‹ Les arlequinades de FlorianChapitre 29 sur 133 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

tivenieiit.) 11 y avuil iiiic lols uii l'ol ct iiiic roiiio qui s'aiinaiciit Jjcaucoiip , ct que tout le monde aimait.... Ceci n'est pas un conte, au moins.

LE CADET

Oh! nous vous croyons bien, mon pajja.

l'aîné.

Nous vous croyons comme si nous le voyions ^

La reine était aussi belle que le roi était bon, mais ils n'avaient point d'enfants, et cela hmv i'aisait du chagrin. Un jour que la reine était toute seule dans sa cliand3i-e, elle entendit du bruit dans

la cheminée. (Les enl'anU se serrent contre leur papa, qui relire aussi ses jambes, et continue avec la voix moins assurée.) La l'CUlC

1. Il est probable qu'il y avait ici liu jeu de scène, et qu'eu prononçant ces paroles l'enfant dirigeait ses regards vers la loge de Louis XVI et de Marie-Antoinette, qui assistaient à la première représentation. — 11 est difficile de ne pas voir une allusion dans le conte même que va faire Arlequin. Marie-Antoinette avait été plusieurs années sans avoir d'enfants. Elle avait eu enfin une fille et un fils. Le début du récit : Il y avait un roi qui aimait son peuple... ceci n'est pas un conte, au moins, semble la contrepartie , faite par un courtisan , du sarcastique début de la Reine fantasque, conte de Jean- Jacques Rousseau. — a- Il V avait un roi qui aimait son peuple.... — Cela commence comme un conte de fée, interrompit le druide. — C'en est un aussi, répondit Jalamir. Il y avait donc un roi qui aimait son peuple, etc. D Les premières années du règne de Louis XVI avaient fait concevoir de grandes espérances , et l'aU'eclion mutuelle d'un roi et de ses sujets n'était pas alors une supposition aussi invraisemblable qu'elle devait le paraître à Rousseau, lorsqu'il écrivait son conte, sous Louis XV, vers 1756.

48 LE BON Mli>'AGE.

cul lin peu i)eia' : elle regarde, et voil deseeiidie un Jjeau petit carrosse traîné par six petits épagneiils verts, avec les oreilles lilas. Dans le petit carrosse était une petite vieille fée qui n'avait pas un pied de haut, et qui dit à la reine : « Madame la reine , vous aurez im enfant , si vous voulez consentir à devenir laide et Aieille. — Pour\u que mou mari m'aime toujours, répondit la reine, j'y consens de tout mon cœur. — Je suis contente de vous, répondit la petite fée; non-seulement vous aurez un enfant, mais vous en aurez deux, et vous n'en serez que plus belle. » Après cette parole, les six petits épagneuls verts remontèrent la cheminée ventre à ten-e, et la reine eut eiïectivement un heau petit prince et une hehe petite piincesse , qui furent chaïunants , iiarce qu'ils ressemblèrent à leur mère.

i/aîné.

Ah ! mon papa , vodà ime bien jolie histoire ; mais elle est bien courte : vous devriez nous en raconter une autre.

LE CADET

Oh ! oui , mon papa ; encore une , s'il vous plait.

ARLEQL'IX.

Un moment. Je vous ai donné, il n'y a pas longtemps , un petit livre tout rempli d'histoires : vous i m'aviez promis d'en apprendre quelqu'une par cœur, m'avez-vous tenu parole ?

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