mexique jusqu'au sud du Brésil. C’est là que nous rencontrons en particulier la majeure partie des espèces étudiées dans ce travail. Dans cette région, la plupart sont des lianes souvent très longues, et tout le groupe des Guacos et Mil-homens en tire son origine. Les A. Brasiliensis, Claussenti, cymbifera, antihysterica, cordigera, galeata, gigantea, rumicifolia, macroura, filipendulina,

! Dans les micromiophiles j'ai trouvé souvent des pucerons.

his timth at Ai).S.

Page 1