SCÈNE IV
MATHURINE, seule.
Tout est iierdu, ma tille aime Duval, et ce qui la séduit en lui me prouve clairement qu'elle sei'a inalheureuse. Si je voulais me sei'vir un moment de mon autorilé de mère, je suis bien sùrc cpie Lucette obéirail. Obéir! ce mot-là tii<' tout. D'ad-
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leurs c'est un mauvais mo\eii. En m'opposant à son amour, je ne le rendrai que plus fort; je ferai haïr Arlequin en ordonnant qu'il soit aimé. Ah ! Lucette , Lucette , je ne veux que te rendre heureuse, et, pour y parvenir, il faut que je ruse avec toi. Hélas! que nous payons cher le honhem* d'avoir des enfants! A peine sont-ils nés, que mille maux les menacent ; ils n'en souffrent que lorsque ces maux sont venus, leur mère en souffre même avant qu'ils viennent. Dans la jeunesse, des dangers plus grands : passionnés pour tout ce qui peut leur nuire , travaillant avec ardeur à devenir malheureux, et ne se souvenant de leur mère que quand ils ont à l'affliger. Je sais tout cela,, je me le répète souvent ; et un sourire de ma fdle me le fait toujours ouhUer. Allons, prenons courage : puisque nous les aimons tant, il faut cependant hien que le plaisir passe la peine. 3Iais voici ce pauATe Arlequin; il me fait jiilié.